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Les éditoriaux de Jacques Cheminade

Napoléon

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« Lui, toujours lui », écrivait Victor Hugo en 1829... Le revoilà sur France 2, en quatre tranches avec Clavier et Depardieu en prime, au Palais des sports, mis en scène par Robert Hossein, dans les pages du Point, du Monde et du Figaro, et en couverture du Nouvel Observateur. Il ne s’agit pas d’une réapparition gratuite. Car ce qui est communiqué à travers cette prolifération d’images et de textes ineptes, est qu’un boucher peut être aussi un « grand homme », le précurseur du fascisme occuper une place légitime dans notre histoire nationale.

Il faut dire et répéter que ce culte est moralement obscène. L’on ne peut combattre l’esprit de Vichy et l’hitlérisme si l’on ne rejette pas absolument cet Empire pillard, esclavagiste et affairiste qui fit sombrer la France. Le meilleur contre-poison est de lire Les sources romaines de l’hitlérisme, de Simone Weil, dans lequel elle situe bien Bonaparte dans sa filiation réelle. Lyndon LaRouche et moi-même avons à plusieurs reprises mis les choses au point.

Pourquoi est-ce si important aujourd’hui, ici et maintenant ? Parce que l’histoire du monde, de l’Europe et de la France se trouve à la croisée des chemins. Ou bien nous allons vers un ordre plus juste, servant l’intérêt général et les générations à naître, ou bien nous sombrons, avec l’oligarchie anglo-américaine, dans un nouveau fascisme militaire et policier, ultime version de ce que Fouché et Bonaparte engendrèrent. Dans ces moments-là de l’histoire, dans la tempête, une immense occasion se présente. Notre devoir est de la saisir. Mais pour le faire, il faut avoir une vision claire de son identité individuelle et de la souveraineté de son pays. Si, individuellement, on admet qu’un massacreur botté puisse être un grand homme et si on recueille dans un Panthéon amoral ce même massacreur, il devient impossible d’agir pour le bien commun.

Il faut donc se réjouir que Bertrand Delanoé ait fait remplacer la rue Richepanse - le boucher de la Guadeloupe, envoyé en 1802 par Napoléon afin d’y rétablir l’esclavage - par celui du chevalier de Saint-Georges, compositeur et colonel de la Garde, exemple même de ce que tout homme, quelles que soient son apparence ou sa couleur de peau, peut représenter le meilleur de la culture de son temps.

Bien au-delà, au moment même où le pacte de stabilité européen s’effondre, nous devons recréer une Europe qui ne soit pas celle de la loi du plus fort, mais celle du développement mutuel, pour les pays qui la composent et en faveur des pays de l’Est et du Sud. Cette Europe-là, redevenant exemplaire, peut être un facteur clé pour arrêter la course folle de l’administration Bush. Ne serait-ce pas, ici et maintenant, la meilleur réponse à l’Empire bonapartiste d’hier comme à l’Empire anglo-américain d’aujourd’hui ?

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