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Les Editoriaux de Jacques Cheminade

Fausse monnaie, barbarie politique

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Les éditoriaux de Jacques Cheminade sont publiés tous les quinze jours dans le journal Nouvelle Solidarité, sur www.solidariteetprogres.org ainsi que sur son site de campagne www.cheminade2012.fr.


Le G20, réunissant les principaux pays du monde, n’a abouti qu’à un accord de façade. La nouvelle opération d’« assouplissement quantitatif » décidée par la Réserve fédérale américaine se réduit à une émission de 600 milliards de dollars de fausse monnaie, non pour soutenir l’économie mais pour retarder l’effondrement des obligations américaines. Au sein de l’Union européenne (UE), l’Irlande et le Portugal sont au bord du gouffre. Déjà, l’écart de rendement entre les obligations à dix ans portugaises et allemandes atteint 501 points de base (5,01% de plus) et entre celles de l’Irlande et de l’Allemagne, 620 (6,20% de plus). Or, puisque toutes sont évaluées en euros et que la solidarité de principe entre pays membres de l’UE est proclamée urbi et orbi , les taux devraient être pratiquement les mêmes. Ils ne le sont plus du tout car l’éclatement de la zone euro est jugée inéluctable. Le véritable éléphant dans le magasin de porcelaine est l’Espagne, qui pèse bien davantage et dont les chiffres ont été systématiquement truqués.

C’est dans ce contexte qu’une politique de carnage social se met en œuvre de part et d’autre de l’Atlantique. On renfloue les établissements financiers en sacrifiant les peuples. Avec l’argent qu’ils obtiennent à taux pratiquement nul, ces établissements soit jouent gagnant-gagnant sur des marchés financiers sans régulations et livrés aux opérations d’initiés, soit prêtent aux Etats à des taux plus élevés que ceux auxquels ils leur ont emprunté ! Comme le démontre le scandale des saisies de logements, les escrocs ont pris le volant de la finance mondiale avec la bénédiction d’Obama, ne craignant plus de fausser les titres de propriété et d’antidater leurs opérations.

Les prix des produits alimentaires sont livrés eux aussi à la spéculation internationale et à l’appétit de la grande distribution, au détriment des producteurs et des consommateurs. A l’émission de fausse monnaie correspond ainsi une barbarie politique.

Les ultras qui ont remporté les élections américaines du 2 novembre exigent, tout comme le gouvernement Cameron-Clegg en Grande-Bretagne, des coupes claires dans toutes les dépenses publiques. On a vu le résultat de ces politiques en 1929. D’ores et déjà, des admirateurs sans scrupules des initiatives d’alors se manifestent. Benjamin Lancar, réélu président des Jeunesses populaires (UMP) avec l’appui de Nicolas Sarkozy, vient de déclarer : « Pierre Laval a pu relever la France parce que la classe politique était courageuse en ce temps-là ». Certes, il s’agit du Laval de 1935 et non celui de 1942, mais M. Lancar doit savoir que l’un a engendré l’autre.

Tous les dirigeants occidentaux ont aujourd’hui endossé cette logique. Chez nous, il suffit de constater la suppression de 1800 postes au Pôle emploi, alors que les conditions de travail y sont insupportables et qu’une attention humaine ne peut être portée aux chômeurs inscrits, en raison du minutage des entretiens et de services à distance déshumanisés.

Une nouvelle orientation de l’argent est le seul recours, redonnant priorité au créateur et au producteur sur le spéculateur et le rentier. La réforme bancaire en profondeur que cela implique, à l’image du Glass-Steagall de Roosevelt et de notre système à la Libération, ne peut se faire au sein du système de l’euro et de la Banque centrale européenne. C’est pour reprendre le flambeau de la justice que nous devons en sortir, pas pour sombrer dans un isolationnisme égoïste et destructeur.

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