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Les éditoriaux de Jacques Cheminade sont publiés tous les quinze jours dans le journal Nouvelle Solidarité, sur www.solidariteetprogres.org ainsi que sur son site de campagne www.cheminade2012.fr.


Les principaux dirigeants des pays occidentaux font songer à ces ectoplasmes qui hantent les récits d’horreur : Morto che parla de la mafia, Life-in-death des légendes britanniques et Enervés de Jumièges de nos vieux dictionnaires. Ils occupent la scène mais rien dans leur comportement ne correspond à la réalité, car ils croient ou font semblant de croire vivant un système qui est mort.

La presse elle-même le reconnaît. Le Figaro titre : « Pour les économistes, le plan d’aide à la Grèce est mort-né. » Les observateurs plus avertis ont, eux, désormais compris que c’est tout le système de l’euro et du dollar qui court à l’abîme.

Face à ce défi existentiel, la Banque centrale européenne et les pays de la zone euro ne savent que faire marcher la pompe à phynances du père Ubu. Les uns crient « austérité » à droite et les autres « rigueur » à gauche, chacun demeurant plongé dans le fétichisme du système. Certains envisagent un peu d’inflation, comme si on pouvait enchaîner un monstre. Mais aucun ne remet en cause la priorité financière et le renflouement systématique des banques d’affaires, car tous composent avec la logique qui a déterminé leur carrière.

Mme Merkel et M. Sarkozy proposent des cautères ou des sparadraps. M. Obama trahit ceux qui l’ont élu. Pendant ce temps, l’Agence fédérale de financement du logement américaine (FHFA) a porté plainte à New York contre dix-sept banques et institutions financières (dix établissements américains et sept étrangers) pour des fraudes graves dans des titres adossés aux subprime. Des particuliers et des organismes de prêts ont eux aussi porté plainte contre ces mêmes établissements dans cinquante Etats américains, tandis que la Serious Fraud Office britannique poursuit pour des raisons analogues Goldman Sachs et Deutsche Bank.

Chez nous, la présidente du Medef, Mme Parisot, crie à « une orchestration outre-Atlantique des difficultés de l’Europe ». En réalité, la BCE et la Réserve fédérale américaine communiquent à tout moment par un système de swaps (échanges de flux monétaires), chacun transmettant son mal à l’autre. Et les grandes banques ne sont que des corsaires sans lettres de marque.

Les « solutions » proposées, faute de remettre en cause la source du mal, ne font que l’aggraver. Le rachat massif de titres souverains des cinq pays européens les plus fragiles par le Fonds européen de stabilité financière (FESF), ne fait que sauver provisoirement les banques, de même que les nouvelles liquidités mises à leur disposition par la BCE. Une mutualisation plus grande des risques européens, sous forme d’eurobonds, ne ferait qu’entretenir cette pompe inflationniste. Notons que le FESF sera domicilié au Luxembourg et aura pour principaux conseillers, dans les émissions nouvelles d’obligations, Clifford Chance, Allen & Overy et Linklaters, le « Magic circle » des conseillers de la City.

Il est triste de voir les socialistes se soumettre au relais européen d’une mondialisation totalitaire. Il est écoeurant d’entendre un Frédéric Lefèvre, secrétaire d’Etat au Commerce, déclarer que « le fort taux de natalité en France explique le niveau du chômage ». Il est sinistre de lire un Hervé Kempf dans Le Monde osant dire « l’appauvrissement matériel des Occidentaux est devenu écologiquement une nécessité ». Il est révélateur que dans ce contexte, progresse une « nouvelle » extrême-droite, que ce soit le Front national en France, le NPD en Allemagne ou d’autres ailleurs en Europe.

Il est surtout temps d’imposer un vrai Glass-Steagall, tarissant la base d’opérations des banques d’affaires, et de redonner espoir aux peuples par une politique de grands projets et d’essor technologique, de l’Atlantique à la mer de Chine et de Paris jusqu’au Cap. C’est la condition pour sortir de la crise sans guerre de tous contre tous, sans destruction mutuelle assurée.

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