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Editoriaux de Jacques Cheminade

La fin et les moyens

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Les éditoriaux de Jacques Cheminade sont publiés tous les quinze jours dans le journal Nouvelle Solidarit&eacute, sur www.solidariteetprogres.org ainsi que www.cheminade-le-sursaut.org.


Le Monde du 10 janvier pose en termes brutaux le dilemme économique actuel : « Effondrement du dollar ou krach boursier ? On aurait aimé commencer l’année sous de meilleurs auspices ». Le 17 janvier, l’américain Dean Baker, dans une interview donnée à Libération, affirme brutalement : « Cette récession sera la plus féroce depuis la Seconde Guerre mondiale ». Ce ne sont que deux citations au sein d’un tir croisé et groupé.

Tous ceux qui nous connaissent peuvent ainsi voir que le diagnostic que nous faisons ici depuis longtemps est désormais largement accepté. Le pouvoir et ce qui reste d’opposition le savent. Cependant, tel le lapin fasciné par le proverbial boa, les responsables sont paralysés.

Majorité et opposition ont depuis trop longtemps partie liée avec les puissances financières pour agir ou même élever la voix. La France a indiqué, le 15 janvier, par l’intermédiaire du secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, qu’elle ne lancera aucune initiative visant à modifier les statuts de la Banque centrale européenne (BCE) « dont elle approuve désormais la politique », selon Le Figaro. Pire encore, alors que même Edouard Balladur le rejette, Nicolas Sarkozy promeut Tony Blair à la présidence européenne !

Il tente de jouer nos meilleurs atouts en vendant des centrales nucléaires à travers le monde et en s’efforçant de définir une stratégie de grands travaux. Cependant, il ne se donne aucun moyen économique de financer son ambition car sans crédit productif public, pour lequel il faut changer les statuts de la BCE, rien ne peut être fait face à l’avalanche de la crise. Rien malgré les discours. Rien malgré les roulements de mécanique. La mauvaise humeur du Président est sans doute le reflet d’une prise de conscience impuissante, car la toile d’araignée financière dans laquelle on s’est soi-même lové ne peut être arrachée sans une révolution képlérienne du politique.

Comment y inciter en France ? Impossible par le haut, dans l’état actuel de la majorité et de l’opposition, et avec un gouvernement situé à l’Elysée autour d’une poignée d’hommes voulant tout faire et sous les pieds desquels l’Administration elle-même se dérobe. Il reste à organiser un vaste mouvement de réflexion et de dialogue à la base, pour mettre la pression sur le « sommet ». C’est ce que je fais auprès d’un nombre croissant de responsables politique locaux, qui pensent mieux la situation mondiale à partir de leurs problèmes quotidiens que ceux qui, isolés et nés avec une cuillère d’argent, d’or ou de culture bourgeoise dans la bouche, ignorent ce dont souffre leur pays.

Les maires que je viens de rencontrer m’encouragent. L’accélération de l’histoire provoquera, comme toujours en France, une prise de conscience rapide là où on ne l’attend probablement pas. Entre ce qui se passe dans le monde et ce qui se passe chez nous, je me suis donné la mission d’être un passeur. C’est mon pari pascalien de ce que la France porte, avec son regard universel et son vent d’Amérique, de force républicaine et de retrouvailles avec ses fondements.

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