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LaRouche invité à exposer la vérité sur la mort d’Aldo Moro

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24 juin 2008 (Nouvelle Solidarité) — Durant son séjour à Rome, Lyndon LaRouche fut l’invité d’honneur d’une conférence dédiée à la mémoire de l’ancien Premier ministre Aldo Moro, organisée à l’occasion de la parution du livre de Giovanni Galloni, Trenti anni con Moro (Trente ans avec Moro). L’auteur fut l’un des collaborateurs d’Aldo Moro depuis la fondation du courant de gauche dans le Parti démocrate chrétien (DC), jusqu’à son assassinat en 1978, alors que les deux hommes étaient respectivement secrétaire-général adjoint et président de la DC. Présentant LaRouche lors de la conférence, le fils de l’auteur, l’économiste Nino Galloni, raconta comment il avait découvert les idées de LaRouche il y a des années, en lisant The Science of Christian Economics, et avait entamé plus tard une collaboration avec lui.

Les différents orateurs décrivirent Aldo Moro comme quelqu’un de très actif, d’abord au sein du Congrès constitutionnel, puis comme dirigeant de la DC, Premier ministre et stratège politique. Son intention constante fut de « construire un système démocratique qui soit indépendant des pressions internes et externes », comme l’écrit Galloni dans son livre. Tous les orateurs, dont d’anciens collaborateurs ou alliés de Moro comme Paola Gaiotti, Giulio Alfano et Giuseppe Chiarante, sont convaincus qu’il reste à découvrir les véritables tireurs de ficelles de l’assassinat de Moro il y a trente ans. Le nom d’Henry Kissinger revint plusieurs fois, dans le contexte de sa fameuse rencontre avec Aldo Moro à Washington en 1976. A l’époque, le secrétaire d’Etat américain avertit le dirigeant italien que s’il avait l’intention de pousser plus loin sa politique consistant à impliquer le Parti communiste italien dans une alliance gouvernementale, tout en se séparant de Moscou, il finirait mal. Deux ans plus tard, le 16 mars 1978, Moro était kidnappé le jour même de l’entrée en fonction d’un nouveau gouvernement formé selon ses voeux. Le 9 mai de la même année, il était assassiné par l’organisation terroriste des Brigades Rouges.

Le public, incluant plusieurs personnes au pouvoir en Italie il y a trente ans, attendait impatiemment l’intervention de LaRouche, car on avait annoncé qu’il parlerait d’Henry Kissinger. Leurs attentes ne furent pas déçues, mais le politicien américain précisa que l’on ne devait pas surestimer le rôle de Kissinger, qui n’est en fait qu’un laquais. D’autres personnes sont plus importantes, comme George Shultz, dit-il, évoquant son histoire en tant qu’agent de la faction libérale anglo-hollandaise.

Pour situer le contexte stratégique de l’assassinat de Moro, LaRouche passa en revue les grands événements des années 1960 et 1970, avec la vague d’assassinats et d’éliminations politiques aux Etats-Unis et en Europe (les frères Kennedy, Martin Luther King, de Gaulle, l’évincement d’Adenauer et de Macmillan), le soulèvement de 1968 qui amena Nixon au pouvoir et le démantèlement du système de Bretton Woods et de l’économie américaine depuis 1971, l’orchestration de la fraude du choc pétrolier, la création du marché des pétrodollars, etc. Moro fut assassiné parce qu’il représentait une opposition à ce processus, expliqua LaRouche.

En conclusion de la conférence, Giovanni Galloni exprima son accord avec l’analyse de LaRouche, partiellement reflétée dans son livre. Il réitéra avec force qu’une entité supérieure manipulait les terroristes des Brigades rouges qui, selon ses sources et comme il l’a écrit dans son livre, étaient infiltrées par les services de renseignement américains et israéliens.

Par ailleurs, Lyndon LaRouche profita de son séjour à Rome pour donner une belle conférence sur la créativité scientifique au Département de physique de l’université de Rome « La Sapienza », en présence de professeurs et d’étudiants. La conférence polarisa l’assistance, surtout suite à la polémique lancée par LaRouche contre les méthodes d’apprentissage à partir de manuels, en opposition à une véritable éducation. « Vous voulez voir le chien, pas seulement ses traces de pattes », dit-il en montrant le processus de découverte scientifique chez Kepler, qui est aux antipodes des simples formules mathématiques ou des théories. Eveiller chez les jeunes la vraie créativité, comme on tente de le faire dans le mouvement des jeunes larouchistes (LYM), est clé pour obtenir un leadership politique indépendant d’esprit pour l’avenir de la société, expliqua-t-il.

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