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Déclarations de Lyndon LaRouche

Non à la gestion privée de la santé ! Le cas HMO

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par Lyndon LaRouche

le 18 mai 2009

On les aperçoit. Près des rangées de bungalows délabrés et des HLM en ruine, avec leurs volets pendant mollement à côté de leurs fenêtres brisées, sont assis hommes et femmes, chômeurs en proie au désespoir avec des enfants au visage blême et sale. Quelle invasion de prédateurs a bien pu provoquer une telle calamité ? Le diable en question ne s’appelle pas « Légion », il est plus monstrueux encore et se nomme « frais généraux » [overhead en anglais, littéralement, ce qui vient par-dessus les coûts de production].

C’est lui le vilain monstre qui se rassasie de ce qu’il extirpe de l’« investissement », comme le pain ôté de la bouche des chômeurs et de leurs enfants privés d’espoir. Le bruit que vous entendez en arrière-fond, c’est le grincement et le craquement d’éoliennes inutiles dont les quelques étincelles, produites de temps à autre, se moquent des pauvres. Bienvenue dans le paradis « vert » que l’Administration Obama vous a promis. Nous devons payer les frais généraux !

Aujourd’hui, les Etats-Unis pâtissent d’une crise que l’on décrit habituellement comme le besoin absolu de nourrir « des bouches inutiles ». En effet, en haut de la liste des choses à éliminer se trouvent les coûts administratifs engrangés par les parasites administratifs du programme des HMO (assurances maladies privées à but uniquement lucratif), qui, au fil des années, ont coûté la vie à un nombre croissant de gens.

Supprimons donc la loi autorisant ces HMO, remettons en vigueur la loi Hill-Burton et créons une « caisse d’assurance maladie » unique, capable d’offrir à tous une couverture médicale élargie, au-delà de ce qui reste de la loi Hill-Burton.

La première catégorie de coupes inoffensives que l’on pourrait opérer dans la santé publique, c’est la suppression des énormes frais généraux que représentent les HMO. Il existe aussi d’autres postes que l’on pourrait réduire pour lutter contre « le gaspillage ».

Par exemple, rationner sans merci les dépenses militaires privatisées, connues comme l’« escroquerie de Dick Cheney ». [L’ancien vice-Président] fut un personnage clé de cette arnaque gigantesque de l’establishment militaire américain, mais on en retrouvera les véritables auteurs au Middlebury College, dans le Vermont, où ils se réunissent de temps à autre. C’est là que George Shultz et Felix Rohatyn concoctaient des projets visant à remplacer l’armée de notre République par des bandes de mercenaires, marquant ainsi un retour au féodalisme.

Toutefois, aux Etats-Unis, le plus grand gaspillage économique découle de l’explosion du ratio des frais généraux, notamment les services, par rapport à la production, au cours de la période 1968-1973 ; on a détruit l’économie américaine en sabrant le pourcentage de travailleurs employés dans des catégories réellement utiles d’emploi productif. Les activités réellement productives et utiles sont, par exemple, celles de l’agriculteur, de l’ouvrier industriel syndicalisé de jadis, du chercheur et de l’ingénieur associés à cette production, ou encore des emplois de type scientifique, comme dans la médecine, le développement de la production d’électricité à forte densité de flux énergétique et des transports en commun, qui viennent étayer la production agricole et industrielle et d’autres activités productives à haute technicité. Ceci à l’opposé d’activités mal rémunérées et quasiment inutiles, que l’on finance avant tout pour qu’une masse grandissante de la population active ne se retrouve pas dans les rues durant les heures normalement travaillées de la semaine.

Parmi la foule de banlieusards qui passent plusieurs heures par jour à faire la navette entre leur domicile et leur « travail » officiel, l’on se demande combien d’entre eux ont un emploi aussi inutile que celui qui consisterait à remplacer des noyaux de cerises défectueux par de faux noyaux en plastique dans une nouvelle industrie créée à cet effet ?
Pensez-vous que j’exagère ? Du point de vue d’un agriculteur ou d’un ouvrier compétents, il s’agit d’une description judicieuse de la mentalité qui a remplacé les habitudes d’une époque qui semble bien lointaine, où nos Etats-Unis étaient une des principales nations productrices au monde, par tête et par kilomètre carré.

Je veux souligner par là que beaucoup d’emplois sont créés pour combler le manque d’emplois qui apportent une contribution nette à la richesse nationale réelle. L’aspect le plus coûteux de la folle politique économique actuelle des Etats-Unis n’est pas l’argent dépensé pour employer des gens dans des catégories inutiles de postes consistant à « creuser les trous et à les reboucher » — mais plutôt les frais généraux engendrés par ces tendances. C’est-à-dire le ratio entre frais généraux et production économique, réelle ou fictive. (...) On en arrive à la situation que je décrivais, il y a des décennies, comme le jour où General Motors deviendrait un immense gratte-ciel, rempli de personnel administratif et de managers depuis le rez-de-chaussée jusqu’au toit, alors qu’au sous-sol, un seul ouvrier, assis à son banc, assure l’ensemble de la production physique de la société.

(...) En termes d’économie physique, le recours aux technologies « vertes », à très faible densité de flux énergétique, comme l’énergie solaire ou éolienne, enregistre déjà des taux de croissance économique négatifs. Autrement dit, le coût de production dépasse la valeur physique nette de ce qui sera produit.

Ainsi, la proportion des « frais généraux » par rapport à la production augmente. Elle s’exprime de deux façons. D’une part, la baisse du ratio de la production physique en tant que telle, et d’autre part, l’augmentation de la part des frais généraux associés à la baisse de la productivité, par personne et par kilomètre carré.

Entre-temps, à travers les gigantesques escroqueries financières, lancées successivement par les gouvernements de George W. Bush depuis le 31 août 2007, puis de Barack Obama par la suite, et plus spécialement depuis le lancement des « renflouements » financiers avec le consentement d’un Congrès américain béat, le monde dans son ensemble, et surtout les Etats-Unis et le Royaume-Uni, nous offrent le tableau d’une production physique en déclin, alors que la masse de richesse financière purement fictive augmente de manière tout à fait incontrôlée. Cette dynamique menace les bases mêmes de la survie de la civilisation.

Cette folie, qui se manifeste à la fois parmi les cercles financiers et les gouvernements, se traduit par un étranglement des nations, victimes de l’explosion de frais généraux inutiles. Entre-temps, les cinglés au pouvoir prétendent, depuis les plus hautes sphères de gouvernement jusqu’à l’entrepreneur qui gagne sa vie en faisant les poubelles, que « la reprise est au coin de la rue ».

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