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LaRouche : comment sauver l’Europe

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Par Lyndon LaRouche


Un véritable historien de la civilisation américaine n’éprouve aucune difficulté à distinguer entre, d’une part, le principe constitutionnel des Etats-Unis, connu comme étant celui d’unsystème de crédit, incorporant les prémisses de la loi Glass-Steagall [adoptée par Roosevelt en 1933], et d’autres part, les principes monétaristes dont les racines profondes remontent à l’Empire romain, à l’origine de l’usure, base du monétarisme, qui s’est répandue ultérieurement à l’ensemble de l’Europe.

Communiquer la vraie nature de cette distinction à un Européen éduqué n’est pas difficile. [Le banquier allemand] Herman Abs, par exemple, démontra sa compréhension de ce principe en concevant les politiques de crédit à l’origine du miracle économique allemand après-guerre.

Comme on le disait autrefois, à une époque où c’était encore habituel de se moquer des vicissitudes de la vie, les Américains et les Britanniques sont séparés par une langue commune.

Dans un système monétariste, la notion de valeur économique employée pour définir les politiques publiques s’inscrit purement au sein de la notion monétaire en tant que telle. A contrario, pour le Système américain [d’économie politique], mis en œuvre par les pionniers de la Baie du Massachussetts, ainsi que sous la Constitution de la République américaine, la valeur économique repose sur l’émission de crédit au service du perfectionnement des capacités productives du travail, mesurable par habitant et par unité de surface.

C’est bien là que se situe la différence fondamentale, systémique, entre les systèmes européens actuels, basés sur la tradition monétariste héritée des reliques de l’Empire romain (c’est-à-dire Byzance, « l’ancienne » et ensuite Venise, la « nouvelle » suivies par l’Empire britannique). En d’autres termes, le Système américain, qui trouve son précédent dans la charte de la Colonie de la Baie du Massachussetts, est fondé sur l’idée d’un système de crédit, à mille lieux de cet héritage romain qui prévaut toujours, avec l’hégémonie actuelle de l’Empire britannique, et ses satellites dans la zone “euro”.

L’ironie du sort est que par cette domination britannique, surtout depuis l’imposition de l’euro à l’Allemagne par l’édit impérial émis par Margaret Thatcher, François Mitterrand et George H.W. Bush, l’émission monétaire prévaut, sans considérer son rôle dans l’économie physique.

Pour ceux qui sont versés dans les questions historiques, l’Europe actuelle est toujours sous le joug d’un Empire romain dont les méthodes de gestion se sont métamorphosées, passant de la Rome antique à Byzance, de la Venise d’Aristote à celle de Paolo Sarpi et de la tradition de ce dernier aux versions modernes de nouvelle Venise du libre échange qu’est la monarchie impériale britannique aujourd’hui. Ainsi, le principe impérial du monétarisme emprisonne l’Europe (et d’autres parties du monde) par une forme monétariste de gouvernance impériale s’imposant sur les sujets de tel ou tel Etat-nation particulier.

Pour indiquer la nature d’une solution à cette crise mondiale, prenons le cas, à première vue sans espoir, de la faillite actuelle de l’Angleterre.

La raison pour laquelle les Britanniques, même avant les élections de mi-mandat du 2 novembre, ont menacé les Etats-Unis, en faisant savoir qu’ils considéreraient comme un casus belli tout retour américain à la loi Glass-Steagall, vient du fait que si les Etats-Unis refusaient de mourir en adoptant ce type de législation, le système monétariste international britannique s’effondrerait.

En effet, un tel choix de la part des Etats-Unis impliquerait la faillite retentissante du système du Commonwealth britannique, en particulier l’effondrement de son système bancaire lui-même. En vérité, il n’existe aucune possibilité pour que le système impérial britannique élargi, dont le groupe bancaire Inter Alpha est l’épine dorsale, survive.

Bien entendu, l’idée de maintenir en vie un tel empire, pérennisé par la création et le développement du groupe Inter Alpha, ne devrait même pas effleurer nos esprits. Cependant, ceci n’implique pas que nous devions nous abstenir de soutenir le sauvetage du Royaume-Uni, une entité bien distincte de cet Empire britannique associé au groupe Inter Alpha.

Comment ? Très simplement : le Royaume-Uni, en tant qu’Etat-nation, et l’Empire britannique, n’ont même plus l’espoir que leur système impérial puisse perdurer avec le groupe Inter Alpha. Pour cela, le pays devrait entamer une réorganisation de son système bancaire afin de mettre en place un système de crédit fondé sur les principes mis en œuvre par la loi Glass-Steagall aux Etats-Unis.

Comprendre le principe d’un système de crédit est essentiel pour toute réforme mettant pleinement en œuvre et sous forme d’un système bancaire commercial de type Hamiltonien, par le haut, l’intention de principe contenu dans la Constitution américaine.

Le remède

Considérons un instant le potentiel d’une reprise économique britannique à partir de la faillite d’Etat menaçant actuellement le Royaume-Uni, ceci du point de vue du principe sous-jacent qui a permis de bâtir les Etats-Unis, c’est-à-dire la notion d’un système de crédit, en opposition avec la tentative hyper-inflationniste folle visant a maintenir le système monétariste actuel.

En premier lieu, tirons une leçon des accomplissements de Charlemagne.

Parmi les nombreuses réformes qu’il lance, la plus importante concerne le développement d’un système de crédit visant à désenclaver le continent en reliant entre eux la plupart des grands fleuves et les ensembles ripariens du territoire dont il avait la charge, grâce à un ingénieux système de canaux de jonction qui restent l’un des traits essentiels de la civilisation européenne et au-delà. C’est une politique de grands travaux, comme celle de Charlemagne, celle de la Tennessee Valley Authority (TVA) de Franklin Roosevelt ou encore celle, la plus vaste de l’histoire, du projet NAWAPA, qui représente des plateaux dans le progrès de l’économie physique. Une politique publique de grands travaux, servant de socle aux entreprises privées afin d’obtenir des gains de productivité dans l’agriculture et dans d’autres secteurs de l’économie physique, a toujours été la base d’un meilleur niveau de vie général.

La façon appropriée d’obtenir de tels progrès se situe dans la promotion du progrès scientifique et technologique des capacités productives du travail, par habitant et par unité de surface. En retour, ces progrès fournissent la base pour des investissements qui ont plus de valeur pour la nation que leur coût net physique. C’est la longue tendance à l’accroissement de la densité des flux d’énergie, sur laquelle repose l’augmentation de la croissance de la valeur physique du crédit productif public, qui constitue le facteur d’accroissement net en termes de productivité physique, par habitant et par unité de surface.

De tels accomplissements, qui dépendent d’un système de crédit productif public, plutôt que d’un système monétariste, représentent le facteur physique dont dépend l’existence d’un système de crédit national performant. Historiquement, ce qui a permis aux Etats-Unis de prospérer, c’est l’existence d’un système doté d’une Banque nationale, fournissant les moyens d’opérer aux banques commerciales locales, plutôt qu’un système spéculatif dejeux, à la Wall Street.

En pratique, cela veut dire que si le Royaume-Uni désire survivre aux conséquences de sa folie, il devrait asseoir sa croissance interne sur un système de crédit productif public, clairement défini par l’équivalent d’un système de crédit public régulé.

La marge de succès de cette démarche dans le long terme, sera le degré de sa participation à l’augmentation du niveau de vie et à la productivité de l’économie physique, c’est-à-dire sa participation à de grands travaux semblables au projet américain NAWAPA. Il s’agit avant tout d’améliorer la qualité de la production et la vie des peuples, non seulement en Europe et aux Etats-Unis, mais également en Afrique, en Asie et en Amérique du sud.

La création d’un système global de parités fixes entre les devises des différents systèmes de crédit public des républiques souveraines qui y prennent part, est le moteur indispensable pour réussir ce type d’effort.

Ainsi, c’est la hausse du niveau de vie des habitants du Royaume-Uni, par exemple, qui défini le principe d’un système global de crédit productif public entre Etats-nations parfaitement souverains. Voilà ce qui est aujourd’hui non seulement un espoir pour l’humanité, mais constitue à l’heure actuelle le seul espoir pour chacun et chacune des parties de l’humanité.

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