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LaRouche s’attaque au lobby monétariste/anglophile russe

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27 avril 2010 (Nouvelle Solidarité) – Le 24 avril, Lyndon LaRouche a répondu directement à la conférence tenue 10 jours auparavant à l’université de Stanford en Californie, où le principal conseiller économique du président russe Medvedev, Arkadi Dvorkovitch, prononça un discours révélant l’incompétence totale de la politique économique actuelle de la Russie. Si LaRouche a tenu à répondre publiquement à Dvorkovitch, c’est que les conception économiques qu’il représente menacent d’achever une économie russe déjà fort affaiblie. Dvorkovitch a notamment déclaré que sa priorité numéro un est d’attirer « de l’étranger des sociétés de capital-risque et des fonds d’investissement privés » afin de soutenir des start-ups dans l’informatique et des technologies similaires. De son côté, LaRouche mise sur l’importance politique et scientifique d’une Russie pivot d’un développement des économies physiques d’Eurasie, en essayant de l’orienter vers une refonte totale du système monétaire mettant en échec les puissances financières.

Dvorkovitch est un proche d’Anatoli Tchoubaïs, qui s’efforce depuis plus de deux décennies de faire de la Russie une économie postindustrielle, reposant sur l’informatique et les nanotechnologies, et non sur le développement de l’infrastructure et la promotion de la science, comme le préconisent certains membres du gouvernement plus lucides. Tchoubaïs a invité une vingtaine de directeurs de fonds de capital-risque américains, de même que des représentants du département d’Etat, à se rendre en Russie du 25 au 27 mai. L’objectif annoncé de ce voyage est de « donner aux délégués l’occasion de connaître la Russie et ses moyens grandissants d’investissement dans les domaines de la haute technologie et de la nanotechnologie », selon le communiqué de presse de Rosnano, l’entreprise publique dirigée par Tchoubaïs.

Il est nécessaire d’expliquer le déploiement de Dvorkovitch à Stanford, souligne LaRouche, parce qu’il représente une politique dangereuse non seulement pour la Russie, mais aussi, par implication, pour le monde, dans la mesure où il sabote toute perspective de développement infrastructurel mondial. A l’opposé, la faction de Dvorkovitch défend des « politiques répondant à un genre de perversion basé dans les Caraïbes, les Antilles, où se trouvent les grandes industries russes, sur de petites îles qui ne produisent rien. »

Il existe une force en Russie, poursuit LaRouche, remontant à Gorbatchev, Andropov et Khrouchtchev, qui présentaient tous une certaine « inclination » envers les Britanniques, auxquels Staline s’était opposé. Cette faction incarnait une « dégénérescence culturelle pro-britannique qui est bien reflétée dans le conflit entre Oparine et Vernadski sur la question de la vie ». Les héritiers de cette faction, dans l’entourage de Tchoubaïs et Dvorkovitch, reflètent la démoralisation des intellectuels russes qui suivit la chute de l’Union soviétique.

La mission de Dvorkovitch à Stanford « consistait à démolir le travail de ce que nous appelons le Groupe de Stanford », expliqua LaRouche [*]« Et ce monsieur, qui est le principal conseiller économique du président russe Medvedev, s’est rendu en Californie pour tenter ouvertement de peser sur la destruction de notre travail en science économique. »

Si, à en croire certains indices, le Premier ministre Poutine n’aime pas la politique poussée par les conseillers de Medvedev, il ne semble hélas pas en mesure d’écarter l’appareil qui domine la politique monétaire et économique russe depuis l’époque de Youri Andropov et de Mikhaïl Gorbatchev. LaRouche souligna une fois de plus dans cette présentation, que l’intérêt fondamental de la Russie consiste à développer les toundras sibériennes afin d’exploiter l’une des plus fortes concentrations en matières premières au monde, pour le plus grand bien de la Russie et du monde. A part l’Académie russe des Sciences, il n’existe aucune autre force capable, sur le plan culturel, de s’attaquer à ce défi.


Pour approfondir :


[*Le « Stanford group » est un groupe multidisciplinaire rattaché aux universités de Stanford, Berkeley et Princeton, et qui avait été chargé après l’élection d’Obama d’élaborer une politique économique alternative. Depuis la volte-face de la Maison Blanche en faveur de Wall Street, ce groupe poursuit un dialogue étroit avec Lyndon LaRouche. Voir notamment ces 5 extraits de conférence :

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