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Les éditoriaux de Jacques Cheminade

L’heure de vérité

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La chute spectaculaire de l’euro - en baisse de 25% face au dollar depuis son lancement - ne provoque aucune réaction politique digne de ce nom en France, comme si des dirigeants tétanisés voyaient arriver sur eux un astéroïde impossible à détourner.

Au départ, l’on ne voulut voir que les avantage de cette chute : le soutien à nos exportations et à la « reprise européenne ». Puis on s’est rendu compte que quelque chose n’allait plus. L’astéroïde continuait à tomber, bien que les « fondamentaux » soient bons. Aujourd’hui, l’on perçoit le caractère politique de l’opération, mais un sursaut impliquerait un affrontement avec l’oligarchie anglo-américaine, dont par principe on ne veut pas prendre le risque. Alors, on se proclame trompé et content. M. Fabius déclare à Washington « que la situation économique mondiale est très positive et que le FMI et la Banque mondiale jouent un rôle très utile dans la lutte contre la pauvreté »(sic).

Ce qui arrive n’a rien à voir avec l’économie physique - la croissance réelle - ni avec les intérêts réels des Etats-Unis, mais tout avec l’enjeu politique majeur. L’oligarchie anglo-américaine ne veut pas que le Krach de Wall Street survienne là-bas pendant la campagne présidentielle, avant début novembre. Elle entend en effet élire Gore ou Bush, dont la médiocrité et la vulnérabilité absolues sont pour elle une assurance. Aucune autre idée, et surtout pas celles de LaRouche, ne doit entrer en scène. Alors il faut maintenir l’illusion d’un dollar fort et d’une économie monétairement prospère. Comment ? En s’en prenant à l’Europe !

D’une part, les banques centrales alliées de Wall Street et de la City vendent - à terme et avec effet de levier - de l’euro et achètent du dollar. D’autre part, les sociétés internationales viennent se financer en Europe, en euros, à des taux obligataires à dix ans inférieurs de deux points et demi au taux-dollar, pour ensuite réinvestir en dollars aux Etats-Unis. Le marché européen joue donc ici le même rôle que le Japon il y a quatre ans, celui de prêteur contre ses propres intérêts ! La mise en examen de Jean-Claude Trichet se conjugue aux critiques constantes de Lawrence Summers et du Wall Street Journal contre le « dirigisme européen » pour déstabiliser les marchés.

Face à cela, Laurent Fabius ne trouve à dire, avec masochisme, que : « L’unité politique de l’euro 11 n’est pas encore assez solide. Cela pèse sur l’euro. »

Au lieu de donner des signes de faiblesse et de ne rien comprendre à la différence entre économie physique et économie financière spéculative, entre un être humain et un virement bancaire, il serait temps que nos dirigeants se réveillent et donnent une âme à leur pays et à l’Europe. Sans cela, il faudra rebaptiser l’Union européenne du nom de Titanic.

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