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Les éditoriaux de Jacques Cheminade

Emplois et destin

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On dit et répète qu’après le 29 mai, rien ne sera plus comme avant. Cependant, les détenteurs de pouvoir tentent de faire comme si rien ne s’était passé. Le peuple français veut un destin et des emplois. On lui propose de la brioche.

Le Président de la République nomme un gouvernement qui n’aurait pas été différent au lendemain d’un triomphe électoral des siens. Une semaine après le séisme, Villepin et Sarkozy se mettent en scène en joggeurs du Bois de Boulogne. L’un des deux Premiers ministres déclare : « Nous avons fait de grandes choses, il faut reprendre le mouvement », tandis que l’autre retrouve son poste de Fouché pour parer les coups du premier. Un parfum de bonapartisme sans panache et de dame patronnesse sans naïveté se dégage des allées du pouvoir. Jacques Chirac et Gerhardt Schröder se rencontrent... pour estimer que le processus de ratification de la Constitution européenne doit se poursuivre. On croit rêver. On rêve.

L’opposition n’est guère plus fringante. Rue de Solferino, on ne voudrait pas que le peuple ait existé. Le vote interne organisé en décembre par les hommes d’appareil compte plus que le vote des Français en mai. Comme il paraît urgent d’attendre alors que le monde et la maison France brûlent, on prévoit un congrès en novembre. Le Parti communiste « examine un moment historique », puis prend les mêmes et recommence. Les gauchistes de diverses chapelles récitent leur catéchisme social, dans le confort de leur désert rouge.

Au sein de cette farce tragique, seules deux choses émergent à droite : les déclarations de Jean-Louis Debré proposant de jeter aux orties le pacte de stabilité pour sortir de la crise par une politique massive d’investissements publics et un débat du Centre Cournot, la fondation de recherche économique animée par Saint-Gobain, au cours duquel des intervenants ont appelé à un retour de l’Etat pour renouveler la politique industrielle. Dans l’autre camp, Laurent Fabius mentionne un nouveau plan Marshall en faveur de l’Europe de l’Est et, surtout, Jean-Pierre Chevènement propose des états généraux de la gauche « sur la base d’un projet qui soit en rupture avec le social-libéralisme qu’elle professe depuis 1983 ».

Bref, à l’heure où s’effondre le système financier, monétaire et culturel dans lequel nous avons vécu depuis plus de trente ans, il est temps de voir la réalité. L’Europe et le monde ont besoin d’un projet mobilisateur, d’un horizon, pas de popotes euro-socialo-libérales. Grands équipements, argent remis au service de la création et de la justice humaines, projets universitaires, scientifiques, industriels, culturels, sociaux, création d’emplois qualifiés par du crédit productif public, courage d’affronter ceux qui ont pris l’Amérique en otage : voilà un destin conforme à notre histoire de Français, d’Européens et d’êtres humains. C’est le seul capable de rassembler par le haut ceux qui ont dit « oui » et ceux qui ont dit « non ».

Relevons le défi sans plus tarder, car demain il sera peut-être trop tard.

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