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Communiqué de Jacques Cheminade

Le krach de 2001

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Paris, le 18 mars 2001 - NASDAQ en dessous du « seuil psychologique » de 2000 points, Dow Jones sous 10 000 points, Nikkei sous 12 000 points, CAC 40 sous 5000 points : plus personne ne peut nier que ce que j’avais annoncé lors de ma campagne présidentielle, en 1995, est en train de se produire cette semaine. A Wall Street, les indicateurs signalent les conditions d’une crise plus générale et plus profonde que celle de 1929.

Les mesures monétaristes prises au Japon et aux Etats-Unis pour tenter d’enrayer la chute des Bourses ont perdu toute efficacité : le Japon, où le total de la dette publique et des créances sur l’Etat en mal de recouvrement représente 260% du produit intérieur brut (PIB), n’est plus en mesure de jouer le rôle de « prêteur en dernier ressort », et les Etats-Unis ne peuvent davantage continuer à être le « consommateur en dernier ressort ». Il s’agit d’une crise de tout le système financier et monétaire international, sur lequel l’exigible financier total (produits financiers dérivés, dettes publiques et privées, capitalisations boursières) atteint environ 400 000 milliards de dollars, alors que la somme des PIB de tous les pays du monde n’atteint pas, elle, 45 000 milliards de dollars.

Cela signifie que l’ordre actuel se trouve en état de faillite virtuelle, sans autre perspective de durée que le pillage des ressources existantes par le monétaire et le financier. Les créances ne peuvent plus être honorées qu’au prix de la destruction du travail, de la production et de vies humaines.

Aussi, la seule solution raisonnable est de changer de système, en rétablissant un ordre qui rejette la loi de la jungle afin de favoriser et de protéger les investissements à long terme et à faible taux d’intérêt, créateurs de productivité économique et garants de justice sociale.

Pour effectuer ce changement, c’est-à-dire pour sauver l’économie réelle de l’effondrement de la bulle financière, il est nécessaire de mettre en règlement judiciaire systématique les agents financiers surendettés et surexposés, en faisant passer l’intérêt général avant celui des débiteurs et des créditeurs. Le système nouveau, fondé autour de banques nationales émettant du crédit à long terme et faible taux d’intérêt, doit être protégé par un système de contrôle des changes et des mouvements des capitaux, établi en tant que de besoin pour empêcher toute dérive des flux financiers vers le spéculatif. Le fondement des relations entre pays participant à ce système nouveau ne peut être celui de monnaies liées à l’ordre financier actuel, mais fixées par référence à des paniers de matières premières.

Il s’agit de mettre en place une nouvelle règle du jeu, un nouveau Bretton Woods qui soit une nouvelle donne et non l’aboutissement de négociations administratives ou diplomatiques dans le cadre du système existant. Cette nouvelle donne, inspirée de la logique suivie par l’administration Roosevelt après le krach de 1929, a été proposée aux Etats-Unis par mon ami Lyndon LaRouche, et fait actuellement l’objet de nombreuses discussions à travers le monde.

Un seul pays ne peut, bien entendu, lancer une telle initiative. La France a cependant un rôle fondamental d’initiateur à jouer, en s’appuyant sur les pays du groupe Asean + Trois, sur l’Inde et la Russie, pour mettre les nécessaires pressions sur une administration américaine engagée pour l’instant à imposer la prolongation du système à tout prix, y compris par des moyens d’intimidation militaire.

En bref, sur le terrain économique de la sécurité nationale, la France doit retrouver sa politique de dissuasion « du faible au fort ». Elle le peut si ses dirigeants s’élèvent à la hauteur des circonstances. Elle le doit pour être fidèle au meilleur d’elle-même.

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