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Les écrits de Lyndon LaRouche

En dialogue avec Lyndon LaRouche

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Lors de la conférence Internet du 1er mai, la présentation de l’économiste américain a été suivie de deux heures de discussion, couvrant des thèmes variés : crise hypothécaire, krach financier, le rôle de la Russie dans le monde, le Soudan, etc. Nous publions des extraits de deux questions-réponses.

Q/ Votre mouvement s’est fait un nom dans les années 1980, lorsque des milliers de citoyens ordinaires se sont présentés à des élections en tant que démocrates larouchistes. J’ai vu sur votre site que deux membres de votre mouvement de jeunes - qui représentent une couche de jeunes gens qui sont tout sauf ordinaires - ont remporté des postes dans le Parti démocrate de l’Etat de Californie, le plus grand de tous les Etats-Unis.

Je me demande si vous comptez reprendre la tactique des années 80, mais avec une nouvelle tournure. Mon instinct politique, qui vaut encore quelque chose dans cette ville, me dit que présenter un nombre important de jeunes gens qualifiés pourrait constituer l’intervention la plus efficace possible dans la campagne présidentielle démocrate.

R/ Le problème, c’est que les campagnes dépendent trop de l’argent. C’est ainsi que l’argent achète les campagnes, alors que les campagnes devraient financer ceux qui y travaillent.

Le style de campagne en vigueur aujourd’hui coûte très cher. On lève des fonds pour acheter des publicités dans des médias de masse, qui sont franchement mauvaises. On conseille aux candidats de prendre des experts pour formuler leurs messages, si bien qu’ils ne disent rien de fondamental.

Regardez les campagnes présidentielles telles qu’elles sont menées en ce moment. Aucune ne dit quoi que ce soit d’important. Certains font référence à des questions cruciales, mais sans dire comment faire. Hillary Clinton, par exemple, dit que lorsqu’elle sera présidente en 2009, elle s’occupera de la guerre en Irak, elle retirera les troupes. Mais c’est éviter le problème : comment les en faire sortir dès maintenant ? Certains rétorquent : combien y aura-t-il de morts d’ici là ? On vient d’enregistrer le plus fort taux de décès de soldats américains en un mois.

[Les candidats] se tournent vers des « anges » financiers en leur demandant de grosses sommes pour leur campagne. Cet argent est ensuite donné à des experts et des agences de publicité spécialisées, qui décident de la politique. Le candidat subit un véritable lavage de cerveau : « Voilà ce qu’il faut faire. Regardez ce groupe d’électeurs, ou celui-là, faites ceci ou cela. »

Mais attendez une minute : si on parlait d’une nouvelle idée qui réponde à la réalité ? Pourquoi adopter un slogan plutôt qu’une idée ? Parce que les campagnes ne s’intéressent pas aux problèmes des gens. C’est différent si les gens sont impliqués dans une campagne, et c’est ce que nous avons fait dans les années 80, nous n’avions pas de grosses campagnes de publicité, nous faisions une politique de la base. Des citoyens ordinaires, avec leur bagage ou leurs talents personnels, se présentaient ou participaient aux campagnes. Ils s’intéressaient aux réalités de la vie des gens. Et nous avons eu un grand impact ; proportionnellement, nous avons obtenu plus de résultats, par dollar déboursé, que toute autre campagne !

Oui, vous avez raison, l’essentiel, c’est l’organisage de masse. Nous nous adressons à la base du Parti démocrate. Cette base traditionnelle (agriculteurs, travailleurs, certaines professions) nous est ouverte. Il y a aussi des républicains, ou se disant tels, qui partagent ce point de vue. Il est vrai que de nombreux républicains étaient à l’époque des démocrates pour Reagan, et on comprend pourquoi. Nous avons aussi des gens qui n’appartiennent à aucun parti, mais qui s’intéressent à la politique.

Si on organise au niveau des masses, en intervenant activement sur certaines questions, oui, on peut bâtir un mouvement de masse. Par exemple, la destitution de Dick Cheney est une question qui intéresse les masses. L’un des thèmes les plus populaires actuellement, c’est la destitution de Cheney. Prenez la question militaire : combien de familles ont été touchées par la guerre d’Irak elle-même et aussi par le fait que notre gouvernement, qui dépense de l’argent pour toutes sortes de choses, ne s’occupe pas de ses propres soldats, ne leur fournit pas ce dont ils ont besoin. Il ne s’occupe pas d’eux quand ils sont blessés, il essaie de les priver de leur accès [aux soins].

Ces gars-là pensaient qu’ils servaient leur pays ! Cheney a menti pour pouvoir les envoyer à la guerre. Ils se sont fait tuer... pour des mensonges ! Ils n’étaient pas suffisamment entraînés. Ils n’avaient pas les protections nécessaires, parce qu’on voulait épargner sur leur dos. On a pillé les Etats-Unis pour payer Halliburton et d’autres sociétés.

Réfléchissez à combien de gens sont frappés, de près ou de loin, par cette guerre qui est menée depuis trop longtemps, qui n’aurait jamais dû commencer.

Prenez les autres problèmes : l’assurance maladie, les retraites, regardez ce qui se passe dans le Michigan, l’Ohio, l’Indiana, parce que le Congrès a refusé de soutenir ma proposition d’intervention d’urgence pour sauver l’industrie automobile, en reconvertissant une partie des équipements pour produire les équipements infrastructurels dont nous avons besoin.

Tout cela touche directement les gens, mais ils ne réagissent pas parce qu’ils ne savent pas comment réagir. Il faut leur montrer les connexions, pour qu’ils comprennent les problèmes et comment les résoudre.

Oui, il faut engager la population, pour deux raisons. D’abord, on a besoin d’une base populaire, sinon on ne peut pas gagner des élections de façon honnête. Ensuite, si on ne fait pas participer la population à la lutte sur ces questions, elle ne les comprendra pas. Si on implique les gens dans des campagnes politiques au niveau de la base, tout en y intégrant la politique nationale et internationale, ceux qui y participent deviennent les véhicules pour éduquer la population autour d’eux.

Voilà, pour moi, la vraie politique.

Jeux vidéos violents

De nombreuses questions envoyées par e-mail à Lyndon LaRouche pendant son discours concernaient le massacre perpétré par un étudiant à l’Institut technologique de Blacksburg (Virginie), le 16 avril dernier. L’une d’elles, adressée par une responsable du Groupe des femmes au Congrès fédéral, résumait bien le sentiment général. Après s’être déclarée sceptique quant à la possibilité d’empêcher de telles tragédies en adoptant des lois plus strictes sur le port d’armes, elle commenta la déclaration de LaRouche sur les jeux vidéos :

Q/ « Si vous voulez sérieusement les faire interdire, vous allez sans doute livrer le plus dur combat de votre vie. D’un côté, il y a des sommes d’argent immenses en jeu. De l’autre, on trouve également un agenda politique derrière la promotion de ces jeux. En outre, de nombreux jeunes sont, sinon adonnés à ces jeux, du moins passionnément attachés à leur droit d’y jouer. Il me semble que la seule manière de réussir une telle campagne et de déshabituer nos jeunes serait de les convaincre (...) qu’ils se font manipuler comme des rats dans un laboratoire par des gens qu’ils considèrent normalement comme leurs ennemis. J’aimerais que vous nous parliez de cette question. »

R/ Nous avons affaire ici à deux thèmes qui convergent, deux thèmes cruciaux, de nature stratégique. Il ne s’agit pas d’une question sociale locale. En remontant aux années 1970, suite à l’euphorie régnant chez une partie du gouvernement Nixon, on nous a présenté, notamment à travers le livre de [Samuel] Huntington, The Soldier and the State, une politique dont il n’était pas le concepteur, mais qui était déjà envisagée. Cette politique militaire allait être reprise par Dick Cheney à partir de 1989, lorsqu’il était ministre de la Défense, dans la perspective d’une réforme des affaires militaires. Felix Rohatyn en est l’un des promoteurs, de même que George Shultz, ce qui explique pourquoi certains démocrates, qui se font financer par eux, n’aiment pas en parler.

Cette politique consistait à ôter au gouvernement tout rôle concernant les affaires militaires pour en confier la partie logistique à des intérêts privés, comme Halliburton en Irak aujourd’hui. La plus gros budget ne va pas à l’Armée, mais à Halliburton et d’autres entreprises qui s’enrichissent, se faisant payer au prix fort pour mener à bien des tâches militaires. L’idée était de séparer le militaire des fonctions gouvernementales, pour le remplacer par un arrangement similaire à la pire phase des légions romaines. (Après la création de l’Empire romain, les légions n’étaient plus que des commandos d’assassinat et d’extermination, comme les SS nazis plus tard.)

Cependant, une question scientifique se posait : comment conditionner un être humain pour en faire un tueur de sang-froid, capable de tuer encore et encore, sans voir le visage humain de l’être humain sur lequel il tire, comme cela s’est passé à Blacksburg ? Eh bien, la technique avait été mise au point au départ pour l’armée américaine, pour un programme d’entraînement spécial destiné à l’infanterie. Par la suite, elle s’est étendue à l’industrie du loisir pour jeunes. Elle servait aussi à former des policiers, comme on l’a vu dans le Bronx avec cet Afro-Américain qui, se trouvant entouré de policiers dans l’entrée de son immeuble, chercha dans sa poche une pièce d’identité et fut abattu de 41 balles. Il n’était pas armé, n’avait rien fait de suspect. Mais c’était le résultat d’un entraînement spécial des policiers.

La technique utilisée a surtout été développée depuis 2000. A l’époque, une crise a éclaté dans l’industrie high-tech, chez Microsoft notamment. Les sociétés étaient en difficulté parce que les liquidités qui avaient été abondamment investies en vue du bogue informatique de l’an 2000 (changement de millénaire sur les ordinateurs) n’arrivaient plus. Elles découvrirent alors que ces jeux de tir pouvaient devenir une bonne source de profits.

Depuis, le développement de la technologie informatique s’est de plus en plus orienté sur les jeux. Les jeux violents constituent une des plus grandes sources de croissance des revenus de l’industrie informatique. C’est pourquoi Microsoft, qui soutient les démocrates, est derrière l’un des jeux les plus dangereux et meurtriers.

On a entraîné des masses de personnes qui, soit sont prêtes à rejoindre les forces armées pour devenir une espèce de tueur spécial, soit sont dans la rue. Il y a des millions de jeunes qui sont des tueurs entraînés, sans jamais avoir eu d’arme en main. C’est le cas de ce jeune qui, prenant un pistolet pour la première fois dans la main, tira avec une précision mortelle. Il avait joué aux jeux vidéos. Ce type Cho [de Virginie] avait fait un peu d’entraînement sur un champ de tir, mais il s’est surtout entraîné aux jeux vidéos, détruisant aussi sa personnalité. C’est un jeu de Microsoft.

Ainsi, ces deux facteurs convergent. D’un côté, on a l’intention exprimée dans The Soldier and the State, visant à supprimer le soldat traditionnel, conscient de ce qu’il est, qui sert la société, pour produire des tueurs de type SS, sans conscience, comme ceux qui éliminèrent les juifs et autres dans les camps de concentration - c’est la même mentalité.

Comment produire cela à une échelle de masse ? Ce n’est pas si facile. Les êtres humains n’aiment pas tuer leurs congénères. La réticence, la répugnance, est très forte. Comment leur laver le cerveau pour qu’ils deviennent des zombies capable de tuer, encore et encore, sans émotion ? Comme un tueur à gages de la mafia, qui en rajoute même, comme dans l’un de ces jeux consistant à tuer des policiers, et après les avoir tués, on les décapite.

On privatise le militaire, comme les SS nazis à l’époque, puis on recrute à ce nouveau type de force armée, parmi la population civile, des jeunes qui ont déjà été formés à des techniques de meurtre.

La promotion de ce genre d’opération, avec une telle intention, constitue un crime contre l’humanité. Et ceux qui en sont responsables devraient immédiatement être poursuivis pour cela.

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