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Les éditoriaux de Jacques Cheminade

LaRouche et Lautenbach

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« L’Allemagne est en train de mener une politique qui risque de fragiliser la croissance européenne. Nos amis allemands sont en train de serrer la vis à peu près partout. Je ne suis pas sûr que cette méthode soit forcément efficace. » C’est dans ces termes fort peu diplomatiques que Jean-Pierre Raffarin a condamné « la politique brutale de rigueur » du chancelier allemand, Gerhard Schröder.

Déclaration d’autant plus importante qu’elle intersecte un débat fondamental apparu depuis quelques semaines en Allemagne. Tout d’abord, l’ancien dirigeant social-démocrate Oskar Lafontaine - du même parti que Schröder - a dénoncé la similitude entre la désastreuse politique d’austérité actuelle et celle du chancelier Brüning dans les années trente, qui créa les conditions de l’accession d’Hitler au pouvoir. Puis, l’ex-directeur de l’Institut d’économie mondiale de Kiehl, Herbert Giersch, (pourtant de convictions « libérales ») a comparé la crise économique allemande actuelle à celle d’il y a 70 ans. Il a souligné qu’alors, un groupe d’économistes et d’industriels, parmi lesquels Wilhelm Lautenbach, avait proposé une autre politique que celle de Brüning, fondée non sur la « rigueur », mais sur le crédit productif. Enfin, Arnulf Baring, l’un des historiens allemands les plus connus de l’après-guerre, s’est livré au même type de comparaison en examinant la nature de la Constitution allemande de Weimar et celle d’aujourd’hui.

Une réalité que seule Helga Zepp-LaRouche avait jusqu’à présent évoquée se trouve donc au centre des débats en Allemagne, alors qu’une crise très grave touche le pays, bien plus grave que ne le rapportent les médias français et préfigurant ce qui arrivera inéluctablement en France si rien n’est fait pour changer de politique.

Jean-Pierre Raffarin a donc eu parfaitement raison de tirer la sonnette d’alarme. Cependant, la politique du gouvernement français laisse elle-même à désirer. Une baisse de l’impôt sur le revenu, un allègement des charges des entreprises et une réduction des investissements infrastructurels ne peuvent, chez nous aussi, qu’aggraver la situation.

Au moment même où M. et Mme LaRouche ont pu visiter la France, c’est au contraire la politique qu’ils défendent et que je défends, celle que Wilhelm Lautenbach voulait appliquer en 1931-32, qui devrait être immédiatement mise en place.

Seule cette politique peut empêcher l’arrivée au pouvoir de nouveaux fascismes et offrir une perspective permettant de mobiliser les populations en rétablissant les capacités de production et d’emploi. Mme LaRouche et moi-même avons décidé de lancer une campagne conjointe pour que la France et l’Allemagne l’adoptent et que M. Raffarin mette des actes derrière ses belles phrases.

C’est seulement ainsi que l’Europe peut devenir une communauté d’espérance et une grande aventure, volontariste et fidèle au meilleur d’elle-même.

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