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Les éditoriaux de Jacques Cheminade

Meilleurs voeux pour un 2007 tumultueux,
avec un bon vent d’Amérique

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Les éditoriaux de Jacques Cheminade sont publiés tous les quinze jours dans le journal Nouvelle Solidarité, sur www.solidariteetprogres.org ainsi que www.cheminade2007.org, et consitutent le principal regard du candidat à la présidentielle de 2007 sur l’actualité française et internationale.

Nous sommes face à la guerre. Nous sommes face à une crise économique et sociale qui nous détruit.

Cependant, avec la victoire des démocrates américains aux élections du 7 novembre 2006, une occasion de changement s’offre à nous des deux côtés de l’Atlantique. A nous de la saisir.

Ce vent d’Amérique est promesse d’avenir. D’abord parce que le facteur décisif de l’élection a été le vote des jeunes de 18 à 35 ans, mobilisés par notre mouvement frère de jeunes larouchistes, qui a fait renaître là-bas la vision de Franklin Delano Roosevelt et dénoncé les nouveaux Goebbels qui veulent étouffer toute vie politique sur les campus. La mobilisation pour les humiliés et les offensés qui a permis de vaincre la crise de 1929 et le nazisme hier, revient ainsi sur la scène de l’histoire aujourd’hui.

Ensuite, parce que les nouvelles commissions du Sénat et de la Chambre des représentants vont enquêter sur les mensonges, les crimes et les errements de ces dernières années, rassemblant ainsi les preuves nécessaires à la destitution de Bush et de Cheney.

Enfin, parce que mon ami Lyndon LaRouche a pris la tête de ceux qui se battent pour obtenir cette destitution, animant le Parti démocrate à la base et créant la pression populaire indispensable pour motiver les élus. En même temps, la commission Baker-Hamilton sur l’Irak, rassemblant les élites institutionnelles du pays, a compris que la folie de Bush et Cheney empêche toute réorientation stratégique et ne peut être arrêtée que par leur élimination politique.

C’est la conjonction de ces éléments qui crée une grande occasion à saisir, un immense appel d’air.

Loin de la France ? Sûrement pas, car ce sont les parrains politiques de Nicolas Sarkozy, dont il est allé chercher le soutien à Washington, qui ont été battus. Sûrement pas, car c’est convaincu qu’un même élan contre un ordre injuste peut être aussi bien suscité en France, avec nos jeunes militants, que je me suis engagé pour notre élection présidentielle, ici et maintenant.

A une France qui capitule face à la mondialisation financière, à la dislocation sociale et à la corruption de la spéculation et du jeu, à une France qui détruit son avenir, je propose une autre règle du jeu, le passage à une société fondée sur l’investissement à long terme, l’esprit de découverte et le développement mutuel. Je mène le combat pour arracher le pouvoir à ceux qui organisent le pillage financier et remettre à la barre des femmes et des hommes qui veulent retrouver un avenir.
Utopie ? Non, car c’est l’ordre actuel qui va dans le mur. On est arrivé au bout : l’immobilier s’effondre et la main d’oeuvre chinoise se révolte. Le système financier et monétaire international se désintègre et porte en lui la guerre. Toute reprise, toute reconstruction, tout retour à un ordre juste en supposent un autre.

L’élan ne peut partir que des Etats-Unis, car il n’y a aucun autre pays ou groupe de pays ayant l’envergure suffisante pour proposer le changement politique nécessaire et que, de plus, le dollar a été accepté par toutes les institutions internationales pour les échanges, y compris la Banque centrale européenne.
Le dollar américain doit être arraché aux banques et aux compagnies d’assurance pour être replacé sous le contrôle d’une banque nationale américaine capable de recréer des unités de production dont la mobilisation permettra de rembourser l’endettement du pays. Il en est de même pour une Europe affranchie du pacte de stabilité et des conditions d’austérité de Maastricht, qui détruisent notre industrie, notre agriculture et notre travail humain.

Etats-Unis, Europe, France : la crise chez nous ne peut être surmontée que par une coopération avec les Etats-Unis. Arracher le pouvoir là-bas à ceux qui l’ont kidnappé et le redonner à ceux qui servent la seule Constitution au monde autorisant l’Etat à émettre du crédit pour servir le peuple changera tout. C’est pourquoi les changements qui s’y déroulent sont si importants pour nous.

A condition qu’ici nous retrouvions notre âme. En ne pensant plus en termes d’argent pour l’argent, mais d’équipement à moyen et long terme de la nature et des hommes. En faisant renaître à l’école l’esprit de création, par le débat philosophique dans les petites classes, par le chant choral, en remettant les pas de nos enfants dans ceux qui ont fait de grandes découvertes scientifiques.
Rétablir notre estime de nous-mêmes est la condition de ce combat. En retrouvant l’espérance d’un horizon long, hors de la société de services, d’usure, de spéculation et du showbiz dans laquelle nous sommes plongés pour rebâtir une société de l’enseignant, du chercheur et de l’entrepreneur.

Nous devons pour cela faire revivre les idées de nos grands poètes, de nos grands philosophes et de nos grands savants, dans une pratique sociale quotidienne. Chaque jeune adulte devrait pouvoir accueillir en lui-même Lazare Carnot, Gaspard Monge, Pierre de Fermat, Louis Pasteur et Claude Bernard, le français de François Rabelais, François Villon et Victor Hugo, la poésie germano-française de Henri Heine et de Friedrich Schiller.

La Fayette, dont c’est le 250ème anniversaire en cette année 2007, est l’exemple de ce vers quoi nous devons aller : une Amérique et une France retrouvées, alliées dans un grand dessein de reconstruction économique et sociale, au sein d’une renaissance culturelle nous donnant, avec l’Allemagne près de nous et, plus loin, la Russie, l’Inde et la Chine, l’occasion de redessiner le futur de l’Atlantique à la mer de Chine, en même temps que des deux côtés de l’Atlantique.

Dans un futur lointain ? Non, car si nous commençons dès demain, ce sera notre présent - nécessairement imparfait mais notre présent, ici et maintenant, en 2007.

Mes voeux sont que vous vous mobilisiez pour cela.

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