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Les éditoriaux de Jacques Cheminade

Europe, pour quoi faire ?

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Après le conseil informel des ministres de Affaires étrangères de l’Union européenne, qui s’est tenu à Evian les 2 et 3 septembre et n’a débouché sur rien, il est légitime de se poser la question : l’Europe, pour quoi faire ?

Est-ce pour adhérer stupidement au mythe de la « nouvelle économie », comme on l’a fait à Lisbonne ? Est-ce pour tirer des plans sur la comète du fédéralisme ? Est-ce pour s’interroger hypocritement sur la chute de l’euro ? Est-ce pour accueillir de nouveaux membres en clamant son hospitalité en public, tout en exprimant ses réticences en privé ? La vérité est que le sommet de Nice, qui doit traiter en décembre de la composition de la Commission de Bruxelles, de l’extension du vote à la majorité qualifiée et de la repondération des voix au sein du Conseil, va tout droit à un échec. La faute en est à la méthode suivie : on traite d’arrangements institutionnels entre Etats qui ne manifestent aucune volonté de vivre en commun. C’est comme si on discutait d’un contrat de mariage entre conjoints sans projet conjugal.

Hubert Védrine le sait, l’Allemagne aussi. Dans ces conditions, une porte de sortie a été ouverte : celle des « coopérations renforcées » entre pays qui voudraient aller de l’avant et qui formeraient un « groupe pionnier » ou une avant-garde. Encore faut-il savoir pour faire quoi, avec qui et contre quoi. Faute de le dire et d’agir en conséquence, l’Europe n’ira nulle part. Faire quoi ? Défendre et étendre ses acquis de politique sociale, ses choix économiques et son type de développement technologique par une véritable alliance entre Etats-nations intégrant des projets-vecteurs (espace, grands travaux, nucléaire) et harmonisant leurs législations (sociale, fiscale et financière).

Avec qui ? La France et l’Allemagne ont en commun d’être autre chose qu’une société de marché ; par une offensive commune rassemblant des partenaires - particulièrement l’Italie - elles sont en mesure de former un bloc régional suffisamment fort.

Contre quoi ? Contre le système de l’oligarchie financière anglo-américaine, en disant clairement à la Grande-Bretagne qu’elle s’exclut d’elle-même si elle refuse d’admettre les orientations communes.

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