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Les éditoriaux de Jacques Cheminade

Extravagant

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« Nous vivons une époque incroyablement paradoxale (...) Ce cycle est extravagant. » Ainsi parle Serge Tchuruk, président d’Alcatel, dans Le Figaro économie. Propos en réalité contradictoires : l’époque paradoxale - celle de la chute des marchés financiers hyperspéculatifs que nous vivons - n’est pas « extravagante », mais la conséquence légitime de décisions désastreuses prises depuis plus de trente ans. En clair, il s’agit de la fin d’un cycle.

Pourquoi ceux qui ont créé les conditions de la catastrophe n’ont-ils pas voulu s’en apercevoir et arrêter les frais ? L’économiste américain John Kenneth Galbraith répond : « Les fous peuvent communiquer leur folie ; ils ne peuvent la percevoir et décider d’être raisonnables. » Plus profondément, Lyndon LaRouche nous explique le caractère inéluctable de la situation à laquelle on est parvenu en raison des choix faits au départ : volonté de l’oligarchie américaine de conserver le pouvoir à tout prix, en utilisant des leviers multiplicateurs de liquidités (produits financiers dérivés) et en imposant au reste du monde, en particulier aux pays du tiers monde, une politique de pillage systématique des ressources.

Le National Security Study Memorandum 200 (NSSM-200) de Henry Kissinger, soumis au président américain le 10 décembre 1974 mais qui n’a été rendu public que le 3 juillet 1989, définit sans scrupules cette stratégie de nouvel impérialisme.

Aujourd’hui, nous sommes arrivés à l’heure de vérité. Le système n’est plus capable d’assurer sa propre survie. Le réel a pris sa revanche sur l’apparence avec le krach Internet, le krach des télécommunications et le krach de la financiarisation de l’économie.

La seule question qui se pose, à ce stade, est de savoir ce qui se substituera à ce système qui s’est détruit lui-même. Ou bien ce qui apparaît aux Etats-Unis, un stade militaire, policier et pseudo-religieux de l’impérialisme, avec comme perspective une fuite en avant dans le réarmement et la guerre, ou bien ce que M. LaRouche et moi-même défendons, un « nouveau Bretton Woods » réorientant l’argent vers le travail, la production, les infrastructures, la santé publique, l’éducation et la recherche, et vers un ordre de développement mutuel Nord-Sud et Est-Ouest.

Il n’y a pas d’autre choix, il n’y a pas de « troisième voie ». Le malheur est que les responsables de notre pays ne veulent pas faire face. M. Raffarin note avec complaisance son discours vide dans le Journal du dimanche, l’on se passionne pour l’incarcération des moins de 16 ans, l’affaire du sang contaminé aboutit à un non-lieu et M. Strauss-Kahn travaille avec le think-tank présidé par Peter Mandelson, l’âme damnée de Tony Blair. A cette ridicule médiocrité nous opposerons inlassablement notre idée simple et notre horizon, avec la certitude que les chocs à venir pourront redonner aux Français une volonté d’engagement.

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