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Editoriaux de Jacques Cheminade

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Les éditoriaux de Jacques Cheminade sont publiés tous les quinze jours dans le journal Nouvelle Solidarit&eacute, sur www.solidariteetprogres.org ainsi que www.cheminade-le-sursaut.org.


« Débâcle du capitalisme financier » annoncent les médias du monde entier. Nous ne tirerons pas gloire d’avoir eu ici raison avant les autres. Le diagnostic ne sert à rien si l’on n’analyse pas la cause réelle du mal et si l’on ne propose pas de quoi le guérir. C’est le défi que nous devons aujourd’hui relever.

En Europe, les conditions de Maastricht et le pacte de stabilité nous paralysent. La Banque centrale européenne (BCE) dispose des réserves monétaires de la Banque de France. Jean-Claude Trichet ne nuance pas sa pensée : « Nous n’avons pas sur notre boussole deux aiguilles, une pour l’économie réelle, une pour l’inflation... Nous en avons une seule, celle qui nous indique comment stabiliser les prix. » Deux choses en découlent. D’abord que la « variable d’ajustement » qui reste, c’est les salaires. A la baisse, pour « être compétitifs ». Ensuite, qu’un euro fort sert l’oligarchie financière britannique et ses alliés en Europe, qui entendent s’emparer à bas prix de ce qui reste de l’économie américaine. Au détriment des peuples européens, soumis à une terrible austérité sociale, et de l’industrie européenne, étranglée par cet euro fort, comme l’industrie portugaise du temps de Salazar. Preuve de ce que nous avançons, le Financial Times a couronné M. Trichet il y a quelques semaines « homme de l’année ».

Pire encore, la BCE viole ses propres principes pour défendre les spéculateurs. En effet, l’article 18-1 du Système européen de Banques centrales établit que pour se procurer auprès d’elle des liquidités, les banques doivent présenter en contrepartie « des garanties appropriées constituées par des actifs éligibles ». Or, actuellement elle prête sur la base de titres toxiques. La feuille de vigne tombe, exposant le vice fondamental.

La première chose à faire est de rétablir notre droit souverain de battre monnaie pour de grands projets d’intérêt commun. On répond à cela : nos partenaires européens sont contre et le peuple n’y comprend rien.

Que faire ? D’abord, comme De Gaulle en son temps, on lance une campagne pédagogique, on met ses partenaires face à l’intérêt de leurs peuples et, si besoin, on les isole.

Ensuite on mobilise son propre peuple. Or Stéphane Rozès, directeur général du CSA, montre que le peuple est prêt : « Parmi les électeurs de gauche comme de droite, il existe une forte demande de régulation ; deux tiers des Français considèrent que les gouvernements, s’ils le voulaient vraiment, pourraient réguler la mondialisation. » Nicolas Sarkozy s’exclame, lui, qu’« il faut sortir d’un capitalisme sans transparence ». Ségolène Royal exprime aussi son rejet.

Prenons-les au mot. Le temps est venu de dire : « Arrêtons de tricher. » Le roi est nu. Battons-nous pour un Nouveau Bretton Woods, et établissons, en attendant, des taux d’intérêt à deux vitesses, l’un élevé contre les spéculateurs, l’autre bas pour les projets à long terme industriels, agricoles et d’équipement de l’homme et de la nature. Il y a urgence. Le sort du monde repose sur un choix : l’ordre de Roosevelt et celui de la reconstruction de l’après-guerre, ou le chaos financier de la City de Londres et de ses alliés à Wall Street.

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