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Les éditoriaux de Jacques Cheminade

Heure de vérité

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Les éditoriaux de Jacques Cheminade sont publiés tous les quinze jours dans le journal Nouvelle Solidarité, sur www.solidariteetprogres.org ainsi que www.cheminade-le-sursaut.org.


Effondrement des bourses en Grèce, en Espagne et au Portugal, le Portugal rate une émission monétaire, on ne sait pas ce qui est arrivé à celle de la Grèce, les renflouements ne suffisent plus, la crédibilité des Etats s’effondre, Athènes est mise sous tutelle. L’heure de vérité approche.

En réalité, deux choses arrivent en même temps, définissant les conditions d’une désintégration de la zone euro et de tout le système financier et monétaire international.

La première est la spéculation effrénée d’établissements financiers qui attaquent la Grèce, le Portugal et l’Espagne en espérant, comme Goldman Sachs ou Black Rock, gagner très vite un maximum d’argent. Ils jouent avec la dette des Etats, avec la richesse des économies et la vie d’êtres humains, comme s’il s’agissait d’un produit financier parmi d’autres.

Cependant, l’essentiel n’est pas là. Derrière la danse du scalp des cupides se trouve la stratégie des milieux financiers de Londres et de Wall Street, jouant leur va-tout contre les Etats-nations en prenant en otage les plus faibles. La City se divise, dans les circonstances actuelles, en deux blocs, différant non pas par l’objectif, qui est d’imposer à tous l’une des plus terribles austérités sociales de l’histoire, mais par les moyens. Le premier bloc veut que la zone euro tienne, au moins quelque temps, pour pressurer à mort la France et l’Allemagne en les faisant couvrir la dette des pays méditerranéens et de l’Irlande au profit des banques britanniques prêteuses et de leurs associées, y compris françaises et allemandes. Le second bloc veut en finir une fois pour toutes, incitant la Grèce et l’Espagne à quitter la zone euro et espérant alors régner sur ces ruines contre ce qui reste de résistances à Paris et à Berlin.

Deux choses doivent être bien comprises. La première est que les pays visés ne sont pas les seuls à être en faillite virtuelle. Les Etats-Unis et le Royaume-Uni sont, en termes purement financiers, dans une situation pire. La différence n’est que dans le rapport de forces brutes. Aux Etats-Unis, la moitié des Etats sont officiellement insolvables, les faillites personnelles sont en hausse de 15% et 30% des Américains sont dans une situation de grande précarité. Les touristes fortunés disent n’en avoir rien vu, mais ils ne voyaient pas davantage pendant les années trente. Les banques du Royaume-Uni sont imbibées d’effets toxiques et leur alliée, la Banco Santander, est dopée à l’argent de la cocaïne qui a servi à financer l’immobilier espagnol aujourd’hui en déconfiture.

L’austérité draconienne imposée à la Grèce et à l’Espagne est donc une escroquerie obscène, un arrêt de mort sans autre raison que la volonté de puissance de l’oligarchie.

Que fait pendant ce temps Christine Lagarde ? Apparaissant au G7 avec Timothy Geithner, le secrétaire au Trésor américain, elle déclare que la baisse de l’euro « est une amélioration » et que le plan mis en place par les autorités helléniques « sera géré ». Qu’ils mangent de la brioche… Il apparaît bien ainsi que malgré ses tirades de Davos, Nicolas Sarkozy accompagne la manœuvre de l’oligarchie anglo-américaine comme un mousse à bord du bateau pirate. Michel Pébereau est le vrai sous-chef à bord, qui mène l’équipage vers les récifs de la science fiction financière. A l’opposé, notre campagne en Bretagne donne à voir avec les yeux du futur.

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