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Les éditoriaux de Jacques Cheminade

L’alternative

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Le gouvernement Raffarin se trouve actuellement pris au piège de ses illusions et de son idéologie. Il avait construit sa loi de finances pour 2003 sur un taux de croissance de 2,5 %, ensuite ramené à 1,3 %. Or, dans les conditions de la crise internationale qu’hier il ne voulait pas envisager, le taux prévu par les derniers chiffres de l’INSEE n’est aujourd’hui que de 0,8 %. Le déficit public prévisible serait d’environ 50 milliards d’euros.

Face à cette situation, le Premier ministre annonce que « nous avons décidé d’être très vigilants sur la partie "dépenses" du budget. » En même temps, dans les services du ministère des Finances et dans les « banques conseils », on s’affaire pour préparer la privatisation d’EDF, du groupe nucléaire AREVA et de la SANEF (Société des autoroutes du nord et de l’est de la France), s’engageant ainsi dans un processus « à l’Argentine » de vente des avoirs à long terme de l’Etat pour combler les trous d’un déficit que l’on n’est plus en état de maîtriser au sein d’un marché « globalisé » et « financiarisé ».

Pour être plus précis, on devrait parler d’un retour au type de politiques suivies par Laval, Brüning, Hoover et Coolidge à la fin des années vingt et au début des années trente, avec les résultats tragiques que l’on connaît.

Après François Fillon, le sénateur Philippe Marini, rapporteur de la commission des Finances du Sénat, a soulevé le vrai problème en mettant en garde contre « le respect scrupuleux d’un Pacte [le pacte de stabilité, NDA] aux semelles de plomb qui risque de précipiter l’arrivée d’un cycle déflationniste » ;.

Alors, que faire d’autre, pour ne plus subir une logique de mesures d’austérité ?

Nous le disons ici depuis longtemps : le changement doit être dans l’orientation de fond de la politique mondiale et européenne à travers un combat pour un nouveau Bretton Woods, rétablissant la priorité du travail, des infrastructures et de la production et donc, renversant le cours des politiques suivies depuis plus de trente ans.

A l’échelle européenne, la proposition du ministre italien de l’Economie et des Finances, Giulio Tremonti, va directement dans ce sens. Le président de la BEI (Banque européenne d’investissement) a soutenu ce projet. La France, avec l’Allemagne, l’Italie et tous les autres pays européens susceptibles de s’y rallier, doit en faire le levier d’une autre politique. Tremonti a mentionné explicitement, parmi ses principales références, le New Deal de Roosevelt et les politiques du Creditanstalt fur Wiederaufbau allemand, de la Caisse des dépôts et consignations française et de l’ISPA italienne.

L’alternative, c’est que les infrastructures physiques (transports, ponts, routes, énergie...) et humaines (recherche, santé publique, éducation), qui sont les deux piliers de l’économie réelle, repassent enfin avant la loi comptable et bancaire des oligarchies, par nature prédatrice. L’enjeu est là, ici et maintenant.

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