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LaRouche : Le système est fini et la seule option c’est le Glass-Steagall

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9 mai 2010 (Nouvelle Solidarité) – Lyndon LaRouche est intervenu hier depuis Washington, pour indiquer que la bataille au Congrès américain autour de la loi Glass-Steagall, décidera du sort des Etats-Unis et du système financier international.

Devant l’urgence politique du moment, nous publions ici les points décisifs de l’analyse qu’a délivré Larouche dans son propos introductif, qui a précédé deux heures d’échanges avec des institutionnels américains. L’ensemble des pistes qu’il a tracé et les réponses à ces questions sont disponibles dans l’intégrale de la conférence, une vidéo avec traduction française disponible ici.

[Il s’agit d’extraits mis bout à bout dans l’ordre chronologique du discours]

Lyndon LaRouche :

« Le projet de loi introduit cette semaine au Sénat pour un retour aux principes de la loi Glass-Steagall, sous forme d’un amendement à la loi Dodd, est promue par un groupe d’élus républicains et démocrates qui sont déterminés à faire échouer la réforme financière voulue par Obama. Quoiqu’il arrive, ils ne laisseront pas passer le projet du Président et ce pourrait bien être le début de la fin pour lui.

« Ce qui a déclenché cette affaire n’est pas strictement interne aux Etats-Unis. Le fait est que l’Empire britannique, c’est à dire le système financier international mené par le cartel bancaire Inter-alpha, est au bord de l’effondrement.

« La première victime de cette désintégration est l’euro. La monnaie unique européenne est un instrument mis en place dès 1989 par le système britannique. Il en est partie intégrante, tout comme l’Inter-Alpha Group et les pirates des Caraïbes – ses extensions dans les places financières offshore.

« Le renflouement de la Grèce est une escroquerie visant à briser les nations européennes. On l’a vu avec le retour de flamme depuis son adoption la semaine dernière, y compris avec ce qui s’est passé jeudi à Wall Street. La Grèce n’aurait pas dû être renflouée. Elle aurait dû procéder souverainement à une réorganisation financière. Pousser tous les pays européens à la renflouer n’a qu’un but : ruiner d’un seul coup toute l’Europe. Ces pays subissent maintenant un retour de flamme qui s’est propagé jusqu’à Wall Street. Si bien que, puisque Wall Street n’est qu’une extension de cet empire financier mondial, l’ensemble du système britannique est maintenant au bord de l’explosion.

« Barack Obama est le produit de cette autre extension britannique aux Etats-Unis qu’est Chicago. Il est leur pantin et on le voit voler au secours du système britannique, aux dépens de son propre pays [il s’oppose hystériquement au retour du Glass-Steagall et soutient pleinement le renflouement de la Grèce - ndlr]. Mais il n’y a pas que des traîtres et des imbéciles aux Etats-Unis. C’est ce que l’on voit avec l’amendement Glass-Steagall promu par les sénateurs John McCain et Maria Cantwell. Avec quelques autres, ils ne comptent pas rester assis à contempler la destruction de leur pays. C’est pour cela qu’ils ont entrepris d’enrayer la réforme Dodd en y introduisant le Glass-Steagall. Ce groupe de gens déterminés sait que le système britannique est prêt à s’effondrer et que s’ils n’appliquent pas les remèdes appropriés pour défendre les Etats-Unis, nous plongerons aussi. Ils n’agissent donc pas en politiciens, mais en patriotes. Les intérêts de Wall Street qui soutiennent la politique d’Obama sont des traîtres car ils sont prêts à sacrifier les Etats-Unis. Eux, par contre, ils agissent en patriotes face à l’effondrement total du système monétaire et financier international. En adoptant le Glass-Steagall ici, nous nous donnerons les moyens de sortir l’Europe de là, en étendant les principes de cette loi au vieux continent.

« Tout ce que l’on considère être aujourd’hui des actifs financiers sont en réalité sans aucune valeur. Ce ne sont que des produits dérivés issus de jeux d’argent ; des paris sur des jeux de paris. Ils n’ont absolument aucun lien avec des actifs économiques réels. C’est une fraude de plusieurs centaines de milliers de milliards, voir même de millions de milliards de dollars. Cette dette financière mondiale ne vaut absolument rien ! Ces actifs équivalent au mieux à de vulgaires billets de Monopoly.

« Avec l’approche Glass-Steagall, nous pouvons éliminer l’ensemble de ces actifs et défendre l’intégrité des obligations légitimes qui se trouvent dans les banques normales.

Ce type de réorganisation aurait dû être entrepris dès 2007, comme je l’avais prescrit, mais cet imbécile de Barney Franck l’a empêché. Résultat, la population américaine est frappée par la misère et bientôt par la faim. Nous sommes au bord d’un éclatement social. Alors qui allons-nous défendre ? La population ? Les emplois industriels ? Les collectivités locales ? Le pays ? Ou bien les intérêts étrangers, ces monstres renfloués du système britannique ?

« Le système est désormais hors de contrôle et ce qui arrive était entièrement prévisible, étant donné la folie qui règne dans la finance et la politique.

« L’initiative McCain-Cantwell est une réponse à cette réalité. Nous assistons maintenant à un véritable éclatement et une réorganisation du système politique américain bipartie. Il ne s’agit plus de républicains contre des démocrates. Il y a désormais une faction patriotique composée de membres des deux camps et qui croît à vue d’œil. Cette opposition à Obama et au système britannique ne reste formellement qu’une minorité, mais avec le soutien du peuple tout change. La population voit enfin des dirigeants se lever pour rompre avec la folie ambiante et elle n’attendait que ça.

« Les Etats-Unis sont sur le point d’adopter à nouveau la loi Glass-Steagall. Les britanniques vont très mal le prendre car l’application du Glass-Steagall condamne leur système.

« Nous sommes en position de changer le cours des choses. Nous sommes dans l’un de ces moments de l’histoire où les facteurs objectifs – les forces en place et la peur des gens – qui déterminent habituellement les évènements, volent en éclat face à un phénomène que décrivait parfaitement Percy Shelley à la fin d’ En défense de la poésie . « Parfois les gens sont saisis par une force qu’ils ne comprennent pas toujours mais qui les pousse à l’action. Ainsi fut la Révolution américaine, où un peuple isolé, loin de l’Europe, en est arrivé à se rendre compte qu’il devait défendre ses acquis. Souvent dans l’histoire nous avons vécu de longues périodes de souffrances auxquelles ont soudainement succédées les forces du changement. C’est comme une lame de fond. Il suffit de quelques meneurs bien en phase et le peuple leur répondra. Si la plupart des gens ne comprennent pas pleinement ce phénomène, ils le perçoivent très bien. Ils sentent lorsqu’un piège se referme sur eux et savent que quelque chose doit être tenté.

« Aujourd’hui, la ligne de rupture, c’est le Glass-Steagall, et nous avons quasiment les moyens de le faire passer. Avec ce que j’ai dit aujourd’hui, qui sera entendu et discuté par les personnes concernées dans les institutions, nous pourrons avoir l’élan nécessaire. Malgré nos divergences, ces gens sont d’accord avec ce que je dis et nous avons en commun d’être des patriotes. C’est ce qui peut faire la différence. »


La bataille se poursuit en France :
LE GLASS-STEAGALL GLOBAL ET LE PRECEDENT FRANCAIS


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