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En ce weekend fatidique de septembre, Ce nouveau millénaire est le nôtre !

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Par Lyndon H. LaRouche, Jr.

Septembre 2007 : un siècle s’est éteint depuis peu et un nouveau millénaire est né. Quel anniversaire ironiquement merveilleux m’est ainsi offert pour mes 85 ans !

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Depuis les deux décennies écoulées entre la Paix de Paris de février 1763, qui marqua la naissance effective de l’empire britannique, et le moment où cet empire, dirigé virtuellement par la Compagnie britannique des Indes orientales, dut concéder l’indépendance des Etats-Unis d’Amérique, en 1783, un conflit oscillant entre ces deux systèmes anglophones a dominé les éléments stratégiques décisifs de l’histoire de notre planète. Tout au long de la période 1783-2007, ce conflit a opposé le système d’usure incarné par le monétarisme libéral anglo-hollandais, centré à Londres, au système républicain de crédit national souverain, associé à Alexander Hamilton, le premier Secrétaire au Trésor de la nouvelle république fédérale constitutionnelle des Etats-Unis.

Depuis quelques semaines, ce système monétariste libéral anglo-hollandais, basé sur l’application d’une forme d’usure féroce et déchaînée, subit un processus de désintégration. Ainsi, nous sommes au seuil du nouveau système mondial tant attendu. Reste à savoir s’il se traduira par l’affirmation du système américain d’économie politique, ou d’une forme globale de chaos infernal, un nouvel âge des ténèbres.

Durant la plupart des décennies de ces siècles, l’empire britannique, avec son étalon-or prédateur, a dominé le monde, jusqu’à la création, en 1931, de la Banque des règlements internationaux, sise à Bâle.

Ainsi, depuis la présidence américaine d’Andrew Jackson (un allié du traître à son pays que fut Aaron Burr, pour le compte de Londres), jusqu’à l’élection d’Abraham Lincoln, la fonction présidentielle même fut constamment infiltrée par des atouts de Londres, comme Jackson, Martin van Buren, Polk, Pierce, et Buchanan. Toutefois, après la victoire du président Lincoln sur la Confédération des Etats du Sud, liguée à Londres, les Etats-Unis devinrent, au sein de leurs frontières, une puissance continentale qu’aucune force militaire extérieure ne pouvait vaincre.

Cependant, même après que la renommée du succès du président Lincoln eut propagé son influence au Japon et sur le continent eurasiatique, l’assassinat de Présidents élus et d’autres activités subversives n’ont cessé d’affaiblir notre système politique. Theodore Roosevelt et Woodrow Wilson, deux Présidents incarnant les instincts de cet atout britannique que fut la Confédération vaincue, ont dévasté notre pays jusqu’à l’élection du président Franklin Roosevelt.

Dès l’annonce de la mort de Franklin Roosevelt, le parti libéral anglo-américain a mis progressivement la main sur la politique étrangère et intérieure de notre République, en dépit de l’avertissement solennel lancé par le président Dwight Eisenhower, au moment de quitter ses fonctions, contre les partisans d’une réforme dictatoriale des affaires militaires, qu’il baptisa le « complexe militaro-industriel ». Celui-ci a engagé les Etats-Unis dans deux guerres longues et dévastatrices (1964-1972 et 2003-2007), rappelant l’ancienne guerre du Péloponnèse qui ruina la civilisation de la Grèce classique. Ces deux guerres ont été lancées sous des prétextes frauduleux, sur la base de déclarations mensongères faites au plus haut niveau du gouvernement.

Nous avons aujourd’hui affaire à un effondrement global des systèmes monétaro-financiers mondiaux, qui ne cesse de s’aggraver. Le monde est aux prises avec une crise systémique globale, qui comporte des similarités avec celle qui frappa de plein fouet l’Allemagne de Weimar au cours du deuxième semestre de 1923. Toutefois, la crise actuelle est de nature mondiale et ses effets ne pourront se limiter à une seule nation, même temporairement.

Une crise du dollar, ayant des ressemblances notables avec le « krach » de Wall Street de 1929, avait déjà frappé début octobre 1987. Malheureusement pour l’ensemble du monde, la décision prise à l’époque, par les autorités américaines notamment, consista à reporter dans le temps - d’environ deux décennies - le remède à l’aberration qui avait causé cette crise boursière d’octobre 1987. Cette fois-ci, le processus qu’on appelle tantôt « mondialisation », tantôt « post-industrialisme », ainsi que les lubies « néo-malthusiennes » anti-scientifiques comme le « réchauffement climatique », ont créé un tel degré d’hyperinflation sur les marchés du crédit que la dette financière impayée dépasse d’un ordre de grandeur les moyens permettant de mener à bien une procédure de redressement judiciaire, sans provoquer l’effondrement de l’économie, dans l’ensemble du système.

Nous sommes déjà dans une situation, cette fois à l’échelle mondiale, que l’on peut rapprocher du « nouvel âge des ténèbres » dans lequel sombra la civilisation médiévale de l’Europe au milieu du XIVème siècle.

Face à cette crise globale qui s’abat sur nous, un seul genre de réforme spécifique peut fonctionner.

La réforme systémique essentielle

Le système financier actuel, avec ses composantes monétaires, doit subir une réforme générale, à travers un processus de redressement judiciaire, portant sur quelques années, voire plus. Par conséquent, tous les systèmes monétaires et de banque centrale « indépendants » doivent être mis sous surveillance protectrice, et l’autorité dont ils jouissaient doit être entièrement reprise dans un concert d’accords entre les autorités d’Etats-nations parfaitement souverains.

Autrement dit, nous devons former un réseau de gouvernements souverains s’appuyant sur un ensemble interlié d’accords conclus entre nations souveraines, afin de rétablir de fait un système de taux de change fixes, consacré dans une série d’accords. L’objectif de ces accords doit être de : a) remplacer les systèmes monétaires actuels par des systèmes de crédit d’Etat, dans le sens où Alexander Hamilton définissait la fonction bancaire nationale ; b) lancer une expansion massive, à long terme, de l’infrastructure essentielle de l’économie physique, afin d’assurer des emplois productifs, notamment dans les progrès technologiques à forte densité capitalistique, l’industrie, l’agriculture indépendante, les transports en commun (en particulier la technologie à lévitation magnétique), le développement de ressources en eau douce, une forte densité de flux énergétique pour la production et la distribution d’électricité, la génération de carburants à base d’hydrogène à l’aide de la technologie de fission nucléaire et des programmes à forte composante scientifique pour l’économie, les soins médicaux et les systèmes de santé.

L’horizon économique visible d’une telle réforme couvre sur deux générations la vie économique active attendue des jeunes entrant aujourd’hui dans l’âge adulte. Puisque la réalisation de la majeure partie des infrastructures et autres dont nous avons besoin prendra entre 25 et 50 ans, il est donc temps pour les gouvernements souverains de passer des accords reconnaissant que ce que nous entreprenons, ou refusons d’entreprendre, dans ce domaine aura forcément des effets sur nos populations pour les cinquante prochaines années, ou plus.

Au lieu de monnaies flottantes, nous devons laisser les prix flotter au sein d’un système à taux fixes, basé sur des considérations à long terme, notamment l’importance de protéger le capital physique à long terme, qui s’exprime sous forme des capacités productives et de l’amélioration progressive du niveau de qualification des populations.

Si nous pouvons nous résoudre dès maintenant à établir de tels accords d’urgence entre nations souveraines, nous aurons probablement défini un avenir prometteur pour toute l’humanité, au moins pour le prochain millénaire.

Entre-temps

Ne gaspillons pas d’efforts à vouloir ajuster la valeur de créances monétaires, en fin de compte fictives. Dans l’immédiat, et pour quelques années encore, nous devons protéger l’essentiel, c’est-à-dire le logement des familles, le fonctionnement des banques accréditées par un gouvernement national ou régional, etc. Pour l’instant, nous sommes dépourvus des bases permettant de déterminer la valeur appropriée d’un titre de propriété. Elle ne deviendra claire que d’ici plusieurs années, au mieux. Entre-temps, la vie continue : on doit protéger toutes les fonctions essentielles de l’économie physique et le bien-être des gens, et accorder la priorité à une croissance réelle de l’emploi dans la production, plutôt qu’aux « services » financiers et spéculatifs et autres activités douteuses. Le gouvernement a pour fonction d’assurer la fourniture des services essentiels à la population et la croissance physique de la production de biens utiles.

C’est impossible à accomplir, à l’heure actuelle, dans le cadre d’une procédure ordinaire de redressement judiciaire. La tentative d’emprunter cette voie se traduirait par un désastre pour tous les intéressés. Au contraire, nous devons construire d’urgence des « pare-feu », sous forme d’une réforme gouvernementale destinée à garantir que les mesures physiques nécessaires soient effectivement prises pour assurer une vie normale et améliorer la productivité physique, avec un minimum de stress et de tension pour une population qui s’efforce de retrouver une vie stable, une vie ayant un sens, tournée vers le progrès, tant au niveau de la famille que du fonctionnement des entreprises locales. Nous devons encourager les initiatives créatrices et par conséquent, nous devons aider, et non décourager, les initiatives privées utiles.

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