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Déclaration de Lyndon LaRouche

LaRouche : Les 7 étapes indispensables à une sortie de crise

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Le 24 août, Lyndon LaRouche présentait sur LPAC-TV, un programme en sept points pour surmonter la crise dans laquelle s’enlise le monde transatlantique. Extraits (Intertitres ajoutés par nous).


J’aborderai ici l’effondrement imminent de la partie transatlantique du système international et ses implications. Nous sommes au seuil d’un méga krach. A la moindre secousse, c’est tout le système qui s’effondre. A moins de se doter, avant que cela n’arrive, d’une alternative à mettre en oeuvre sans délai. C’est-à-dire que dans un très court laps de temps, tout doit être mis en place pour faire face.

Je vais donc vous exposer sept points cruciaux qui sont probablement la seule issue possible à l’effondrement généralisé menaçant, en premier lieu, le système transatlantique. Voilà la première chose à dire. Ensuite, il est évident que cette crise entraînerait la chute du système asiatique, aussitôt après celle du système transatlantique, et cette possibilité est bien réelle.

Le krach se produira à la moindre décision insensée de la part d’Obama (si ce n’est plus tôt), déclenchant alors le processus : l’état mental du Président se dégrade de jour en jour, comme l’ont remarqué bon nombre de commentateurs. (…)

1. Faire sauter le verrou politique : destituer Obama

La priorité est donc de destituer Barack Obama. Toutes les conditions pour cela sont réunies. Par exemple : Obama a récemment lancé une guerre en Libye en violant la Constitution des États-Unis. Il a dépassé le temps imparti à un Président pour prendre des mesures d’urgence (au-delà duquel il aurait dû demander l’aval du Congrès). Pour avoir violé ce principe constitutionnel, il est immédiatement passible de destitution. Il est également destituable du fait de son éligibilité à la section 4 du 25ème amendement de la Constitution pour grave atteinte de ses capacités mentales.

Il est donc tout-à-fait possible de l’écarter du pouvoir. Et si nous ne l’écartons pas à temps, quiconque n’aura rien fait pour cela partagera la responsabilité du plus grand krach qu’ait jamais connu le monde transatlantique. (…) Il doit donc, avant toute chose, être écarté, afin qu’il ne soit pas en mesure de parasiter le rétablissement de la Loi Glass-Steagall. (…)

2. Rétablir Glass-Steagall pour trier les actifs pourris

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Affiche de la mobilisation du LaRouche PAC pour Glass-Steagall.
http://www.larouchepac.com/glass-steagall

Nous devrons appliquer les moyens attachés à la version originale de cette loi – c’est-à-dire celle de l’administration Roosevelt, en instaurant une division des actifs concernés en deux catégories : d’un côté, les actifs qui dépendent du secteur des banques d’affaires et des activités financières similaires. Toutes les créances détenues à l’encontre des États-Unis et appartenant à ce secteur y seront assignées et effacées de la liste des dettes courantes à l’encontre du gouvernement ou des banques régulières. Cette division des actifs et des dettes définira la situation à laquelle nous serons confrontés à ce stade.

Cependant, il faut bien voir que la quantité de crédit qui survivra à cette purge du système sera malheureusement plutôt réduite. On ne pourra donc pas se contenter de cette législation Glass-Steagall dans le cadre du système monétaire national dont nous disposons à présent. Nous devrons adopter un système de crédit , comme l’a implicitement défini Alexander Hamilton lorsqu’il était secrétaire au Trésor et qu’il mit en forme cet aspect de la Constitution fédérale. Ainsi, cette division définira la partie de la dette attachée au secteur des banques d’affaires et des activités similaires – le secteur du jeu – et ils en seront de leur poche ; ils n’auront pas un centime de renflouement ! Toutes les dettes de jeu leur seront imputées.

La dette attachée à la part que nous sauverons ne constituera qu’une infime partie, car nous avons beaucoup trop attendu pour agir et c’est pourquoi la proportion de mauvais argent, par rapport au bon, a pris de telles proportions.

3. Contre le monétarisme, un système de crédit hamiltonien

Que ferons-nous, dès lors ? Nous devrons nous orienter vers ce qu’Alexander Hamilton a implicitement défini dans la Constitution comme un système de crédit, et non un système monétaire [voir notre dossier spécial Alexander Hamilton : Une question de principe]. Nous utiliserons de l’argent, mais il sera défini par sa participation à un système de crédit, qui n’est pas un système monétaire au sens habituel.

Le gouvernement fédéral devra donc émettre du crédit en plus de ce qui aura survécu à la purge du système sous Glass-Steagall. Ce qui signifie émettre du crédit public pour les Etats et la nation dans son ensemble. Le crédit fédéral servira à rétablir et promouvoir une croissance substantielle des économies des Etats, et ce que l’on appelle le secteur national ou les obligations du gouvernement national. C’est la troisième chose requise.

4. Renflouer les collectivités locales, Sauver les services publics

Nous devons établir des programmes étatiques et nationaux tenant compte de deux choses. Tout d’abord, nous avons un problème de renflouement, honnête celui-ci. De nombreuses institutions, qui ont été détruites, doivent être rétablies et redevenir opérationnelles immédiatement. En d’autres termes, (…) les pompiers, policiers, professeurs, écoles, etc. Ces institutions qui sont des obligations étatiques et nationales doivent être alimentées avec le crédit fourni par le gouvernement fédéral se substituant ainsi au programme de renflouement actuellement en vigueur.

Vient ensuite une autre catégorie, appelée à devenir rapidement la plus importante, et qui se caractérise par un programme très spécifique : les projets de grande envergure pour relancer l’économie, qui ne seront pas simplement des projets de grande envergure mais surtout des projets destinés à devenir des facteurs de croissance du taux d’expansion de l’économie. Sans cela nous ne serons pas en mesure de rattraper la marge de gâchis, de détérioration et de négligence qui s’est emparée de cette économie.

5. NAWAPA, le véritable moteur scientifique

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Le projet NAWAPA (Alliance nord-américaine pour l’eau et l’énergie).

Il nous faut ensuite choisir, comme principal moteur de ce programme de relance, le seul projet existant, capable de sortir les États-Unis sans encombre de la dépression mondiale. Le NAWAPA (Alliance nord-américaine pour l’eau et l’énergie) est l’unique projet ayant les caractéristiques et les effets spécifiques requis pour un programme de relance. Tout d’abord, il est d’une envergure suffisante et son impact physique est suffisamment étendu en termes d’envergure potentielle. Son potentiel en tant que facteur de croissance de l’économie est le plus important que nous puissions accomplir. Ainsi, le projet Glass-Steagall devient la clef de voûte d’une chance de relance majeure pour l’économie des États-Unis, une véritable relance et non un simple arrangement temporaire.

Car NAWAPA implique un changement de l’ensemble du système hydraulique de l’Amérique du Nord. Des États-Unis d’abord, mais aussi, dans sa conception originale, potentiellement du Canada, qui constitue une partie clef du programme, ainsi que de certaines parties du Mexique, tous faisant partie de ce même système hydraulique essentiel, celui qui existe présentement, et celui qui est appelé à exister par extension.

Il vous faut néanmoins comprendre pourquoi NAWAPA devient le moteur principal : tout d’abord, il restaure l’équilibre hydraulique des États-Unis, afin d’éviter les pénuries alimentaires. Il renverse la logique d’épuisement des ressources en eau des plaines occidentales, dont nous avons asséché par pompage les réserves hydrauliques sans rien faire pour les restaurer. Maîtriser le climat grâce à la maîtrise de l’eau, via ce système hydraulique : nous avons eu récemment, par exemple, des inondations massives par les eaux accumulées dans le bassin formé par les fleuves Ohio, Mississippi et Missouri. (…) Il y a donc deux questions : les réserves en eau des plaines occidentales en général. Il y également eu cette grande sécheresse qui a frappé durant le printemps et l’été de cette année dans la partie sud des États-Unis.

Entre autres choses, NAWAPA créera un équilibre hydrique à travers un réseau de canaux permettant d’augmenter la quantité d’eau dans tout ce système hydraulique, du Canada au nord du Mexique, en passant par les États-Unis. Cela signifie une augmentation de la masse d’eau douce disponible, mais aussi, pour le système de distribution, une minimisation des pertes de cette ressource.

6. Transports de masse et reconversion industrielle

Toutefois, il nous faut d’abord prendre certaines choses en compte pour reconstruire cette nation : nous devons réaliser de nouveaux de systèmes de transport, afin d’acheminer sur le chantier du projet NAWAPA, tout le matériel nécessaire depuis les sites de production.

Les Etats qui étaient autrefois des zones de production automobile : New York, Ohio, Indiana, Illinois, jusqu’à St. Louis, offrent la meilleure opportunité pour [construire] ces systèmes [de transport]. Dotée d’un haut niveau de qualification, cette région est essentielle pour la construction du NAWAPA : les compétences existent, latentes ou actives, et peuvent constituer les ressources pour l’intégralité d’un système de transport et pour d’autres choses faisant partie intégrante du système NAWAPA. Cela peut ainsi devenir un facteur multiplicateur de croissance dans l’économie américaine. C’est un point essentiel.

7. La coopération avec nos voisins

Il y a ensuite la question des autres nations, impliquant immédiatement le Canada et le Mexique, qui sont dans une situation similaire à la nôtre. Peut-être le Canada n’est-il pas aussi mal en point que nous, mais il est néanmoins sévèrement touché et nous suivra dans ce projet. Le nord du Mexique est une région qui a cruellement besoin d’eau, mais qui présente un potentiel pour l’agriculture et la production alimentaire très significatif. Pour atteindre le niveau de production alimentaire nécessaire, et d’autres choses tout aussi vitales, le projet doit être conçu comme un seul et même système de développement et de gestion de l’eau.

Nous allons également devoir nous occuper de la situation européenne et asiatique. Dans ce contexte, la Russie est probablement l’un des principaux facteurs. Elle semble mal en point, mais en prenant tous les facteurs en compte, elle l’est moins qu’on pourrait le penser. Poutine, son ancien président, aujourd’hui Premier ministre, semble déterminé à mettre en avant un nouveau programme idéal pour la Russie et les relations avec ses partenaires [voir Tunnel sous le détroit de Béring : Poutine et Iakounine relancent le projet. ]

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Le Pont terrestre eurasiatique, dont le tunnel sous le détroit de Béring est la clé de voûte, promu par Lyndon LaRouche et son mouvement depuis 1978.

Il y a des changements similaires en Chine – quoi qu’un peu différents. La Chine n’est, économiquement, pas capable de survivre à un krach du système transatlantique. Elle plongera elle aussi. Pour son marché, de quoi dépend-elle très largement ? Des États-Unis et de l’Europe, par exemple. L’effondrement transatlantique déclencherait une réaction en chaîne provoquant l’effondrement du marché chinois, plongeant la Chine dans une profonde crise. Idem pour l’Inde, pour des raisons similaires.

C’est une crise d’effondrement général qui est en cours, une dépression d’une ampleur telle qu’elle pourrait entraîner l’extermination de pans entiers de la population, à travers le monde. Cela veut dire une dépopulation brutale des États-Unis, de l’Europe et d’autres pays.

Une nécessité

C’est donc une action absolument indispensable, à cause du facteur « eau ». La meilleure façon d’investir un dollar dans une relance, c’est de l’investir dans l’eau et des programmes qui y sont liés. Cela ressuscitera nos capacités industrielles, nos capacités scientifiques, car il s’agit d’un programme scientifique moteur.

Voilà où nous en sommes. Nous pouvons le faire. C’est réalisable, maintenant ! Politiquement, c’est faisable, à condition que ce bon à rien soit viré de son bureau. Et l’humeur dans le pays est en train de converger rapidement vers ce point.

Si c’est fait, si la réforme Glass-Steagall est correctement mise en place et que ses bienfaits sont appliqués adéquatement, sous forme d’un système de crédit – appelons-le système original de crédit, car c’est le principe de l’économie des États-Unis. Nous ne nous appuyons pas sur un système monétaire, pas sur un système financier ; ça, c’est l’Empire romain, c’est l’irresponsabilité européenne. Nous nous appuyons sur un système de crédit ; la Constitution elle-même précise ce point. Nous utiliserons de l’argent, mais l’argent des États-Unis sera contrôlé par la définition même d’un système de crédit, pas par un système monétariste. Et cette différence est fondamentale.

Voilà les conditions minimales requises ; si vous voulez une relance, quelle qu’elle soit, c’est probablement la seule chose qui fonctionnera.

Il y a longtemps que je fais des prévisions, depuis 1956 en réalité, lorsque j’ai prévu la récession de 1957, et j’étais le seul à le faire à ce moment-là. Mes autres prévisions ont été couronnées de succès, les unes après les autres, et je n’ai pas vraiment d’adversaires dans ce domaine. C’est pourquoi je pense qu’il serait déraisonnable de ne pas saisir l’occasion que j’ai évoquée ici.

Je n’entrevois aucune possibilité de survie sans, pour commencer, virer ce bon à rien de la Maison Blanche ; il est plus que mûr pour l’évacuation. Lâcher le système actuel, complètement, à l’aide d’une réforme Glass-Steagall sous sa forme originale, avec la même puissance et la même intention, celle de Franklin Roosevelt ; c’est absolument nécessaire. (…)

Au-delà, nous devons avoir un programme moteur d’envergure, fondé sur des infrastructures à grande échelle, dont NAWAPA est l’exemple le plus approprié. Avec ce programme, et avec un programme de progrès scientifique accéléré, incluant, bien sûr, le programme spatial, que nous ressusciterons et porterons au-delà de ce qu’il était jusque-là, nous disposerons d’un programme scientifique moteur qui transformera les investissements en capitaux, en équipements pour la croissance, conduisant à l’expansion des richesses produites par personne et par kilomètre carré, aux États-Unis et ailleurs.

Voilà les grandes orientations. Ce plan est unique et, aussi loin que je puisse voir, en tant que l’un des principaux prévisionnistes du monde (du moins pour ce qu’on en a vu jusqu’ici), c’est la meilleure chose à faire. Faisons-le.


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