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Les éditoriaux de Jacques Cheminade

Insécurité sociale

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Les éditoriaux de Jacques Cheminade sont publiés tous les quinze jours dans le journal Nouvelle Solidarité, sur www.solidariteetprogres.org ainsi que www.cheminade2007.org, et consitutent le principal regard du candidat à la présidentielle de 2007 sur l’actualité française et internationale.

Les déclarations de Ségolène Royal à Bondy conduisent, avec l’avant-projet de loi de Nicolas Sarkozy sur la prévention de la délinquance, à mettre une conception punitive de la sécurité au centre du débat présidentiel. C’est lamentable. Faute de s’attaquer aux raisons de la crise, ils en traitent les symptômes. Quelles que soient leurs intentions, ce qu’ils proposent revient à placer à chaque étage du descenseur social un agent de police ou un militaire pour prendre livraison des jeunes occupants. Que les militaires et les policiers ne soient pas faits pour ça ne gêne pas ceux qui flattent les peurs de l’électorat, car la manipulation de ces peurs est leur fond de commerce.

Il ne s’agit pas de faire de l’angélisme. Les délinquants et les criminels doivent être punis.

Cependant, si la manière dont procède notre société pousse au crime et au délit, c’est d’abord aux causes qu’il faut s’attaquer, en remettant l’ascenseur social en marche.

Ségolène Royal, avec sa « mise sous tutelle des allocations familiales dans une logique éducative », ne fait que punir et aggraver les choses pour les 90 % de parents qui travaillent toute la journée et n’arrivent pas à se faire respecter de leurs enfants livrés à la jungle des villes. Avec son « système d’encadrement à dimension militaire » destinés aux jeunes « à partir de leur premier acte de délinquance », elle fait apparaître l’armée comme une instance de punition et d’encadrement. Ce n’est pas la conception républicaine de l’armée, c’est celle des « régimes d’ordre » - même François Hollande s’en est aperçu. L’argument suivant lequel « il faut parler à ces gens qui vivent des difficultés, c’est-à-dire la précarité et l’insécurité », est juste. C’est le parler de Ségolène Royal qui est faux.

Remettre l’ascenseur social en marche est ce qu’attendent tous les Français, et surtout les plus démunis : une croissance réelle créant des emplois sûrs, qualifiés et nombreux, et la formation des jeunes pour ces emplois avec un système d’assistance sociale et familiale, de tutorat, d’orientation et d’évaluation.

Cela revient d’abord à faire le contraire de Tony Blair, c’est-à-dire à combattre un ordre financier et monétaire international prédateur et injuste : que l’argent aille au travail, aux infrastructures, à l’école, à l’hôpital, au laboratoire et non aux spéculations financières. Sur cela, silence radio de Ségolène et du PS, aucun projet cohérent de la part de l’extrême-gauche. Sur la formation, à part le projet de création d’un grand service public de l’emploi par Jack Lang, rien.

Mme Royal et M. Sarkozy en restent à un traitement répressif, à la gestion pénale de l’insécurité sociale, sans même avoir relu ce qu’impose le Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, repris par celle de 1958.

C’est la réalisation de ce Préambule qui est au contraire mon programme. En soutenant ceux qui, aux Etats-Unis, avec Lyndon LaRouche, se battent pour revenir aux orientations de Franklin Delano Roosevelt, notamment dans son discours sur l’Etat de l’Union du 11 janvier 1944, et non comme les Julien Dray, en s’inspirant des boîtes à idées des néo-conservateurs étasuniens.

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