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Les éditoriaux de Jacques Cheminade

Economie

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Comme j’écris ces lignes, le président américain réunit aux Açores ses alliés Tony Blair et Jose-Maria Aznar. Face à l’obstination de la France, ils n’ont pu obtenir d’ultimatum aux Nations unies. L’intervention de Jacques Chirac à la télévision française et la déclaration publiée le 13 mars par Dominique de Villepin cadrent le débat comme il doit l’être : rejet d’un usage automatique de la force, les inspecteurs de l’ONU devant pouvoir poursuivre leur travail tant qu’il y a une chance de progresser vers l’objectif du désarmement pacifique de l’Irak. La France a su ainsi dire « non » à une logique de guerre et au désaveu de l’ONU.

Cependant, l’essentiel reste à faire. Tout d’abord, au lieu de minimiser l’importance du conflit avec Washington, nous devons identifier publiquement la nature de l’ennemi : ce n’est ni le peuple américain, ni les Etats-Unis en tant que nation, mais les Wolfowitz, les Perle, les Cheney et les Rumsfeld. Il ne s’agit pas des représentants de l’oligarchie financière, mais d’une caste de laquais ayant pris le contrôle des affaires de leurs maîtres. Là est le danger immédiat et il faut le dénoncer, en poussant les feux pour un entretien entre chefs d’Etat, auquel George Bush participerait sans sa garde rapprochée.

Ensuite, en vue de cette réunion au sommet, la France et l’Allemagne doivent articuler une perspective de paix. Celle-ci doit à la fois mobiliser, à l’échelle de l’Eurasie, les pays qui ont dit « non » à la guerre, et offrir une porte de sortie à ceux qui, aux Etats-Unis, ne veulent pas d’un conflit. Cela suppose de se saisir des propositions de Lyndon LaRouche en faveur d’un nouveau Bretton Woods et d’un Pont terrestre eurasiatique, c’est-à-dire d’un ordre de développement mutuel et de justice sociale, excluant la spéculation et l’usure financières.

Pour adopter cette perspective, les opinions française, allemande et européenne doivent être mobilisées. Or le « ni, ni » de M. Raffarin - ni dettes accrues, ni austérité - est une pétition de principe inapplicable dans la réalité. En fait, nous continuons à pratiquer une politique nous conduisant à l’abîme : récession puis dépression, chute de la consommation et de l’investissement industriel, montée du chômage, gel des dépenses de la politique de l’emploi, décentralisation pour se défausser des dépenses, absurde réforme de la Banque de France, démantèlement de GIAT Industries, rigueur imposée aux entreprises publiques par la création d’une agence de gestion ad hoc, gel des crédits de la recherche et montée d’un pessimisme généralisé. Le chancelier Schröder, de son côté, commet la même erreur.

Le défi est simple : ou bien la France et l’Allemagne s’acharnent à agir comme Brûning en 1931-1932 et Laval en 1935, et il ne pourra y avoir de paix, ou bien elles lancent l’offensive d’un nouvel ordre économique et monétaire international, avec l’Inde, la Russie et la Chine. Paris et Berlin ne peuvent que reculer et se discréditer ou bien changer la règle du jeu. Tout de suite, car le temps des manoeuvres sans horizon est passé.

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