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Editoriaux de Jacques Cheminade

L’Argent

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Les éditoriaux de Jacques Cheminade sont publiés tous les quinze jours dans le journal Nouvelle Solidarité, sur www.solidariteetprogres.org ainsi que www.cheminade-le-sursaut.org.



« N’était-ce donc pas lui qui, de ses mains sans scrupules, avait chauffé l’énorme machine follement, jusqu’à la faire sauter en morceaux et à blesser tous ceux qu’elle emportait avec elle ? » C’est ainsi qu’Emile Zola, dans L’Argent, décrit la désastreuse spéculation de la Banque universelle, engagée par le banquier Saccard. Aujourd’hui, cette folle fuite en avant se répète, mais cette fois à l’échelle du monde.

Quelques chiffres. Si l’on additionne toutes les dettes américaines, on obtient un montant cent fois supérieur à celui de l’Allemagne en 1923. En cette seule année 2009, les Etats-Unis emprunteront 1300 milliards de dollars, à peu près le montant de la dette qui a fait couler la République de Weimar. L’Inspecteur général chargé du contrôle des fonds versés ou garantis par l’Etat a reconnu que, depuis 2007, ce montant a atteint 23700 milliards de dollars, soit deux fois le produit annuel du pays.

Au lieu de constater la banqueroute et de l’organiser, comme l’exige Lyndon LaRouche, les gouvernements américain, anglais et la plupart des autres suivant leur exemple, renflouent les joueurs délinquants ou incompétents, détruisant la trame économique et sociale de leur pays.

Les Bourses montent, Goldman Sachs et JP Morgan Chase gagnent des sommes énormes avec des activités de « trading » (spéculations à court terme) grâce à l’argent qu’ils ont reçu de l’Etat, mais plus rien ne va à l’investissement à long terme ni au travail humain. Grâce à leurs logiciels et à des complicités haut placées, ces banques d’affaires disposaient d’informations sur les échanges avant le public, comme des joueurs de poker capables de voir les cartes de leurs adversaires. En Californie, après avoir massacré ses dépenses sociales (15 milliards de dollars de coupes budgétaires dans l’éducation et l’aide aux personnes âgées et démunies), l’Etat ne pouvant régler ses engagements en dollars a dû émettre des IOUs (reconnaissances de dettes à paiement différé). Ce papier a été mis en vente sur des sites en ligne comme eBay, mais l’offre n’y a atteint que 70 dollars pour une promesse de paiement nominale de 100 dollars. Les grandes banques ont alors annoncé qu’elles n’accepteraient plus ces titres : une terrible spéculation sur la misère humaine. En même temps, le Président Obama a annoncé qu’il étendrait les pouvoirs du Medicare Payment Advisory Committee en le « dopant aux stéroïdes ». Or c’est cette agence, créée par l’administration Bush-Cheney sur le modèle du NICE britannique, qui sera chargée de rationner les soins aux plus pauvres et aux malades chroniques. L’affaire du jeune Anglais Gary Reibach, mort faute d’avoir pu bénéficier d’une greffe du foie, montre bien vers où l’on va.

En France, la même crise frappe de plein fouet. On attend 800000 chômeurs de plus cette année, les crédits à la consommation s’effondrent, notre système de santé est en voie de privatisation, les finances locales se dégradent, notre industrie est en danger et les défaillances d’entreprises augmentent, dans un pays où la moitié d’entre nous disposons de moins de 1500 euros par mois.

L’on voit donc pourquoi il est si tragique que Nicolas Sarkozy ait enterré son discours de Toulon sur le Nouveau Bretton Woods, sans que le Parti socialiste réagisse, Dominique Strauss-Kahn et Pascal Lamy imposant l’omerta.

Au nom des principes de notre Constitution, il n’est d’autre choix moral que d’entrer en Résistance.

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