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Le principe Glass-Steagall ou comment créer de la bonne dette

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24 janvier 2011 (Nouvelle Solidarité) – Samedi, lors de son discours sur l’état de l’Union délivré depuis Washington DC, l’économiste américain Lyndon LaRouche a été implacable sur la situation de l’économie mondiale : soit on liquide les dettes spéculatives avec un Glass-Steagall, soit ce sont elles qui nous liquiderons sous forme d’austérité fasciste sponsorisée par les intérêts financiers de la City et de Wall Street. Pour mieux faire entrevoir à son auditoire la portée du principe Glass-Steagall, LaRouche a présenté l’origine et l’essence de cette loi promulguée par Franklin Roosevelt en 1933 :

« Après la victoire contre l’Empire britannique, les 13 colonies devenues Etats-Unis se retrouvèrent avec une dette de guerre représentant un véritable fardeau. C’est le génie d’Alexander Hamilton qui nous a permis d’y survivre, grâce au principe qui nous sauva une fois encore sous la forme de la loi Glass-Steagall de 1933. Cela nous sauvera encore aujourd’hui si nous faisons en sorte de rétablir cette loi coûte que coûte, immédiatement.

« Ce principe, il l’a mis au cœur de la Constitution américaine : c’est la clause inviolable du General Welfare. Tous les élus, qui ont prêté serment, et qui s’opposent à ce principe vont devoir soit changer d’avis, soit démissionner par désir de ne pas polluer nos institutions avec leurs opinions malsaines.

« Sur cette base, Hamilton fit des Etats-Unis un système de banque nationale répondant au principe d’un système de crédit plutôt que du modèle monétariste prévalant en Europe. Par la suite, cette solution sans précédent finit par influencer certains pays européens et américains, et donna aux institutions des Etats-Unis, jusque là, une durabilité bien supérieure aux autres grands pays. C’est pour cela que l’Empire britannique cherche à nous subvertir et nous détruire depuis 1776, en instiguant cette corruption anglophile que l’on voit à l’œuvre chez ce protégé de Tony Blair qu’est le Président Barack Obama.

« Ce principe de système de crédit d’Hamilton est intrinsèquement et directement opposé au concept monétariste qui naquit dans la politique usurière de l’Empire Romain, que poursuit l’Empire britannique aujourd’hui, et qui reste toléré par la plupart des nations d’Europe et d’ailleurs.

« Ce principe est également de nature morale contre l’usure monétariste employée pour détruire notre république, en particulier depuis la trahison criminelle du Président Nixon en août 1971.

« Ce principe est élémentaire : on le retrouve dans la création par la Colonie de la Baie du Massachusetts, de son fameux Pine Tree Shilling. [*] Une dette honnête envers l’avenir ne peut être payée qu’à travers l’honnête création à l’avenir d’une richesse physique équivalente, ce qui inclus le développement des pouvoirs créateurs de chaque citoyen, de chaque enfant et de chaque adolescent.

« Les dettes générées par un système de crédit sont remboursées par la prolificité de la production future ; c’est ce qu’avait déjà compris les Winthrop et les Mather de la colonie du Massachusetts. De telles dettes requièrent que le gouvernement limite leur accumulation à la part efficiente de son engagement à promouvoir la production. Légalement, elles ne peuvent être contractées que sur la base de la création accrue de richesse physique et de la croissance de la productivité physique de la nation. Toutes dettes contractées sous le coup de la spéculation financière n’ont aucune légitimité au yeux d’un gouvernement.

« Voilà comment décrire avec des mots simples le grand principe d’Hamilton que l’on retrouve dans l’intention implicite du préambule de notre Constitution.

« Les dettes sont bonnes lorsqu’elles sont conçues pour l’être, comme dans le cas d’un système de crédit qui repose sur l’engagement à accroître la création nette de richesse par personne et par kilomètre carré du territoire d’une nation. »


[* Le Pine Tree Shilling était la monnaie-crédit émise par le gouvernement de la Colonie de la Baie du Massachusetts au 17e siècle. Echangeable seulement au sein de son territoire, cette monnaie avait pour objectif exclusif le développement intérieur ; ce n’était pas un instrument monétaire arbitraire mais un véritable outil de crédit répondant à un projet d’organisation des forces productives.
Voir aussi la vidéo Les 2 Massachusetts, ou le combat pour la Vraie Amérique aujourd’hui : http://www.solidariteetprogres.org/article6979.html

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Vos commentaires

  • Le 25 janvier 2011 à 10:46
    par petite souris

    Les dettes sont bonnes lorsqu’elles sont conçues pour l’être, comme dans le cas d’un système de crédit qui repose sur l’engagement à accroître la création nette de richesse par personne et par kilomètre carré du territoire d’une nation.

    Que nos dirigeants et banquiers s’en imprègnent...

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