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Les éditoriaux de Jacques Cheminade

Les yeux du futur

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Ce que l’on peut faire aujourd’hui de plus néfaste, au moment de l’histoire que nous vivons, est de voir avec les yeux du passé ou du présent. Le défi qui est lancé à chacun de nous est, au contraire, de voir avec les yeux du futur.

Nous sommes en effet parvenus à un point où, dans le monde, le système actuel - monétaire, financier, politique et social -ne peut plus être géré sans détruire, sans devenir criminel. Il ne peut durer. La question à se poser est donc : que doit-on faire après qu’il se soit effondré ? Par quoi le remplacer ?

Les médias et les hommes politiques français, jugés à l’aune de ce défi, exhibent une médiocrité aussi grande que celle de leurs collègues d’avant-guerre. La presse française, à l’opposé de l’allemande, de la suisse, de l’anglaise, ne parle pas du krach financier et monétaire qui vient. Vivant dans l’extrapolation du passé et du présent, elle a plus peur de crier au loup que de voir le loup lui sauter à la gorge. Tout comme, début mai 1940, l’on aurait été immanquablement accusé de catastrophisme en prévoyant l’offensive nazie et l’effondrement de la France.

De ce point de vue, dans Le Monde du mardi 31 octobre, le député socialiste Arnaud Montebourg a parfaitement raison de penser l’impensable. Pour lui, c’est la mise en accusation du Président de la République devant la Haute cour de justice. Cependant, il se trompe de sujet ou, plutôt, il fait preuve d’un courage à risque limité. Tirer sur l’ambulance de l’Elysée, ce qui par ailleurs déclencherait une fusillade sans doute générale, ne révèle pas une ambition assez haute.

Pour s’élever à la hauteur de ceux qui, en 1938, refusèrent de voter les accords de Munich, il faut aujourd’hui mettre en accusation l’ordre politique, monétaire, financier et social tout entier dans lequel nous vivons devant la Haute cour de l’opinion française, européenne et mondiale. C’est-à-dire, au nom de la mémoire, retrouver l’ambition de ceux qui permirent la victoire contre le nazisme et la reconstruction économique, mais dont la tâche demeura inachevée : de Gaulle, Monnet, Roosevelt, Mendès...

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