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Les éditoriaux de Jacques Cheminade

Guerre et krach

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L’armée israélienne vient de lancer une attaque contre le quartier général de Yasser Arafat. George W. Bush a rejeté l’acceptation par Bagdad du retour des inspecteurs en désarmement, alors que son secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, demande au Congrès américain d’adopter un texte justifiant une opération militaire avec ou sans l’aval de l’ONU. La guerre est à nos portes.

Quelle guerre ? Il ne s’agit pas simplement d’une guerre contre l’Irak, mais de l’étape irakienne d’une guerre « préventive » de durée indéfinie et indéterminée contre un « axe du mal » terroriste dont l’éradicateur s’autoproclame juge et partie. L’entourage du président américain veut obtenir une nouvelle résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, exigeant l’impossible de Bagdad afin de trouver prétexte à renverser le régime irakien.

Ces hommes de sérail savent que l’effondrement du système financier et monétaire international actuel leur impose une option militaro-financière. Qui sont-ils ? Paul Wolfowitz, Richard Perle, Douglas Feith, Lewis Libby, Richard Haas et toute l’équipe actuelle de politique étrangère et de sécurité de Bush. Ils s’autoproclament les « Vulcains », dieux du feu destructeur, et sont les héritiers de la tradition militaire « utopiste » américaine, celle qu’Eisenhower avait dénoncée sous le nom de « lobby militaro-industriel ».

Le terme plus exact serait oligarchie militaro-financière. Ces hommes ont derrière eux tout le système corrompu de Wall Street, révélé par l’affaire Enron et ses diverses suites. Le danger immédiat qu’ils représentent est qu’ils se trouvent au point d’intersection entre milieux de l’argent douteux, de l’ultra-droite religieuse « anglomane » et de l’entourage de Sharon et de Netanyahou, issu du courant du Likoud promu dans les années 30 par le fasciste Vladimir Jabotinsky.

Ces hommes-là, ennemis du monde arabe et de l’islam, ne sont pas des amis d’Israël et de la communauté juive. Le complexe militaro-financier anglo-américain est la main et l’Israël d’Ariel Sharon le gant nucléaire dont ils entendent se servir.

Nous en sommes là. Comment en sortir ? D’abord en dénonçant, aux Etats-Unis, les individus comme Libby ou Wolfowitz, qui, dans l’entourage du vice-président Cheney et de Rumsfeld, sont à la fois contrôleurs et complices du fascisme jabotinskien. Ensuite, en soutenant tous ceux qui, en Israël et aux Etats-Unis, défendent la paix par un développement mutuel et en adressant un ultimatum à Sharon, comme le fit avec succès Eisenhower en 1956, lors de l’affaire de Suez. Enfin, en fixant les conditions, à l’échelle internationale, d’une stratégie de paix par le développement économique mutuel, fondée sur de grands travaux infrastructurels - un nouveau plan Marshall Est-Ouest et Nord-Sud - et l’élimination de la spéculation financière. C’est ici notre combat. Il devrait devenir d’urgence celui des autorités françaises.

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