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Jacques Cheminade : combattante, Ségolène Royal a pris le dessus

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Au cours du débat qui les a opposés hier soir, Ségolène Royal a pris le dessus sur Nicolas Sarkozy. Pugnace et précise, elle a démontré qu’elle est parfaitement capable de devenir Présidente de la République. Nicolas Sarkozy est apparu comme un homme

Au cours du débat qui les a opposés hier soir, Ségolène Royal a pris le dessus sur Nicolas Sarkozy. Pugnace et précise, elle a démontré qu’elle est parfaitement capable de devenir Présidente de la République. Nicolas Sarkozy est apparu comme un homme tentant de cacher son absence de vision en jonglant avec des questions techniques, plus en homme de dossiers qu’en homme de caractère. Il a tenté de traiter son opposante avec condescendance, faute de pouvoir la dominer, révélant ainsi sa vraie nature d’homme mal à l’aise vis-à-vis d’une femme intelligente et compétente.

Les deux moments les plus significatifs ont été ceux traitant de l’endettement de la France et des mesures à prendre en faveur des enfants et des handicapés.

Pour Nicolas Sarkozy, le budget de la France est en déficit depuis 25 ans, et la priorité absolue est de faire des économies pour réduire la dette du pays en diminuant les dépenses et le train de vie de l’Etat. Ségolène Royal, en ripostant, a bien montré qu’il fallait avant tout relancer la croissance, et a promis qu’elle ne procéderait au remboursement de la dette que lorsque cette croissance dépasserait 2,5 % du Produit intérieur brut. Elle a souligné que c’est la qualité de nos services publics qui attire les investissements étrangers en France et que la fiscalité doit être un outil au service du développement économique. Son approche est dynamique, tandis que celle de son adversaire est apparue comme celle d’un comptable financier.

L’affrontement principal a eu lieu sur la question des mesures à prendre en faveur de la garde des enfants et des handicapés. Nicolas Sarkozy a proposé que toutes les femmes bénéficient d’un droit opposable en justice à la garde de leurs enfants, dans des crèches publiques ou grâce à des initiatives privées. Ségolène Royal lui a fait reconnaître que l’application d’un tel droit demanderait 5 ans, et elle a souligné que les femmes n’avaient pas le temps d’attendre et de s’occuper des démarches en justice, alors qu’il y a urgence. Lorsque Nicolas Sarkozy a parlé de mesures en faveur des handicapés, Ségolène Royal l’a interpellé avec colère, démontrant que son adversaire avait auparavant supprimé 7.000 postes d’éducateurs et démantelé le plan Handiscol en faveur des enfants handicapés qu’elle avait mis en place lorsqu’elle était ministre. Elle a dénoncé avec colère l’immoralité politique qui consiste à proposer quelque chose qu’auparavant on a démantelé. Lorsque Nicolas Sarkozy lui a reproché son agressivité et de « ne pas tenir ses nerfs », il est apparu comme un sophiste tentant de jouer à front renversé, tandis que Ségolène Royal démontrait qu’une femme compétente et de sang froid pouvait être capable d’une juste colère face à une conception inacceptable de la politique.

Il faut regretter que les candidats aient connu d’avance les thèmes traités et aient souvent donné l’impression de réciter leur leçon, notamment lorsque Nicolas Sarkozy cherchait du regard un appui à sa démonstration du côté de journalistes qu’il sait être généralement complaisants envers lui. Sur le nucléaire, les deux candidats ont multiplié les bourdes. Ségolène Royal a affirmé que la part du nucléaire dans la consommation d’électricité est de 17 % en France, Nicolas Sarkozy lui a rétorqué 50 %, alors qu’elle est en réalité de 78 % ! Encore plus inadmissible pour un ministre qui a eu à traiter du nucléaire, Nicolas Sarkozy a affirmé à plusieurs reprises que le réacteur EPR est de la quatrième génération alors qu’il est de la troisième, comme l’a justement affirmé Ségolène Royal. Celle-ci a expliqué qu’elle imposera un moratoire sur l’EPR et augmentera la part des énergies renouvelables, mais qu’elle maintiendra bien entendu les centrales existantes en accélérant la recherche sur les réacteurs de la quatrième génération, comme par exemple les HTR à lits de boulets et à refroidissement gazeux. Même sur ce sujet, réputé technique, elle a montré moins d’incompétence que son rival !

En conclusion, si Alain Duhamel a considéré que Nicolas Sarkozy avait été vainqueur aux points, il faut ajouter que celui-ci se trompe toujours en période électorale.

Lyndon LaRouche, le représentant de l’aile Roosevelt dans le Parti démocrate étasunien, a appelé dans son webcast du 1er mai à une mobilisation de la population américaine pour obtenir la destitution de Cheney puis de Bush, afin de créer un « nouveau Washington » dès 2007. La politique de Nicolas Sarkozy, allié des néo-conservateurs américains, serait absolument incompatible avec ce nécessaire changement. Celle de Ségolène Royal, au contraire, représente une alternative si, pour pouvoir appliquer son programme social, elle développe une stratégie d’affrontement avec l’oligarchie financière, cohérente avec celle des dirigeants de la gauche latino-américaine, des démocrates américains inspirés par LaRouche et des initiatives de la Chine, de l’Inde et de la Russie en vue d’un nouvel ordre économique international fondé sur de grands projets de développement mutuel. Pour notre part, avec notre mouvement de jeunes en France, en étroite coordination avec leurs amis aux Etats-Unis et en Allemagne, nous nous battrons pour que ce projet se réalise. Il faut simplement faire vite, très vite face à la désintégration financière, la dislocation sociale et l’aventurisme militaire des gouvernements anglais et américain actuels. Nous ferons donc tout ce que nous pourrons pour que Ségolène Royal soit élue et pour que, une fois élue, elle se transcende encore avec tout le courage d’une femme de caractère sachant corriger les erreurs de ses amis.

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