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Les écrits de Lyndon LaRouche

LaRouche : plus que jamais, les « quatre grands » doivent coopérer (texte du webcast du 1er octobre)

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Conférence internet de Lyndon LaRouche, le 1er octobre 2008 (Extraits)

« Nous sommes entrés dans une période différente de tout ce que vous avez connu jusqu’à aujourd’hui. Dans toute l’histoire européenne, élargie à l’échelle mondiale, on n’a rien vu de comparable à ce qui arrive en ce moment depuis l’époque médiévale et l’âge des ténèbres. »

C’est par ce constat que Lyndon LaRouche commença son discours dans l’après-midi du 1er octobre, deux jours après que la Chambre des représentants eut rejeté le « plan Paulson » pour renflouer le système bancaire pourri, et quelques heures avant le vote du Sénat sur le même sujet.

La panique déclenchée au niveau international par la chute du système se reflétait dans les questions adressées à LaRouche, notamment de la part de membres du Congrès. Logiquement, les responsables se tournent de plus en plus vers l’économiste américain qui a prévu avec justesse la crise systémique actuelle, pour lui demander conseil et s’inspirer de ses qualités de dirigeant. Pendant sa présentation, LaRouche répéta une fois de plus que si les institutions de la présidence américaine se montraient prêtes à lancer une coopération internationale en vue de créer un nouveau système financier et monétaire comme celui qu’il propose, la Russie, la Chine, l’Inde et l’Europe répondraient de manière globalement positive.

Le 25 juillet 2007, rappela-t-il, « j’avais annoncé que nous étions à deux doigts d’un effondrement de l’économie américaine, et j’ai indiqué les mesures qui devaient être prises pour faire face à la crise qui allait frapper de plein fouet. Si elles avaient été adoptées, nous n’en serions pas là aujourd’hui. »

Il s’agissait de la Loi de protection des propriétaires de logement et des banques (HBPA), prévoyant le gel des saisies de logement et la protection des banques accréditées pour qu’elles puissent maintenir leurs services essentiels aux citoyens et aux entreprises, tout en gelant les opérations purement spéculatives. En dépit du soutien massif que cette initiative rencontrait au niveau local et des Etats, elle fut bloquée par certains comme Barney Frank, Chris Dodd et d’autres au Congrès fédéral, et l’on se retrouve maintenant à débattre du projet de renflouement des banques pourries, proposé par Henry Paulson.

Face à la fureur populaire que provoque cette injustice, LaRouche craint que l’administration Bush « ne tente de la réfréner par des moyens militaires, afin d’imposer les lois qu’elle veut obtenir ». Nous sommes face à une désintégration de l’ensemble du système monétaire et financier, dit-il, et dans ce gouvernement, il n’y a personne de compétent. Ces plans entraîneraient une hyperinflation comme celle que l’Allemagne de Weimar a connue en 1923, avec l’explosion de tout le système.

« On a le sentiment de revivre une Révolution française. Le marquis de Lafayette avait une position correcte, politiquement, lors du serment du Jeu de Paume et d’autres initiatives, mais le courage de s’en prendre à son propre roi lui fit défaut. Le roi avait été corrompu par certaines mesures et il faut reconnaître, à sa décharge, qu’il n’était pas très brillant. Il savait fort bien réparer les horloges mais la politique n’était pas son fort. (...)

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« Le roi de France fit venir des troupes étrangères pour encercler Paris, afin de réprimer la révolte du peuple. Ce qui mena, inévitablement, à une Révolution sanglante, à cause de ce genre d’erreur. »

La situation est semblable aujourd’hui, affirma l’économiste américain. La Chambre des représentants a rejeté le plan Paulson, en dépit des pressions exercées sur les députés par le gouvernement et Wall Street, parce que, de leur côté, les citoyens (les électeurs) ont manifesté leur hostilité à ce plan. « Ils détestent cette idée. Et l’administration Bush est instinctivement portée à vouloir utiliser la force militaire contre le peuple, pour supprimer toute opposition à ses plans. »

Bien que la mise en oeuvre de ce genre de plans mène inévitablement à un nouvel âge des ténèbres, dont LaRouche a décrit les grandes lignes, trop d’élus ont peur d’affronter les puissants intérêts financiers, car ils ont littéralement peur de se faire tuer.

L’économie physique

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Il existe des remèdes, dit LaRouche, mais aucun secours pour Wall Street. Il mérite sa mort, tout le système bancaire est mort. L’économiste américain énuméra ensuite les mesures qu’il propose pour protéger les citoyens et les activités bancaires saines. Dans cette optique, il propose de rétablir la loi Glass-Steagall, d’introduire un système de crédit à deux vitesses et de s’allier à d’autres grands pays pour promouvoir un nouveau système monétaire.

Pour ce qui est de l’accord entre les quatre grandes puissances (Russie, Chine, Inde, Etats-Unis), « la Russie est prête à s’y joindre. Des forces en Italie et en France s’y sont déclarées favorables. La Chine le soutiendrait, mais seulement si les Etats-Unis en sont partie prenante, parce qu’elle est préoccupée par le niveau du dollar et par ses échanges commerciaux avec l’Amérique. »

Si cet accord se réalise, il sera alors possible de réorganiser tout le système bancaire et d’émettre des crédits productifs à grande échelle, sans créer d’inflation, pour relancer l’économie réelle.

LaRouche est longuement revenu sur les politiques erronées de ces dernières décennies, montrant bien la faillite de la politique du libre-échange. « Depuis quarante ans, les décisions que nous avons prises ont aggravé les conditions de vie des gens. Aujourd’hui, la production physique par tête des Etats-Unis est inférieure à celle de la période précédant 1967-68. L’influence des baby-boomers, et surtout des écologistes, a été un facteur clé de cette évolution. »

Il rappela les fondements de la science de l’économie physique, montrant que la clé en est la productivité. « Ce sont des découvertes fondamentales de principes physiques qui sont la source de tout accroissement des pouvoirs productifs du travail. » Cela ne se manifeste pas forcément sur le lieu même de production, mais dans l’amélioration des conditions de vie générales.

LaRouche prit l’exemple du temps quotidiennement perdu par les travailleurs dans les transports, à cause du manque de bons moyens de transports publics, à des tarifs raisonnables. « Et si les deux parents se retrouvent dans cette situation, que se passe-t-il dans la vie familiale ? Quel genre de vie émotionnelle et intellectuelle les enfants auront-ils ? »

Le plus important, ce sont les découvertes qui changent l’organisation de la société, de manière à rendre les gens plus productifs, en modifiant leurs conditions de vie. Prenons un autre exemple, dit LaRouche, l’énergie. Elle ne se mesure pas en calories, contrairement à la chaleur, l’énergie est fonction de la densité de flux énergétique. C’est le principe fondamental de la physique nucléaire. Pour certains types de production, il faut passer à une densité plus forte. Des sources énergétiques à faible température ne peuvent se substituer à des sources à haute température.

De même, l’éducation classique forme un esprit plus prolifique. Ce qui importe, c’est la manière d’organiser les systèmes de transport et les villes, pour ne pas se retrouver avec des « super-villes » qui sont à des heures de distance du lieu d’habitation des travailleurs.

Pour ce qui est du carburant, poursuivit LaRouche, « c’est idiot de transporter du pétrole d’Arabie saoudite jusqu’aux Etats-Unis, pour faire rouler nos voitures. C’est de la folie. Avec les réacteurs à haute température, refroidis au gaz, on peut générer des carburants synthétiques à partir de l’eau, des carburants à base d’hydrogène ! (...) Du coup, tout est mieux et moins cher.

« Ce qui est mal compris, c’est que la productivité n’est pas le résultat de l’assiduité sur le lieu de production, ni même du niveau de qualification, même si c’est important. L’essentiel, c’est l’environnement général. »

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C’est une question fondamentale. La science économique qu’on apprend aujourd’hui dans le monde est essentiellement une conception cartésienne, dit LaRouche, alors que la science repose sur la conception leibnizienne de « dynamique ».

Si l’on prend les technologies les plus modernes dont on dispose et les meilleures approches de l’éducation, et qu’on les met à la disposition du monde, « on peut créer un environnement bien différent – par exemple en Inde, ou en Chine, où plus de 70% de la population a une productivité très faible – qui permet d’élever la productivité, avant même que les gens n’acquièrent plus de qualifications et de connaissances. »

Voilà la tâche des pays européens et des Etats-Unis. « Nous devons nous débarrasser de ces balivernes environnementalistes, "vertes", et revenir à une culture scientifique » pour offrir des améliorations aux parties du monde les plus pauvres.

Regardez l’Afrique noire, qui comporte la plus grande région agricole au monde, alors que les Africains n’ont pas assez à manger ; « Il y a trop de parasites qui détruisent les récoltes, il n’y a pas les systèmes de transport et de distribution. (...) Nous devrions offrir à l’Afrique un système continental de trains à lévitation magnétique, en cadeau ! Et des systèmes énergétiques. Ensuite, les Africains eux-mêmes peuvent faire le reste. On ne développe pas les gens en arrivant pour leur dire comment faire. On leur donne les moyens qui leur permettront de le faire eux-mêmes.

« Bref, pour conclure, nous faisons face à un nouvel âge des ténèbres, et ceci concerne toute l’humanité. (...) Dans cette situation, il n’y a qu’un remède : c’est l’amour pour l’humanité. On doit se demander, non pas comment faire en sorte que les autres s’enrichissent, mais comment les aider à améliorer leur propre sort et à améliorer les relations entre Etats. (...) Nous avons les moyens de remédier à la misère dans laquelle vit la majorité des habitants de cette planète. »

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Le thème de la crise financière et bancaire a dominé le dialogue de deux heures qui suivit la présentation de Lyndon LaRouche. Voici quelques-unes des questions posées par des responsables ayant étudié de près les propositions de l’économiste américain, et des éléments de ses réponses.

Question : Une personnalité très haut placé dans le Parti démocrate fit tout d’abord remarquer que certains dans son entourage, comme les anciens ministres des Finances Robert Rubin et Larry Summers, sont engagés dans « des discussions sur une nouvelle architecture financière internationale, suivant les lignes que vous avez proposées », mais qu’ils insistent sur la nécessité d’adopter, auparavant, ce plan de renflouement, pour donner aux dirigeants le temps d’intervenir. Effectivement, comme l’ont confirmé d’autres intervenants, c’est l’argument principal qui est évoqué pour forcer la main des élus récalcitrants.

LaRouche : « Si l’on applique ce renflouement, on va très vite détruire les Etats-Unis, à cause de l’hyperinflation. Tout renflouement est intrinsèquement hyperinflationniste. La seule raison qui puisse amener une personne sensée à adopter une telle loi, c’est la peur. »

Il observa alors qu’il connaît des gens haut placés, et très bien informés, qui sont tout à fait d’accord avec lui, mais « refusent de se battre parce qu’ils craignent de se faire tuer. "Nous ne voulons pas nous retrouver dans un camp de la mort", invoquent-ils ». Mais le monde ne pardonnera jamais à ceux qui capitulent devant ce chantage.

« Personne de sensé ne se risquera à provoquer ainsi le peuple américain. Vous ne pouvez pas faire avaler aux Américains une dictature. Ils vous tueront ! » Ils sont furieux, tous ceux qui ont mobilisé les élus pour rejeter le plan. Ils sont prêts à tuer, non pas parce qu’ils sont des tueurs, mais parce qu’ils voient la destruction de tout ce qui compte dans leur vie. Ils ont toléré beaucoup de choses jusqu’à présent, mais « si on leur enlève tout, c’est trop ! »

Ils ont envoyé leurs enfants dans des guerres inutiles, comme en Irak : « Il n’y avait aucune raison de la mener. » Et maintenant, ils voient comment sont traités les soldats blessés qui en reviennent, dans des conditions horribles. On a des exemples similaires dans tous les Etats-Unis. La haine, la rage contre Washington s’accumulent.

« On va droit vers une situation de Révolution française. On la suscite même, si l’on refuse de s’opposer à ce plan. Il n’existe aucune excuse pour soutenir cette loi, aucune ! »

Question : Ce thème fut repris par un sénateur démocrate. Avant de décider comment il voterait le soir même, il avait demandé l’avis de son « ami », l’économiste Joseph Stiglitz, qui lui dit que le plan Paulson ne fonctionnerait jamais, mais qu’il recommandait pourtant de le voter, essentiellement pour gagner du temps avant de réorganiser et de re-réguler. « Si cette mesure passe, est-il vrai que nous aurons atteint un point de non retour ? »

LaRouche : « Sur le plan moral, oui, vous aurez franchi un point de non retour. Si vous avez la possibilité de vaincre l’ennemi et que vous refusez de le faire parce que vous préféreriez un moyen plus facile, l’ennemi a déjà gagné. Vous perdez le pouvoir de résister. C’est maintenant qu’il faut gagner la bataille, ou la perdre. »

C’est en cela, poursuivit-il, que je suis un dirigeant, contrairement à d’autres, qui ne le sont pas, même s’ils ont été élus. « Lorsque la nation est en danger, un dirigeant doit l’amener en lieu sûr et la défendre contre les conséquences de l’inaction. Je fais preuve de leadership. J’ai besoin que d’autres en fassent autant, j’ai besoin de commandants, pas de poltrons. »

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Question : Un autre sénateur démocrate fit remarquer que Franklin Roosevelt avait averti franchement la population que sortir de la Dépression ne se ferait pas sans douleur pour elle. « Maintenant, je tends à vouloir voter contre le renflouement. Mais je ne veux pas mentir à mes électeurs en leur disant que j’ai une solution indolore, si ce n’est pas le cas. A quel niveau de douleur se situe votre proposition ? »

LaRouche : « C’est facile, si vous ne la soutenez pas, vous êtes mort ». Bien sûr, on ne se lance pas dans une bagarre illusoire, « mais cela ne doit pas servir de prétexte pour ne pas se bagarrer lorsque c’est nécessaire. Là, c’est l’ennemi qui a commencé, et nous devons défendre les Etats-Unis contre cet ennemi, qui comprend, en l’occurrence, le Président des Etats-Unis et sa politique. »

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Question : Un groupe de dix-sept députés, élus pour la première fois en 2006, a posé la question suivante : « La plupart d’entre nous avons été élus sur la base de notre volonté de mettre fin à la guerre en Irak. Peu d’entre nous prétendaient être experts en matière de finance globale. Nous n’avons pas réussi à mettre fin à la guerre, et maintenant, on nous demande de légiférer sur un problème bien plus complexe que nous comprenons mal.

« Suivant vos conseils, nous avons étudié la période à partir de 1932, et nous avons examiné l’approche de Franklin Roosevelt pour sortir de la dépression. Nous admettons que le système actuel est bien plus complexe aujourd’hui qu’à son époque, mais il nous semble que l’approche globale qu’il a adoptée pourrait fonctionner. Ça ne serait pas forcément facile à réaliser, mais l’approche elle-même est relativement simple. Connaissant vos propositions, et le fait que nous sommes vraiment à la fin du système, comment se fait-il qu’il y ait autant d’opposition à une solution rooseveltienne ? »

LaRouche : En réponse, LaRouche a mis en cause « deux porcs », dont l’un est Felix Rohatyn et l’autre, George Soros. Pour résumer, lorsqu’il était adolescent, Soros collabora avec les nazis dans le processus d’extermination des Juifs, comme son père le décrit dans son livre. Pour LaRouche, dans certaines conditions, les jeunes font toutes sortes de choses qu’ils regrettent plus tard. « Mais pour ce qui est de George Soros, à ce jour, il en reste fier. Non pas du fait que des Juifs aient été tués, mais de son expérience de cette époque, qui, dit-il, lui a donné une force de caractère. »

Quel caractère ? George Soros milite pour la légalisation de la drogue. C’est un agent britannique qui a fait fortune lors de l’éclatement du mécanisme des taux de change européens, lorsqu’on a fait chuter la livre sterling pour briser ce mécanisme, créant les conditions pour faire adopter le Traité de Maastricht. Soros, souligna LaRouche, est aussi connu pour ses opérations en Asie du Sud. La preuve qu’il est mauvais : Al Gore l’aime bien, et lui est un vrai dégénéré. Felix Rohaytn est du même acabit. Il a aidé à mettre Pinochet au pouvoir au Chili, au cours d’une opération menée en partie par des nazis. George Shultz était son maître, ce qui en dit long. Or Shultz est un tueur, voilà le problème. Nos médias sont totalement contrôlés. « Prenons les campagnes présidentielles démocrate et républicaine, quelle part de contrôle y exerce Soros ? Nancy Pelosi est sous l’emprise de Felix Rohatyn. (...) La majorité des campagnes sont contrôlées par des institutions relevant de sources britanniques. »

Question : Parmi les nombreuses questions concernant le plan Paulson, une venait d’un député démocrate qui a voté « non » le 29 septembre. « M. LaRouche, on nous dit maintenant que toutes nos revendications seront satisfaites, mais qu’il est impossible de le faire avant l’adoption du plan Paulson et la stabilisation des banques. La proposition de Hillary Clinton sur les saisies et les crédits immobiliers, la régulation, tout sera possible après. Cependant, je ne suis pas né de la dernière pluie, mais il semble bien qu’ils soient prêts à négocier. Si je comprends bien, vous pensez cependant que ce plan déclenchera une inflation inarrêtable. (...) Ma question est : si nous ne parvenons pas à faire rejeter ce plan, que pourrons-nous faire après ? »

LaRouche : « Prier ! », répondit LaRouche. Plus sérieusement, « notre boulot, c’est de l’empêcher. Je pense que Dieu n’a pas beaucoup de sympathie pour les gens qui ne se battent pas. » Ils peuvent tout promettre, poursuivit LaRouche, ils ne tiendront jamais leurs promesses. « C’est une fraude. Si ce plan est adopté, il n’y aura plus d’Etats-Unis. Vous pourrez aller voir ce gars et lui dire "mais vous aviez promis", et il répondra : "Ah oui, désolé, j’ai menti. Mais je n’avais pas le choix, je suivais les ordres." »

Des membres de la Chambre ont clairement reconnu qu’ils se font botter les fesses par leurs électeurs. Et ça chauffe ! Les députés sont poussés par la force des gens ordinaires, tandis que le Sénat opère dans un monde plus abstrait, à une certaine distance de la population. Ils pensent pouvoir s’occuper du problème plus tard, remarqua LaRouche, mais alors ils ne seront plus au Sénat, « ils risquent de se retrouver dans un camp de concentration ».

Question : De nombreux partisans d’Hillary Clinton, qui s’efforcent désormais de rétablir les principes traditionnels au sein du Parti démocrate, ont demandé conseil à Lyndon LaRouche, se disant dégoûtés par la prestation de Nancy Pelosi, Harry Reid, etc. Si la folie de l’approche actuelle est si évidente pour le peuple américain, pourquoi les dirigeants démocrates ne la voient-ils pas ? « Où sont les vrais dirigeants de notre parti ? Pourquoi restent-ils silencieux ? D’autres que vous ont sûrement une idée de ce qu’il faut faire. »{{}}

LaRouche : « Il y a très peu de gens qui ont assez de confiance en soi et de tempérament pour diriger. Mon travail consiste à définir un paradigme auquel d’autres peuvent se rallier. Je dois donner l’exemple du leadership, parce que, comme vous le voyez, certaines des questions posées aujourd’hui au sujet du renflouement montrent que les meilleurs dirigeants que nous avons aux Etats-Unis ne sont pas tout à fait qualifiés pour diriger. C’est pourquoi ils posent les questions de cette manière. Je dois fournir un certain leadership, par défaut. »

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Question : Un stratège démocrate revint sur l’évaluation faite par Lyndon LaRouche au lendemain des deux conventions d’investiture, selon laquelle les candidats choisis ne tiendraient peut-être pas jusqu’en novembre. Aujourd’hui, dit-il, il semble que les républicains songent à remplacer Sarah Palin comme candidate à la vice-présidence.

LaRouche : « Le problème fondamental consiste à développer des qualités de leadership. Je vais maintenant soulever un point que je n’ai pas encore mentionné. J’essaie depuis quelque temps de développer ce type de dirigeant parmi les jeunes adultes, dès l’âge de 20 ans. Nous avons beaucoup appris durant cette période. Nous avons développé une orientation scientifique, qui fait que ceux qui ont travaillé sur ce programme pendant quelques années sont certainement bien mieux équipés que les étudiants des grandes universités.

« Pour avoir confiance, il faut être compétent », affirma LaRouche, et donc, avoir une méthode pour développer cette compétence. « L’espoir pour notre nation, à long terme – et c’est dans cette optique qu’il faut définir les nécessités du court terme – consiste à développer, dans la tranche d’âge de 25 à 35 ans, des individus qui soient portés vers la science et la culture classique. »

Nous avons un programme de musique classique, qui fait partie intégrante du travail de ce mouvement de jeunes. Il se heurte à toutes sortes de problèmes et de difficultés en avançant, mais globalement, « c’est pas mal du tout ». En termes de science, les universités sont un désastre ; Harvard, par exemple. Elles n’ont plus de compétence scientifique. « Ce qui sort de nos universités est, en gros, de l’idéologie pure. »

« De manière générale, la conception de la science n’est pas compétente. Pourquoi ? Parce que nous ne pensons pas en termes de production. On préfère importer, bon marché, de l’étranger. On ne veut plus produire sérieusement. On ne veut pas développer d’industries, réaliser des percées scientifiques, fabriquer de nouveaux produits. (...) La société n’est plus organisée autour de cette idée. Je pense que la clé pour l’avenir réside dans l’engagement à développer de jeunes cadres accomplis, c’est ce qui donne son orientation à la société. Je pense que ça peut marcher.

« En Russie, nous avons un problème différent, mais similaire. Avant, la Russie était dotée d’une importante capacité scientifique. Bien qu’elle ne fût pas vraiment reflétée dans l’industrie en tant que telle, elle était bien présente dans les applications scientifiques et militaires, souvent plus avancées que celles des Etats-Unis. Mais elle a aussi ce problème, comme la plupart des pays.

« Il reste encore des vestiges de cette capacité au Japon et en Corée. Mais il nous manque la compréhension de ce qu’est la production. Comment augmenter la richesse réelle de la société, celle qui subvient aux besoins de la population ? Ça, c’est perdu.

« Par conséquent, pour ceux d’entre nous qui se battent pour sauver la société des ravages qu’elle s’est elle-même infligée, la voie consiste, je pense, à s’orienter vers la musique et la science classiques.

« Il y a beaucoup de jeunes gens, de 25 à 35 ans et même plus jeunes, qui ne savent que faire. Ils sont souvent intelligents et voudraient agir. Ils ont des problèmes parce que leurs parents les ont négligés ou trop possédés. Pour qu’ils sachent quoi faire, il faut commencer par les orienter vers les découvertes qu’ils devraient faire. Voilà notre tâche.

« Ceux d’entre nous qui sont plus âgés et qui se battent, comme je le fais, pour préserver la civilisation, devraient, s’ils sont sages, réfléchir à l’époque qui adviendra après notre mort, dans vingt, trente ou quarante ans après notre mort : aurons-nous déclenché, durant notre vie, la dynamique d’auto-développement d’une génération future, afin que la société ne tombe jamais plus sous la coupe d’une génération aussi dégoûtante que l’est devenue celle du baby boom ? »

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