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Les éditoriaux de Jacques Cheminade

Fossoyeurs

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A Nice, l’Europe, entre deux disputes de chiffonniers, s’est fait hara-kiri. En France, les vices inhérents à notre système politique sont en train de creuser la tombe de la Vème République. Aux Etats-Unis, une Cour suprême partisane menace les principes de la Constitution américaine en faisant prévaloir un droit formel positif sur la loi naturelle. Le stratège de l’aile conservatrice la Cour, le juge Antonin Scalia, dont deux fils sont appointés dans des cabinets juridiques proches de George W. Bush, a justifié le refus de compter les votes en Floride (droit naturel) parce qu’ils « jetteraient le doute sur la légitimité de cette élection » (loi positive) ! William Rehnquist, de même idéologie, est un admirateur de Roger Taney, son prédécesseur à la Cour suprême qui, en 1856, affirmait que les Noirs « sont des êtres d’un ordre inférieur, inaptes à exercer des responsabilités publiques ». C’est donc un fascisme anti-républicain qui se met là-bas en place, avec un Président promu par des disciples sudistes et racistes de Thrasymaque et de Glaucon.

Notre tâche immédiate est de dire ici, en France, à MM. Chirac et Jospin, qu’ils se condamnent tous deux en rivalisant dans la manoeuvre et l’argutie juridiques. Faute de débat politique digne de ce nom, parce que l’opposition se montre incapable d’opposer un projet à la majorité en place et parce que la gauche plurielle ne propose que son bilan, la présidentielle de 2002 s’engage dans une machinerie partisane et parlementaire encore plus destructrice que les assauts des juges. Dans un climat de crise internationale, c’est un désastre. Quelles que soient la sympathie ou l’antipathie que l’on éprouve pour Jospin ou Chirac, on doit donc leur dire de se ressaisir, car la tempête viendra avant 2002.

Aux Etats-Unis, Lyndon LaRouche entend convaincre le président Clinton de créer une commission spéciale au Congrès pour enquêter sur le viol des procédures et la fraude au cours de l’élection présidentielle en Floride, et sur le fait de savoir si la confusion engendrée par les modes de scrutin, en aboutissant notamment à la mise à l’écart systématique des électeurs de couleur, n’a pas faussé les résultats.

Prenons ici Jacques Chirac et Lionel Jospin au mot. Face aux « affaires », ils ont défini les enjeux politiques avec une certaine hauteur ? Eh bien, qu’ils ne se comportent plus en fossoyeurs plus ou moins habiles, mais se situent au niveau de leurs déclarations. Cela signifie, d’abord, prendre la mesure de ce qui se passe réellement en Amérique, en écoutant LaRouche et ses amis, au lieu de prétendre les mépriser ou les craindre. Ensuite, donner à la France et à l’Europe un dessein, au lieu d’en faire des pétaudières. Enfin, se libérer de la flétrissure coloniale pour devenir réellement une République capable de peser et non de ruser pour survivre.

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