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Les éditoriaux de Jacques Cheminade

L’enjeu des présidentielles

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Après les élections municipales et cantonales, de nombreuses analyses ont été faites sur le « message » envoyé par les électeurs. Toutes, aussi « fines » soient-elles, exhibent la même faille : elles se basent sur un photographie à un moment donné des choses, alors que dans six à neuf mois, les effets économiques et sociaux de la crise monétaire et financière internationale en cours auront bouleversé la donne. Mon pari est de définir ma campagne présidentielle comme une réponse aux questions fondamentales à venir, par rapport à une dynamique de la France dans le monde, et non de surfer sur des tendances plus ou moins psycho-sociologiques franco-françaises.

D’un point de vue « court », l’interprétation de Jacques Attali ou d’autres est, en gros, exacte. Les Français et les Françaises ont voulu exprimer leurs préoccupations sur quatre sujets majeurs : sécurité, environnement, proximité, taxation. Pour eux, en mars 2001, ce qui a paru sans doute important est ce qu’ils ont ressenti comme « proche ».

Cependant, en janvier-avril 2002, l’emploi et l’économie réoccuperont le centre du débat, de manière sans doute brutale, lorsque le choc du réel - l’effondrement du système existant aura réveillé les dormeurs et les rêveurs.

Certains éléments du dernier scrutin, généralement peu compris, montrent où se trouvent ceux qui comprendront les premiers mes idées, au point où elles rencontrent leur conscience nouvelle de l ’histoire qu’ils vivent.

La gauche a souffert à la fois de la perte de ses suffrages populaires, de l’abstention des jeunes et de sa propre et insupportable autosatisfaction. Dans ces conditions, de deux choses l’une : ou bien elle renoue avec le sens d’un projet collectif et la défense de solidarités, et elle devra rallier mes conceptions et mon approche, ou bien elle entend jouer sur le terrain de la contraction (sécurité - environnement proximité - taxation) et elle ouvrira un grand boulevard à mes conceptions. Dans les deux cas, ce sera la base sociale de la gauche qui s’éveillera, et avec ou sans la « gauche » telle qu’elle est, déterminera l’orientation que prendront les choses.

L’alternative est un fascisme plus ou moins avoué, seule autre réponse possible aux conditions de la crise. Une préfiguration en aura été la campagne indigne d’un Douste-Blazy à Toulouse, peu gêné de récupérer les thèmes, le racisme anti-arabe et les obsessions identitaires de l’extrême-droite. Car, encore une fois, la réalité sera définie par les effets en France de la crise du système financier et monétaire international, non par des analyses sociologiques incapables d’identifier le changement.

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