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Editoriaux de Jacques Cheminade

Economie et régulation

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par Jacques Cheminade

Régulation, régulation, régulation : c’est le nouveau mot passe-partout. En effet, l’ordre du capitalisme financier et du système monétariste anglo-hollandais s’est effondré. Sauf à écouter quelques adeptes, il est donc difficile de continuer à afficher les vieilles couleurs de la privatisation absolue.

Pour Nicolas Sarkozy, « l’idée même de la toute-puissance du marché était une idée folle », « l’auto-régulation, c’est fini ». Et l’on voit apparaître toutes sortes de « régulateurs » de la onzième ou douzième heure.

Certains défendent de toute leur sophistique le plan Paulson. L’un dit que c’est le retour de l’Etat, donc en soi une bonne chose, comme si renflouer les coupables au détriment des contribuables et des pauvres, victimes de la baisse de leur pouvoir d’achat et des transferts sociaux, était un brillant exploit. D’autres soulignent la terrible injustice du même plan Paulson, mais affirment qu’on ne pouvait pas faire autrement pour sauver l’économie. Dans ce registre s’illustre le prix Nobel Joseph Stieglitz. Pour ceux-là, il faut d’abord sauver le système pour pouvoir ensuite réguler. D’abord régaler pour mieux réguler ? Elémentaire, dear Watson.

Enfin apparaissent ceux qui avaient tout prévu et que Marianne cite à l’ordre du mérite : François Morin, Michel Aglietta, Nouriel Roubini, Pierre Larrouturou, Paul Jorion ou Paul Krugman. Evidemment, parmi ceux qui ont réussi au sein du système, ils ne sont pas les plus bêtes.

Cependant, rien sur Lyndon LaRouche, comme si une fois de plus il n’existait pas.

Pourquoi ? Parce que les dérégulateurs d’antan et ces régulateurs d’aujourd’hui ont un point commun : à l’opposé de LaRouche, ils ne partent pas de l’économie physique mais de l’économie monétaire comme une chose en soi et, surtout, pour soi. Ici nous sommes les seuls non seulement à avoir fait depuis très longtemps le bon diagnostic sur la mortalité du système, mais à avoir posé les conditions pour en bâtir un meilleur. En un mot, il y a une régulation, keynésienne ou néo-keynésienne, qui consiste à ordonner les choses comme en 33 pour marcher ensemble vers un enfer terrestre, ou bien une régulation pour le bien commun de l’espèce humaine, qui est le développement mutuel, l’essor du tiers monde et l’exploration spatiale pour trouver en nous-mêmes les ressources de la découverte face à l’inconnu. En bref, ce que Jaurès appelait dans la Réalité du monde sensible, le moment où l’idéal rencontre le réel.

Un point sensible pour finir. Tous les bien-pensants de la place parisienne prétendent avoir lu Marx. Mais aucun n’a remarqué, semble-t-il, que dans le chapitre 25 du Troisième livre du Capital, en analysant la crise boursière des chemins de fer anglais de l’époque, il décrit le mécanisme de ce qui se passe aujourd’hui. Le titre en est « Sur le crédit et le capital fictif », un thème repris par Rosa Luxemburg. LaRouche va bien au-delà, en établissant que la caractéristique d’une économie réelle est le potentiel de densité démographique relatif, dépendant de la capacité créatrice de toute une société se manifestant par ses avancées technologiques et sociales comme une unité. Le Nouveau Bretton Woods, le vrai, voit toujours avec les yeux du futur, le bénéfice des générations à naître.

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