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Les écrits de Lyndon LaRouche

La crise mondiale à la veille des élections américaines -
Comment déterminer la valeur économique

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Voici des extraits de la présentation faite par Lyndon LaRouche lors de sa conférence internet du 31 octobre 2006 à Berlin. La transcription du discours intégral suivi par une discussion de plus de deux heures est disponible, en anglais, sur le site www.larouchepub.com.

 
Les pires et les meilleurs moments de l’histoire arrivent, pour la grande majorité des gens, par surprise. Il en sera de même cette fois-ci. Nous sommes à la fin d’une période de notre histoire. A la mi-septembre, aux Etats-Unis et dans d’autres parties du monde directement influencées par les Etats-Unis, l’économie mondiale a entamé un nouveau déclin. Cette réalité est quelque peu compliquée par la campagne électorale de mi-mandat aux Etats-Unis. Le parti au pouvoir est en train de perdre le soutien populaire et il prépare une vaste fraude électorale pour essayer de maintenir une partie de son pouvoir. Il est même prêt à partir en guerre pour renverser la situation politique et sauver son pouvoir. En même temps, son intention à long terme est d’établir une dictature mondiale, sous forme de mondialisation, qui serait un désastre pour l’humanité entière.

En ce moment, les événements se succèdent rapidement, certains positifs, d’autres négatifs, mais tout arrive en même temps. C’est comme à la guerre - une guerre terrible éclate et même si les gens s’y étaient préparés, c’est différent de ce qu’ils attendaient. Quelquefois, la guerre se retourne contre l’agresseur, et c’est une bonne chose. Là aussi, cela vient soudainement, parce que des développements surprenants amènent les gens à se mobiliser pour résister au mal. Dans le cas d’une grave dépression économique aussi, tout le monde est surpris, même ceux qui la prévoyaient, parce qu’elle ne se passe pas exactement comme ils le pensaient.

Ainsi, les gouvernements du monde seront pris de court, en Eurasie notamment. En Chine, au Japon, en Inde, en Russie, ils n’ont pas encore le sens de ce qui va frapper. Ils sentent venir une crise, mais ils croient pouvoir contrôler la situation avec les moyens dont ils disposent maintenant. Or il n’en est rien. Certaines nécessités s’imposeront qui les prendront par surprise.

Pour ma part, je ne suis pas spécialement surpris. J’ai une idée assez claire de ce qui va se passer et je suis plus optimiste, parce que le côté positif de cette crise, c’est que les convictions de la plupart des gens vont se trouver discréditées. Demain, ils ne croiront plus à ce qu’ils croyaient hier.

Les gouvernements croient savoir gérer une économie. Ils croient pouvoir reporter à plus tard le krach qui arrive. Ils ne le pourront pas, ils pourront tout au plus le retarder un peu, avec une nouvelle poussée hyperinflationniste. Aux Etats-Unis, l’économie est en pleine désintégration. Ce n’est pas un effondrement, c’est une désintégration ! Les Etats-Unis n’ont plus d’industrie automobile. Il existe encore quelques usines, mais ce n’est pas une industrie nationale, elles sont contrôlées par des intérêts étrangers. Il en va de même de la production sidérurgique dans une bonne partie du monde - la production essentielle n’est plus dans les mains d’Etats-nations et de leurs populations.

Depuis environ 1971-72, l’économie réelle est en déclin. Certains sont devenus très riches, mais aux dépens des autres. Regardez les Etats-Unis : comté par comté, la production a disparu presque partout. Les travailleurs ne vivent plus en exerçant un métier qualifié, ils ont un emploi dans les services, comme serveurs ou autres. On ne se fait plus un hamburger chez soi, on va au fast-food pour se faire servir.

L’économie subit un processus de désintégration. Les gens âgés de 50 à 65 ans - surtout les 20 % les plus riches qui occupent des positions de pouvoir - vivent en pleine illusion. Ils croient que la société post-industrielle est une bonne chose. Ils pensent que la mondialisation, c’est bien. Au contraire, la mondialisation est une maladie qui va détruire la planète et tuer les populations. C’est de l’impérialisme ! C’est le retour à une caricature de l’Europe au Moyen âge. (...)

Beaucoup pensent que le problème vient des Etats-Unis. Or la source du problème est ici, en Europe, dans le système libéral anglo-hollandais. Ce que nous avons en Amérique n’en est qu’une extension. En réalité, les Etats-Unis ne sont pas en passe de conquérir le monde mais de se détruire ! Pour détruire une nation puissante, qu’est-ce qu’on fait ? On la corrompt et on l’amène à se discréditer aux yeux du monde. Elle perd la confiance de son propre peuple et de la communauté internationale. Désespérée à force de vouloir garder le pouvoir, elle fait des erreurs, comme les Etats-Unis en ce moment. Regardez l’Asie du sud-ouest, la guerre en Afghanistan, ou encore en Irak.

L’administration Bush-Cheney a anéanti la crédibilité américaine dans le monde. Le pays s’autodétruit. Qui en profite ? Eh bien, qui a mis au pouvoir ce gouvernement ? Il faut poser la question aux gentlemen de Londres. L’objectif est connu - il porte le nom d’un poison, mais on le considère comme inévitable. C’est la mondialisation. On vous dit : la mondialisation est inévitable, il n’est plus possible de revenir à l’Etat-nation.

Mais la mondialisation, c’est l’empire. C’est la réduction du niveau de vie dans le monde. Regardez ce qui s’est passé ici, à Berlin, depuis 1992. Il n’y a plus d’industrie. On délocalise les emplois là où les gens sont pauvres, sans soins médicaux adéquats, sans infrastructure. C’est l’élimination de l’Etat-nation. (...)

Le rôle du dollar

Considérons maintenant le mythe de l’empire américain. Que se passera-t-il si le dollar perd entre 20 et 30 % de sa valeur ? La situation dans d’autres parties du monde s’en trouvera-t-elle améliorée ? Non. Si les Etats-Unis s’effondrent, le reste du monde suivra, immédiatement et automatiquement. Pourquoi ?

En août 1971, l’administration Nixon, par l’intermédiaire de George Shultz, a fait flotter le dollar. Jusque-là, le dollar américain était une monnaie régulée, au sein d’un système de parités fixes entre devises. (...) Dans le système de taux de change flottants, la monnaie américaine est devenue le dollar du FMI, un dollar subissant les conditions du FMI, étayé par rien du tout.

Aujourd’hui, on retrouve ce dollar dans tout le commerce mondial. La Chine possède d’immenses avoirs libellés en dollars - presque tous les autres pays aussi. Que se passera-t-il si le dollar perd 30 % de sa valeur ? La Chine sera frappée de plein fouet, l’Inde aussi. Non seulement parce que la monnaie vaut moins, mais parce qu’elles perdront aussi le marché américain, ce qui déclenchera un effondrement en chaîne. Il y a très peu de personnes aux Etats-Unis qui comprennent cela. On ne peut pas dévaluer le dollar. Une dévaluation ferait tomber tout le château de cartes du système mondial. Parce que le commerce mondial est libellé et calculé en dollars, et la plupart des avoirs aussi.

Par conséquent, les Etats-Unis, en coopération avec d’autres nations, doivent prendre des mesures pour assurer la valeur du dollar et maintenir le système de crédit dont dépend le monde. (...)

LaRouche évoqua ensuite le procédé à suivre pour mettre le système financier en redressement judiciaire et le réorganiser, en passant par pertes et profits les « dettes de jeu » que sont les produits financiers dérivés, et en transformant les obligations à court terme qui restent viables en obligations à long terme. Le système bancaire doit maintenir les fonctions qui sont essentielles pour la population, les entreprises et l’infrastructure.

On pourra ainsi disposer d’un système de crédit solide pour des investissements à long terme, au niveau mondial, afin d’améliorer le niveau de vie des gens. Pour ce qui concerne l’Eurasie, l’Europe a la responsabilité de fournir des crédits et un apport scientifique et industriel suffisants pour développer les pays d’Asie.

Nous avons une mission, qui consiste à bâtir un monde juste, basé sur la coopération entre Etats-nations, dans l’esprit du principe des traités de Westphalie. Chaque nation doit d’abord penser aux autres, avant ses propres revendications. Que faisons-nous, notre nation ou notre peuple, pour l’autre peuple ou l’autre nation ? Il faut construire des liens de coopération sur cette base. En sortant de cette dépression, nous devons adopter une perspective de développement du continent eurasiatique sur une période d’environ cinquante ans.

L’économie du futur

Il y a un autre aspect à cela : nous voici arrivés à un point où la relation entre l’homme et la nature change fondamentalement. La croissance démographique et l’amélioration technologique qu’elle exige nous ont amenés à une situation où l’on consomme les matières premières de première qualité plus rapidement que la planète ne les régénère.

Mais nous nous trouvons aussi dans l’ère des processus de fission et de fusion nucléaires, ce qui veut dire que nous pouvons créer des matières premières de qualité pour aider la biosphère à compenser les dommages de notre consommation. En outre, nous entrons maintenant dans une période où nous allons créer de nouvelles matières qui n’ont jamais existé. C’est la période de développement transuranique, avec des matières à des fins nouvelles, de nouveaux corps composés, etc. Nous allons devoir faire face aux besoins des populations de la Chine et de l’Inde - qui sont pauvres à 70 % ! Comment produire assez d’énergie pour fournir les produits alimentaires et autres aux enfants de ces populations, afin de leur assurer un niveau de vie meilleur ?

Dans cette ère nouvelle, il n’est plus question d’accaparer ni d’exploiter des matières premières, mais de développer l’équivalent des matières premières que la planète nous fournit. Par conséquent, l’accent sera mis sur la technologie de la fusion thermonucléaire et des techniques qui lui sont associées. Au cours des cinquante ans à venir, il faudra réaliser ce genre de transition.

Prenons la crise de l’eau sur la planète. C’est vrai pour l’Inde, comme pour l’Asie du sud-ouest où le problème essentiel, en dehors des problèmes politiques, est le manque d’eau potable et pour l’agriculture. En Inde et ailleurs, les populations consomment des ressources d’eau fossile ou semi-fossile, de l’eau qui est enfouie dans la terre depuis deux millions d’années. Aux Etats-Unis, on prélève de l’eau douce des réservoirs plus vite qu’ils ne peuvent se remplir.

Nous avons de l’eau en abondance, dans les océans, mais nous avons besoin d’eau douce, propre et potable, pour le développement des gens et de l’agriculture. Nous ne pouvons pas l’obtenir, à des prix abordables, sans un recours massif à la fission nucléaire.

En Inde, 70 % de la population est très pauvre, et peu instruite. Il faut donc trouver un levier permettant d’améliorer le niveau de vie là où le niveau d’éducation et technique de la population est faible. Comment faire ? On arrive avec l’énergie nucléaire. Soudainement, on obtient une infusion d’énergie et d’eau, bon marché et efficace, et on change les conditions dans lesquelles les gens vivent. On augmente la productivité en améliorant leur environnement, en créant un environnement productif. C’est vrai aussi pour le Moyen Orient - il faut transformer ces régions pour qu’elles puissent faire face aux besoins de leurs populations, aujourd’hui et demain. Voilà la mission que nous devons adopter pour les cinquante ans à venir.

Pour rebâtir une économie, il faut penser en ces termes, sur deux générations. Il faut penser en termes du traité de Westphalie : que faisons-nous pour l’autre ? Que fait l’Europe pour l’Asie ? Que faisons-nous pour l’Afrique ? Et le reste du monde ? Cela donne un sens à notre vie. Nous ne vivons pas comme un baby boomer avide, obsédé par la satisfaction de ses propres plaisirs tant qu’il est encore vivant. Nous redonnons un but, une mission, à notre vie. Voilà la passion qui doit nous guider si nous voulons sortir du gâchis actuel.

Qu’est-ce que la valeur ?

Le problème, ici, c’est que la plupart des gens ne comprennent rien à l’économie. Ils savent seulement ce qu’on leur a appris de l’argent ou des procédures financières, mais ils ne comprennent pas l’économie physique. Ainsi la génération du baby-boom, surtout les 20 % en haut de l’échelle sociale, n’a aucune compréhension de cela. Pour commencer, les soixante-huitards étaient contre la production, c’est-à-dire le travail. Ils ne croyaient pas au travail, mais seulement au plaisir, toutes sortes de plaisir. Jusqu’à s’en rendre malades.

Nous vivons dans un monde où les gens crèvent de faim, et leur nombre augmente. Mais peu nous importe ce que nous produisons ou ne produisons pas. Nous sommes préoccupés par nos plaisirs, notre style de vie, nos habitudes. Nous nous détruisons avec notre propre sophisme.

Nous avons perdu le sens de ce qu’est la valeur réelle. Dans quoi réside la valeur ? Dans les idées, découvertes et développées, qui permettent d’améliorer la condition de l’humanité, par tête et par kilomètre carré, sur cette planète. Le monde de la génération à venir doit être meilleur que le nôtre. On y parviendra par le travail, par la production, en appliquant des qualifications de plus en plus développées, en augmentant le pouvoir de l’homme sur la nature, et surtout en développant l’esprit, afin d’avoir une pensée plus claire.

Une valeur économique physique, c’est ce que nous faisons aujourd’hui pour améliorer la vie des hommes par la production physique et par le développement d’idées qui sont transmises aux générations futures. Tout ceci est lié au progrès scientifique et technologique, ainsi qu’au progrès culturel.

Encore une fois, l’important, dans une société saine, est de créer ou d’améliorer des idées, qui passeront ensuite aux générations futures, pour que l’humanité progresse et que ces générations soient plus intelligentes et mieux à même de faire face aux problèmes qui se poseront.

Que ce soit nécessaire, on le voit maintenant avec la crise des matières premières. Nous ne pouvons résoudre le problème actuel avec le type d’approche que nous avions il y a deux générations. C’est impossible ! Sans le développement de la technologie de fusion thermonucléaire et tout ce que cela implique, nous ne parviendrons pas à surmonter les difficultés actuelles sur cette planète. Ce processus de progrès - progrès scientifique et culturel - est donc nécessaire. Et c’est la valeur physique essentielle, la vraie valeur humaine, de toute économie.

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