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LaRouche devant la Commission de la Défense du Sénat italien : Une perspective stratégique pour défendre l’Etat-nation

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Le 5 juin 2007, Lyndon LaRouche s’est adressé à la Commission de la Défense du Sénat italien, dans le contexte des investigations de la commission sur « l’état actuel et les perspectives de l’industrie de la défense et de la coopération sur l’armement. »
(les intertitres ont été rajoutés)

M. le président, MM. les sénateurs, le sujet qui nous intéresse aujourd’hui porte sur la corrélation entre Défense et Economie. Je veux souligner en particulier l’aspect technologique de cette corrélation.

Pour le comprendre, nous devons revenir à ses origines et aux fondements de l’Etat-nation que nous trouvons dans le Concile de Florence de 1439, et dans la Concordance Catholique de Nicolas de Cues qui avait participé à ce Concile. Ces évènements ont marqué la fondation de la science moderne, en grande partie grâce aux apports de Nicolas de Cues. Ses propositions, amplifiées par de nombreux autres participants au Concile, conduisirent à la création d’une nouvelle forme de société que nous appelons aujourd’hui « Etat-nation moderne », ou aussi « commonwealth society » en anglais. Il s’agit d’une société dans laquelle tous les gens sont considérés comme membres de la nation, laquelle doit être gouvernée dans l’intérêt commun de tous.

Défense, industrie et bien-être

Louis XI fonda un Etat de ce type en France. Un deuxième Etat semblable fut établi en Angleterre sous Henri VII. Grâce aux écrits de l’époque sur la guerre de Nicolo Machiavelli, nous savons que la nature de la guerre et du gouvernement a changé avec l’arrivée de l’Etat-nation moderne et des contre-mesures dont il a fait l’objet. La capacité de l’ancien système féodal à reprendre le dessus a été empêchée par le rôle qu’a désormais joué l’ensemble de la population de la cité ou de la nation dans la guerre. Ainsi, ce qu’on appelle économie moderne et technologie moderne sont devenues une force déterminante dans la guerre.

Sous l’influence de Paolo Sarpi, l’ancien système féodal est devenu vers le début du XVIIe siècle ce qu’on appelle le système libéral, puis le système Anglo-Hollandais d’économie et de gouvernement. Les guerres de religion se sont poursuivies jusqu’en 1648, au moment où l’Etat-nation moderne fut établi sous l’influence du cardinal Mazarin, avec le rôle clé qu’a aussi joué Jean-Baptiste Colbert.
Si nous examinons les relations entre économie, technologie, science, politique et guerre dans cette période, nous constatons que nous pouvons décrire toute l’histoire moderne de la guerre, du militaire et du politique à partir de ces racines historiques. La bataille entre l’idée de société de bien commun et l’idée d’empire sous sa nouvelle forme libérale dont l’Empire britannique est typique, a duré de manière continue jusqu’à aujourd’hui. La tentative de remplacer l’Etat-nation souverain par la mondialisation - c’est-à-dire d’établir un empire mondial - constitue le principal conflit d’aujourd’hui.
Certains intérêts ont une tendance constante à vouloir faire cesser tout contrôle souverain des nations sur leur propre économie. C’est ce qu’on appelle la mondialisation. Et la résistance à cela rencontre aujourd’hui des difficultés. Je fais partie de cette résistance.

Le problème auquel nous sommes confrontés est donc le suivant : c’est une tentative de la part de certains intérêts financiers internationaux, cohérente à l’idée de mondialisation, de détruire les capacités industrielles et scientifiques des nations et de les disséminer aux quatre coins de la planète dans des entreprises employant une main d’œuvre sous-payée.
Par exemple : depuis Maastricht, l’Europe a été dépouillée de son indépendance technologique et de ses capacités militaires. L’ex-Union Soviétique a été ruinée. Les pays d’Europe de l’est qui faisaient parti du Comecon sont dans un état économique et social bien pire que sous la domination soviétique. L’Allemagne va à la banqueroute. L’Italie se ruine, en particulier en perdant ses industries essentielles qui ont joué un rôle important depuis le milieu du XIXe siècle, c’est-à-dire l’époque de l’influence de Riemann sur la pensée scientifique italienne.
Nous en sommes pratiquement arrivés au point où l’industrie de base, en particulier dans le nord de l’Italie, est perdue. Un certain nombre d’entreprises subsistent, mais il y une pression énorme de la part des hedge funds pour piller l’industrie de tous les pays du monde. Et cette pression s’exerce particulièrement sur les secteurs appartenant à l’économie de base, que ce soit au niveau national, régional ou municipal. Et le combat est international.
L’exemple le plus récent que nous avons de cela en rapport avec le sujet de notre discussion d’aujourd’hui, et dont l’impact est direct, concerne la mobilisation du parti démocrate que j’avais organisée en 2005 pour empêcher le pillage du système de sécurité sociale des Etats-Unis - une politique introduite par l’actuel président des Etats-Unis et son entourage. Au même moment, en février 2005, il était évident pour moi qu’il y avait un plan en œuvre pour détruire l’industrie automobile américaine et transférer cette activité à des producteurs étrangers employant une main d’œuvre sous-payée.

L’Arsenal pour la Paix de Roosevelt

Ceci était d’une importance cruciale car il s’agissait en réalité d’un enjeu militaire stratégique et non d’un simple enjeu économique. Au siècle dernier, le développement de capacité militaro-industrielle des Etats-Unis était un héritage de Lincoln et avait déjà atteint un niveau considérable à la fin de la première guerre mondiale. C’est à ce moment-là que nous sommes devenus la cible de notre allié d’alors, le Royaume-Uni. Comme le montrent des études conduites par l’armée américaine dans les années 1920, il y avait alors des négociations concernant les forces navales dans lesquelles les Britanniques associés avec les Japonais demandaient une réduction des capacités maritimes américaines à une taille acceptable pour l’Empire britannique. Le Japon, la Grande-Bretagne et d’autres avaient même des plans d’attaque navale contre les Etats-Unis. Pas pour conquérir les Etats-Unis, mais pour réduire leurs forces navales.
C’est à ce moment là que le Japon, qui était sous contrôle de la famille royale britannique depuis 1895, accepta de détruire la base navale de Pearl Harbor. C’était dans les années 1920, c’est-à-dire à une époque où le Japon était un allié de la Grande Bretagne.
L’ironie veut que ce soit lorsque le Président Roosevelt induisit les Britanniques, ou du moins un certain nombre d’entre eux, à ne pas s’allier à Hitler, que le Japon, devenu allié de l’Allemagne nazie, exécuta tout de même son plan d’attaque de Pearl Harbor.

Mais pendant cette période des années 20, l’armée américaine a développé une politique dont l’impact devint apparent sous Franklin Roosevelt. Au début de mars 1933, au moment de l’investiture de Roosevelt en tant que Président des Etats-Unis, Hitler avait déjà obtenu des pouvoirs dictatoriaux grâce à l’incendie du Reichstag. Ainsi, lorsque Roosevelt entra en fonctions, il savait déjà qu’une guerre aurait probablement lieu. Sa politique fut donc immédiatement celle d’une double reprise - nous avions déjà perdu 30 % de notre économie entre 1929 et 1933. Roosevelt fit alors appel à un certain Harry Hopkins, qui mit en place un programme à la fois militaire et civil. L’intention de Roosevelt était d’utiliser la même approche pour rebâtir l’industrie et l’agriculture, donc l’économie civile des Etats-Unis, et en même temps de préparer les Etats-Unis à faire face à leurs responsabilités concernant l’Europe, à ce que Roosevelt savait déjà être la menace Hitler.
C’est ainsi qu’on a eu ce fameux phénomène Harry Hopkins, avec des personnes devenues de grands généraux au cours de la Seconde guerre mondiale, après avoir été impliquées dans ce programme économique.

Ainsi, le développement des Etats-Unis, passant de la dépression à la plus grande puissance économique que le monde n’ait jamais vu, vers 1943, fut le résultat de la combinaison d’un développement militaire, sur une base d’économie civile. En d’autres termes, le rôle joué par les Etats-Unis à ce moment-là fut un écho de ce qui s’était passé avec le Concile de Florence au XVe siècle avec la formation de la société basée sur le bien commun. C’est la longue expérience historique de l’Europe, utilisant et développant la puissance militaire sur la base du développement de l’économie et du peuple, et formant un nouveau genre d’Etat-nation dans lequel on tend à éliminer les reliques de la servitude et de l’esclavage.

Ainsi, développer l’économie de toutes les populations sur chaque kilomètre carré de territoire, accroître les pouvoirs productifs du travail et le bien-être général, et développer le caractère du peuple, c’est notre tradition. Le Traité de Westphalie bien qu’il n’ait jamais été parfaitement réalisé, en partie à cause des guerres des Anglais, des Français puis des Hollandais, est néanmoins le modèle caractéristique de toutes les périodes réussies de développement depuis lors jusqu’à présent.
Le développement des Etats-Unis n’en est qu’une expression plus aboutie du fait que nous n’avons d’héritage oligarchique dans notre société. Et c’est là qu’est la différence. Alors que les systèmes européens tendent à être des systèmes monétaires, ou du moins basés sur un système monétaire, la forme constitutionnelle du système américain, n’est pas monétaire ; c’est un système de crédit. C’est-à-dire que d’après la loi constitutionnelle, notre monnaie ne peut être créée que par le gouvernement, avec le consentement de la branche législative. Et ce pouvoir du gouvernement à créer de la monnaie, c’est-à-dire du crédit, constitue le pouvoir financier du gouvernement qui contrôle et oriente cette force vers l’industrie, l’agriculture et le développement général du peuple.
Ainsi, la puissance des Etats-Unis, l’accroissement remarquable de la puissance des Etats-Unis, entre la l’état de banqueroute de 1933, lorsque Roosevelt fut investit, et la fin de la guerre : la plus grande puissance économique physique, la plus grande puissance militaire de l’histoire, a donc été créée en un temps très court, par l’utilisation des provisions de la Constitution des Etats-Unis qui nous ont permis d’organiser une telle mobilisation. Nous n’étions pas sujets à un contrôle d’autorités monétaires extérieures, de puissances monétaires extérieures. Et c’est là le secret de notre capacité d’organisation. Et nous aurions pu faire mieux si Roosevelt n’était pas mort, si nous avions poursuivi dans cette voie, développé le monde en le libérant du colonialisme. Nous ne l’avons pas fait.

La guerre permanente contre l’Etat-nation

Aujourd’hui, vous êtes dans une situation où l’on essaie de détruire cet héritage de la civilisation européenne moderne, née avec le concile de Florence. Cet héritage de l’Etat-nation moderne basé sur l’égalité politique de l’individu humain et la responsabilité de l’Etat de promouvoir le développement de l’individu et l’amélioration des pouvoirs politiques et physiques de l’individu.
Cette destruction est en marche depuis la mort de Roosevelt. Ce n’était pas trop visible dans un premier temps, mais lorsque Truman entra en fonctions, il y eut un changement brusque. Deux signes visibles ont été caractéristiques de ce changement. Roosevelt voulait éliminer toute forme de colonialisme immédiatement après la guerre. Il voulait également utiliser la puissance de guerre que nous avions développée pour la reconvertir en une capacité civile et utiliser une grande partie de cette force économique civile pour aider à rebâtir non seulement l’Europe, mais surtout d’assister les nations libérées dans leur développement, pour en faire de véritables nations indépendantes.
Cette politique a été abandonnée, et notre taux de développement dans l’après guerre s’est donc ralenti. Nous avons néanmoins maintenu ce système malgré les dommages qui lui ont été infligés, jusqu’à l’assassinat de John F. Kennedy. Et cet assassinat a permis l’introduction d’une politique bien différente. L’assassinat de John F. Kennedy a permis à certaines forces en Europe et aux Etats-Unis de mettre en place ce contre quoi le président Eisenhower nous avait mis en garde en quittant son poste : qu’un complexe militaro-industriel prenne le contrôle de la destinée des Etats-Unis et du même coup de l’Europe et du reste du monde.
Elles nous ont fait la même chose qui avait été faite aux Grecs pendant la guerre du Péloponnèse. Les Grecs furent induits, par le sophisme, à s’engager dans une guerre prolongée qui détruisit la Grèce. Athènes ne s’est jamais remise de cette longue guerre du Péloponnèse. Depuis cette époque, l’histoire de la civilisation, et plus particulièrement de la civilisation européenne, a été une série de longues guerres ruineuses.
L’exemple du contraire, c’est celui de Louis XI qui était attaqué par tout le monde sur tous les fronts. Il a même versé des pots de vins à certains de ses persécuteurs pour qu’ils acceptent la paix. Et il en a tiré profit car en s’affranchissant ainsi de la guerre, il a pu développer la population française, et c’est là que la France est devenue une grande puissance.
Mais nous avons fait le contraire. Au Vietnam, nous nous sommes lancés sur la base de mensonges, dans une guerre longue et inutile qui se prolongea jusqu’à ce que nous décidions de l’arrêter arbitrairement parce que cela ne fonctionnait pas. Depuis, nous avons fait toutes sortes d’idioties jusqu’à repartir en guerre au moment de la chute de l’URSS, mais cette fois en Irak. Nous en sommes heureusement sortis avant qu’elle ne se transforme en une guerre d’occupation qui nous aurait ruinés.
Mais nous avons ensuite entamé les guerres des Balkans, qui sont lourdes de conséquences et dont nous subissons toujours les effets en Europe, car nous n’avons pas réglé les désordres que nous avons créés. Puis nous nous sommes lancés avec l’administration actuelle, dans cette longue guerre en Irak. Nous y sommes allés avec la bénédiction de Tony Blair qui a menti au monde entier pour cela. A cause des mensonges de Tony Blair, que j’ai personnellement contribué à exposer - et j’ai été puni pour cela - nous nous sommes donc de nouveau engagés dans une guerre longue en Asie du sud-ouest, en Afghanistan, en Irak. Nous sommes maintenant engagés dans une guerre potentielle en Iran. Nous sommes maintenant engagés dans une guerre généralisée dans l’ensemble de ce qu’on appelle le monde arabe, et qui s’étend jusqu’en Turquie créant un risque de déstabilisation. Toute la région est maintenant une aire d’instabilité.

Mondialisation et pillage industriel

Et pendant ce temps, nous avons perdu la plus grande partie de notre économie. Nous l’avons perdue en grande partie par la mondialisation et en grande partie par des lois qui autorisent les hedge funds et des calamités similaires à venir chez nous et nous dépouiller. Ils prennent nos industries, et même les secteurs publics, ils les pillent, les ferment et s’en prennent à d’autres victimes. Et c’est un processus que j’ai vu en Italie, comme aux Etats-Unis ou en France. Je l’ai vu se répandre massivement en Allemagne depuis les accords de Maastricht. J’ai vu les conditions des anciens pays du Comecon se dégrader pour arriver à des niveaux bien pires que sous les Soviétiques. Certes ils ont la liberté de contempler leur misère et d’en parler. Mais leur misère est plus grande qu’à l’époque.
Il y a de même un pillage en l’Italie, et plus particulièrement dans le nord, des industries de base qui étaient associées depuis le milieu du XIX e siècle à l’apparition de nouveaux réseaux scientifiques autour de Betti. Il y a eu, par exemple, un grand développement de l’aérospatiale, typique de capacités militaires et d’autres capacités. Mais les industries sur lesquelles reposaient ces capacités sont détruites. Quand je vais à Milan, je vois ces zones où il y avait de grandes industries automobiles à haute technologie ainsi que des entreprises plus petites. Elles n’y sont plus. Je vois maintenant des filles maigres défilant sur des podiums censés être un substitut à l’industrie. Je vois une menace pour l’économie italienne. Et, face à l’état dans lequel je vois cette partie de la communauté mondiale, je me demande comment nous allons sauver l’économie des ravages de ce processus de mondialisation.
Revenons à ce que j’avais proposé en 2005. J’avais proposé que le gouvernement des Etats-Unis mette en place un corps spécial et rachète des parties de l’industrie automobile, notamment dans les domaines de haute technologie, pour les utiliser non pas pour l’automobile, mais pour développer les infrastructures. Nous avons des barrages, des canaux, des centrales, des canalisations en décrépitude alors qu’ils sont essentiels à la vie économique du pays. Avec le secteur automobile et ses machines-outils, nous pouvons régler ce problème. J’ai simplement proposé que le gouvernement des Etats-Unis passe des lois d’urgence n’autorisant pas la fermeture de ces usines, mais les préservant pour les convertir dans les programmes d’infrastructure qui en ont un besoin urgent, et permettant ainsi de maintenir à niveau la puissance productive technologique des Etats-Unis.
Cela n’a pas été fait car il y eut une pression énorme sur les membres du parti démocrate avec les lesquels je collaborais alors sur la défense de la Sécurité sociale. Tout allait bien jusqu’à ce que se pose cette question du sauvetage du secteur automobile par la reconversion. Aujourd’hui, nous n’avons plus d’industrie automobile américaine. Il nous reste un débris qui est pillé comme on dépouille de ses derniers lambeaux de chairs une carcasse de poulet. L’industrie japonaise a en partie repris l’affaire, mais comme ils travaillent à des coûts sociaux très bas, nous assistons à un effondrement social dans les Etats du Michigan, de l’Ohio, de l’Indiana et ailleurs. Cette fracture dans l’économie des Etats est une menace grave pour la stabilité des Etats-Unis. Car nous n’avons pas agi.
Ma préoccupation en voyant ces problèmes en Europe et aux Etats-Unis, c’est donc de savoir ce que nous devons faire.
Comme ce fut le cas depuis la Renaissance, il est donc nécessaire de maintenir le développement des capacités économiques qui servent aussi la défense nationale, quand la défense nationale est en péril. Et cela implique toujours un progrès scientifique et technologique, et le développement des qualifications de la population.

Le problème est donc de savoir comment garder dans le secteur public des industries qui sont le cœur des capacités technologiques et scientifiques, même si elles n’appartiennent pas directement au domaine militaire.

Quelle formation pour les jeunes ?

Ceci nous conduit au domaine dans lequel je suis réputé, celui des nouveaux types de technologie. Il faut toujours choisir les technologies les plus avancées, car pour avoir une véritable défense nationale, il faut un personnel qualifié, les structures économiques appropriées et la maîtrise technologique. C’est ce qu’a fait Roosevelt dès le premier jour de sa présidence. Il savait qu’une guerre se préparait et le programme qu’il a lancé pour la guerre et le programme qu’il a lancé pour l’économie n’étaient qu’un seul et même programme. C’est l’idée d’une économie à usage dual, ayant une orientation vers la haute technologie qu’on utilise directement pour l’infrastructure et le reste. C’est ce qui crée un potentiel dans la production, mais aussi dans la population.
Mais le plus gros problème pour tous les pays, c’est la destruction des capacités de la jeune génération. Depuis les années 1999 et 2000, je travaille avec des jeunes de 18 à 35 ans et je me suis concentré au départ sur les 18-25 ans. Et ce que nous rencontrons tous les jours là où il est question de mouvements de jeunes ou de mouvements de jeunes politiques, c’est un manque d’attention donné au développement du pouvoir créateur de cette génération.
Il y a un potentiel réel chez ces jeunes gens, ces jeunes adultes. Ils sont notre avenir. Dans toute l’histoire autant que je sache, c’est toujours le développement de la jeune génération, celle des jeunes adultes, qui est le fondement de la société à venir. Du temps où ils entrent dans l’âge adulte jusqu’à leur retraite, ils deviennent le facteur déterminant la réussite ou l’échec de la société.
Certains changements dans la période d’après guerre, caractérisés par le Congrès pour la Liberté de la Culture et des choses similaires, ont donné une orientation existentialiste à la pensée de la génération née entre 1945 et la première grande récession d’après guerre de 1957. C’est cette génération que vous voyez aujourd’hui aux commandes de tous les postes importants aux Etats-Unis. J’ai des amis parmi eux, mais il faut reconnaître que face à certains problèmes, ils s’inscrivent aux abonnés absents. Ils reportent les problèmes à plus tard et fuient la réalité. Je ne voudrais pas leur confier un commandement militaire, ils échoueraient. Non pas par manque d’entraînement militaire, mais parce qu’il leur manque un sens d’engagement à accomplir une mission, à faire une percée.
Ce dont nous avons besoin, et particulièrement en Italie dont je comprends les problèmes, c’est d’avoir en vue une politique de maintenir cette approche à usage dual de l’économie. Il faut toujours voir cela du point de vue des problèmes futurs à résoudre, et se concentrer sur les jeunes de 18-35 ans. Ces jeunes sont ceux qui vont penser à ce que sera le monde dans deux génération, le monde des cinquante prochaines années. Il faut leur donner une économie avec laquelle ils pourront jouer, pour ainsi dire, une économie qui a une capacité à usage dual car c’est ce qui est nécessaire pour surmonter la crise à venir. Cette crise mondiale que nous affrontons est bien plus grande que ce que l’Italie est prête à affronter. Elle ne peut pas le faire, c’est trop gros pour elle. Seul les géants de ce monde peuvent faire quelque chose. Mais aucune nation ne doit abandonner sa souveraineté sous prétexte qu’elle n’est pas en position de diriger le monde. Il faut diriger sa propre nation pour faire partie du processus délibératif entre les nations.

C’est mon point de vue d’ensemble.

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Extraits des statuts - Article 2 - Objet