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La chute du dollar est-elle une politique volontaire ?

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Lyndon LaRouche répond au courriel d’un lecteur :

Question :

Monsieur,

Etant familier avec vos écrits depuis 1995, je me pose la question suivante : la crise systémique qui se produit devant nous, est-elle la conséquence d’incompétence de gens haut placés ou est-elle une politique délibérée ? Puisque les avertissements sur les risques systémiques qu’encourt le système actuel n’ont pas manqué ces dernières dix années, que ce soit de votre part ou de la part d’autres observateurs compétents, j’en suis venu à la conclusion que cette crise a du être engendrée à dessein. Si cela s’avère vrai, je m’attends à la dégringolade complète du dollar, ce qui permettra d’établir une nouvelle monnaie, éventuellement basée sur l’or.

Je comprends, sur la base de faits historiques, qu’il existe une élite de banquiers ayant la main sur la Réserve Fédérale américaine aussi bien que sur la Banque d’Angleterre et la plupart des grandes banques européennes et américaines.

Ces dernières vingt années, les banques centrales ont vendu des quantités considérables de leurs stocks d’or. Ma question est donc : savez-vous qui a acheté cet or ? S’agit-il des mêmes intérêts contrôlant la Fed, la Banque d’Angleterre et les banques ? Dans ce cas, ça nous donne une petite idée sur qui serait derrière cette nouvelle monnaie basée sur l’or, que ce soit un espèce d’AMGOT ou une monnaie de réserve mondiale « sous contrôle privé ». Votre réponse et vos commentaires seront fortement appréciés.

Cordialement.


LaRouche répond :

Vous sur-simplifiez les enjeux. Dans les contes de Grimm, Rumpelstiltskin était convaincu qu’il connaissait d’avance le dénouement de l’histoire. Il a négligé quelque chose d’essentiel, sa propre action, qui l’a mené jusqu’à s’autodétruire en se déchirant en morceaux.

Dans une situation très semblable à la situation mondiale d’aujourd’hui, dans l’Allemagne de Weimar en 1923 où le Mark s’effondrait, la plupart des Allemands, y compris dans les élites, se sont fait des illusions. A l’heure actuelle, en Europe, aux Etats-Unis et ailleurs, des cercles dirigeants se comportent, non pas comme des gens intelligents, mais comme des imbéciles qui se font avoir par rien d’autre que leurs propres convictions idiotes. Leur bêtise quasi suicidaire vient de leur croyance en leurs propres opinions concernant le fonctionnement du système.

L’illustration la plus simple de cela est la croyance très répandue dans le « réchauffement planétaire », le soi-disant mouvement « écologiste » de l’ancien vice-président américain Al Gore et d’autres crétins de la génération des soixante-huitards.

La menace actuelle provient de l’imminence d’une désintégration généralisée de l’économie physique de la planète, engendrant une baisse drastique de la population mondiale dont le nombre tomberait en dessous du milliard d’ici une ou deux générations, suivie d’une réémergence graduelle de la civilisation quelques générations plus tard. Dans de pareilles conditions, l’or est surévalué ; c’est la production physique, par habitant et par unité de surface, dans le domaine de l’agriculture et des biens manufacturés qui fait la différence.

En ce qui concerne l’intention conspirationniste dans la situation mondiale actuelle, je peux dire ceci. D’abord je vous résumerai certains éléments dans l’histoire de la civilisation européenne moderne, et ensuite je resituerai la bataille pour le pouvoir qui s’y déroule.

Les origines de la crise actuelle

La civilisation moderne n’est vraiment née qu’à partir du grand Concile Oecuménique de Florence dans lequel le cardinal Nicolas de Cues a joué un rôle fondamental : a) dans sa définition du principe de l’Etat-Nation moderne -à l’opposé de l’empire - dans la Concordance Catholique et b) dans sa définition du principe d’une économie scientifique élaboré dans la Docte ignorance.

Le combat mené par le système oligarchique des financiers vénitiens pour rétablir le contrôle impérial qu’ils exerçaient entre l’an 1000 à 1400, nous a conduit aux conflits intérieurs de la civilisation européenne et à l’échelle du monde dans l’après-1648. C’est uniquement dans ce conflit qu’un réel élément de conspiration par rapport à aujourd’hui peut être détecté.

La chute de Constantinople en 1453, orchestrée par l’oligarchie financière de Gênes et de Venise, fut le fer de lance d’une tentative de ce cartel oligarchique visant à rétablir le contrôle impérial sur la société, contrôle qu’elle exerça auparavant lors du système féodal des Croisades.

Les « guerres de religion », allant de 1492 à 1648, en furent la conséquence. L’incapacité de la faction des « anciens » à défaire la culture européenne moderne a amené la faction de Paolo Sarpi à prendre le dessus parmi les vénitiens. Bien que la paix de Westphalie de 1648 signa la défaite de l’ensemble de l’appareil vénitien, la faction de Sarpi s’employa avec succès à s’emparer du système libéral anglo-hollandais, notamment grâce aux folies de Louis XIV. Le traité de Paris de 1763, qui intronisa la Compagnie Britannique des Indes Orientales comme une puissance impériale de son propre droit, a créé la situation actuelle où deux grandes factions anglophones se trouvent face à face comme adversaires se disputant le sort du monde.

La ligne de partage entre factions anglophones se situe, non seulement entre les Etats-Unis et l’Empire britannique, mais à l’intérieur même des Etats-Unis. Le conflit qui opposait Churchill et Roosevelt, pourtant des alliés pendant la guerre, est révélateur de cette opposition fondamentale qui demeure. Voilà où l’on trouvera un élément significatif de « conspiration » parmi les forces en présence aujourd’hui.

A cet égard, la plupart des cercles dirigeants et les cercles financiers aux Etats-Unis ou en Europe, ne sont que des enfants ignards. Conspirer n’est pas à leur portée ; on ne peut que condamner leur stupidité car ils sont loins d’être des cerveaux. C’est la « sincérité » de leurs croyances, en admettant qu’ils puissent être sincères, qui les entraîne dans leur propre chute.

Il est difficile de pleurer le sort de ceux dont le cerveau est, sur ces sujets, déjà mort et enterré. Ne faites aucune confiance à l’or, mais plutôt en ce que l’or pourrait valoir, comme référence, grâce à la qualité des biens produits et de leur abondance, et qui permettent de maintenir et de construire l’économie des nations.

Lyndon.

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