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« Nous sommes en présence d’une stratégie de tension globale »

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Le « terrorisme international » dont on ne cesse de parler n’est qu’un instrument dans la lutte globale pour tenter d’échapper à la crise économique et financière systémique. C’est ce qu’explique Lyndon LaRouche dans cette déclaration faite le 2 septembre, veille du dénouement dramatique de la prise d’otages en Russie.

Chaque fois que le monde moderne s’est trouvé aux prises avec la menace d’une désintégration générale du système monétaire et financier international en place, comme c’est le cas aujourd’hui, on a assisté à une cascade de phénomènes tels que chutes de gouvernements, révolutions, émergence de régimes fascistes et de guerres. Nous vivons actuellement une ère de crise globale, comparable à celle qui mena à l’effondrement du système monétaire britannique à étalon-or, en 1931, époque où le fascisme se déchaîna dans toute sa force, ainsi que la guerre, que le président américain Franklin Roosevelt allait devoir affronter entre 1939 et 1945.

Nous sommes déjà entrés dans la phase aiguë d’une période de crise économique, monétaire et financière explosive à l’échelle mondiale, comme celle qui conduisit le cartel financier transatlantique de l’époque à créer la Banque des règlements internationaux de Bâle et son pendant, le cartel des obligations. Celui-ci, qui exerça de 1939 à 1945 un contrôle décisif effectif sur les actifs des entreprises des deux parties du conflit, comme ceux du Goering Werke, réussit à survivre et reste aujourd’hui encore une grande puissance financière mondiale.

Dans une période de crise comme celle-ci, certains éléments plus sains dans le gouvernement ou dans son entourage essaient d’empêcher le type de panique que les seigneurs de guerre aspirants, comme le vice-président Dick Cheney, et leurs amis utopistes veulent exploiter pour amener les nations à s’autodétruire. Voilà la signification de « l’affaire Franklin », comme la presse l’appelle. De même, des forces influentes plus raisonnables au sein de certaines institutions nationales ou internationales ont fait en sorte que la presse monte en épingle la tentative de coup d’Etat sanglant en Afrique, dans laquelle le fils de l’ancien Premier ministre britannique Margaret Thatcher fut pris la main dans le sac.

Dans la phase terminale d’une crise monétaire et financière, comme celle à laquelle nous assistons, nous voyons, comme en Argentine aujourd’hui, la réaction brutale des intérêts du puissant cartel financier qui tentent de sucer la dernière goutte de sang des nations, afin de se sauver eux-mêmes de la banqueroute. Ces intérêts cartélisés veulent obliger les gouvernements élus à appliquer des politiques d’« austérité fiscale » conduisant à un « triage » génocide des mêmes citoyens qui les ont élus. Ils utilisent le terrorisme, organisé pour le compte de ces intérêts, afin de briser la volonté des gouvernements et de leurs populations avant de les renverser, même s’ils sont devenus leurs complices passifs, comme ce fut le cas en Allemagne en 1931-1933.

Telle fut l’histoire de l’Europe continentale, des frontières soviétiques à Gibraltar, pendant la montée au pouvoir de régimes fascistes de 1922-1945 dans la plupart des pays. Telle est la nature fondamentale de la menace stratégique qui pèse aujourd’hui sur notre république et d’autres nations.

A présent, contrairement aux mensonges officiels de l’administration Bush et d’autres, l’économie américaine sombre déjà dans un état précoce d’effondrement physique dû à la crise financière. Et la dépression en cours ne frappe pas uniquement les Etats-Unis, toute l’économie mondiale globalisée se trouve dans une crise bien plus dangereuse aujourd’hui que lors de la chute par 50 % de l’économie américaine de 1929 à 1933, sous l’effet de la politique d’austérité fiscale du président Herbert Hoover. Nous nous trouvons à une époque de crise économique qui aura pour conséquence des guerres, des révolutions, voire pire ; il faut s’attendre à l’émergence de véritables menaces pour la civilisation.

Ceci dit, nous devons faire face à la terrible vérité derrière le « terrorisme international » d’aujourd’hui. Nous devons considérer la vérité de ce que le pauvre George W. Bush ne pouvait pas vous dire, et que son contrôleur putatif, le vice-président Dick Cheney, ne voulait pas vous dire.

Pour ce qui est de l’« affaire Franklin », comme on l’a baptisée quelque peu à tort, on ne peut la comprendre que si on prend en compte le tableau stratégique plus large de la « stratégie de tension » que nous avons connue au cours des années 70. Cette affaire, telle que la presse la présente, ne constitue qu’une étrange facette d’une menace plus importante et encore plus mortelle que celle du déclenchement, très prochain, d’un chaos économique mondial, suite à une attaque, soit américaine, soit israélienne, soit israélo-américaine, contre l’Iran, la Syrie, ou les deux, dans le cadre d’une « guerre préventive ».

Guerre asymétrique

Pensez maintenant à la carte du monde pour imaginer les conséquences.

Actuellement, la presse internationale rapporte une recrudescence d’attaques terroristes et d’opérations similaires, non seulement à travers la région du Caucase et de l’Asie centrale sur laquelle je m’étais concentré dans mon documentaire de 1999, « Tempête sur l’Asie ». Parmi les cibles, on compte maintenant la France, l’Allemagne, la Russie et les Balkans, ainsi que les gouvernements du monde arabe.
Concentrons-nous sur les parties du monde où ce terrorisme sévit actuellement : le « Proche-Orient », le Caucase, l’Asie centrale, la Russie, l’Europe centrale et occidentale. Faisons le lien entre les zones ciblées par les opérations terroristes et celles qui approvisionnent le monde entier avec les flux de pétrole et de gaz naturel les plus abondants et les moins chers. Le chaos au « Proche-Orient » et le ciblage de la Russie, à travers le Caucase, suffisent à indiquer que l’on se dirige vers un baril à 100 dollars ou plus, bien au-delà du prix de référence (environ 25 dollars le baril), seuil généralement acceptable pour l’économie mondiale.

Ce n’est là qu’une des conclusions incontournables à tirer de cet ensemble de menaces. Celles-ci ne viennent pas d’une entité mythique intitulée « terrorisme international ». Les personnes cultivées et lucides savent que le « terrorisme » est, un effet, un prédicat, et non une cause, un sujet en soi. Ce que l’on appelle « terrorisme » est l’effet concret, terrible, d’actions qui sont habituellement lancées par les puissants intérêts, à l’œuvre derrière la scène, qui déploient ce que la presse internationale et des sources telles que l’administration Bush-Cheney appellent le « terrorisme international ». Cet effet n’est pas provoqué par lui-même, il est dû, principalement, aux forces qui le déploient sous la forme d’opérations secrètes, comme Bremer le fit en Irak.

Qui sont les tireurs de ficelles qui provoquent ou contrôlent réellement ces opérations « terroristes », organisées derrière le rideau de mensonges officiels protégeant les véritables auteurs du terrorisme ? Prenons un cas précis.

Les personnes un peu plus âgées se rappelleront les précédents de ce type d’opérations ayant eu lieu au siècle dernier, à commencer par la vague d’actions terroristes des années 1970 que l’on a classées alors sous les rubriques « stratégie de tension », « complot du compas » ou autres. Prenons le cas de l’assassinat de l’ancien Premier ministre italien, Aldo Moro.

Qui a réellement tué Moro ? Un groupe gauchiste ? Pas du tout. L’opération fut menée par un rejeton de la section de l’appareil nazi placé sous la direction du général SS Karl Wolff, recyclée par Allen Dulles et James J. Angleton à la tête de l’organisation de guérilla « Gladio », officiellement créée pour mener le combat de l’intérieur en cas d’invasion soviétique de l’Europe. L’incorporation de cet appareil nazi, dont Otto Skorzeny, basé en Espagne, n’est qu’un exemple, dans les rangs des « combattants anticommunistes expérimentés » aux Etats-Unis et dans le système de l’OTAN, jeta les bases pour la reproduction de ces forces en Europe, au Mexique et dans divers pays d’Amérique du Sud, et cela reste un élément crucial de la menace active qui pèse aujourd’hui sur les Etats-Unis.

Ceci était connu de nombreux responsables du gouvernement américain pendant la « stratégie de tension » des années 70 et c’est un élément fondamental et révélateur de la menace actuelle pour notre sécurité. Il ne s’agit pas là de spéculation, c’est un fait largement documenté, connu des gouvernements de l’époque, y compris du nôtre. J’ai eu connaissance d’une partie décisive de ces faits, notamment à travers des sources qualifiées dans le gouvernement américain et ailleurs, pendant des décennies. Je sais donc que ces cercles en question ont une très bonne connaissance de ce que je viens d’écrire sur ces liens nazis.

Qui nous protège aujourd’hui de cette menace bien réelle venant de ceux qui utilisent le terrorisme comme un outil ? Certainement pas l’administration Bush, et encore moins Cheney et ses « faucons mouillés » néo-conservateurs. Ce sont les cercles du vice-président Cheney, incrustés au cœur du gouvernement américain actuel et aussi au sein d’importants milieux israéliens, qui sont utilisés pour promouvoir cette expansion du terrorisme international, sous le couvert de la doctrine Cheney consistant à lancer une « guerre préventive nucléaire » ou à trouver des prétextes pour la lancer, y compris par la fraude et le mensonge, comme il le fit pour nous plonger dans la guerre d’Irak.
Pourquoi cette vague de terrorisme est-elle dirigée contre les victimes ciblées par la doctrine Cheney, comme la France, l’Allemagne, la Russie, les Balkans, le Caucase, l’Asie centrale et méridionale, la Corée du Nord et la Chine ? La doctrine de « guerre nucléaire préventive » de Cheney a déjà poussé le monde au bord de l’éclatement généralisé d’un type de guerre où le perdant serait la civilisation elle-même.

Pourquoi des cercles patriotiques à l’intérieur du gouvernement américain réagiraient-ils - comme on le voit dans la révélation publique de l’affaire Franklin - face à l’importance stratégique de ces violations de notre sécurité nationale, qui sont la vérité profondément cachée derrière le cas relativement anecdotique du néo-conservateur Larry Franklin ? Et dans le camp opposé : pourquoi la Convention nationale du Parti républicain a-t-elle invité l’apostat démocrate Zell « Folamour » Miller pour qu’il rejoue la célèbre scène de la « protection de nos précieux fluides corporels » ?

La guerre asymétrique moderne

Prenons quatre exemples de ce que l’on classe comme l’utilisation stratégique de méthodes terroristes, deux remontant aux années 80 et deux liés à l’administration Bush-Cheney.

  1. La guerre d’Indochine (1964-1972) au cours de laquelle l’Union soviétique contourna la Chine pour aider le Vietnam à développer une défense de type « guerre asymétrique » contre les forces d’invasion américaines.
  2. Les représailles des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne qui organisèrent la « guerre asymétrique » contre l’Union soviétique en Afghanistan, à l’aide de personnes comme Oussama Ben Laden ; les effets de cette opération, commencée à l’époque où George Bush père était vice-président, se font encore sentir aujourd’hui sous Bush junior.
  3. Les vagues d’attentats terroristes montées dans le cadre de la « stratégie de tension » en Europe dans les années 70 et par la suite.
  4. Le type de « guerre asymétrique » prévisible en réaction à l’occupation américaine de l’Irak sous le proconsul américain Paul Bremer et ses successeurs.

Dans les années 1980, j’ai étudié en détail la nature de ces méthodes de « guerre asymétrique », en les classant sous le terme de « guerre irrégulière » ou sous le synonyme allemand Kleinkrieg, tel que défini par l’historien renommé du droit international, le général Friedrich von der Heydte, avec qui je collaborais sur ce sujet. La guerre asymétrique fut la pierre angulaire de la stratégie soviétique et chinoise. Pendant et après la Deuxième Guerre mondiale, les Britanniques avaient affiné cette pratique et qui devint un pilier de la guerre irrégulière américaine dans l’après-guerre. En plus de ma connaissance directe de ces expressions de guerre irrégulière moderne, j’ai eu à traiter, en particulier depuis 1983, du problème spécifique de contre-renseignement que pose au Mexique et aux Etats-Unis l’organisation synarchiste créée ici par le parti nazi de Hitler, qui est aujourd’hui l’une des principales menaces terroristes contre les Etats-Unis.

C’est l’émergence de la guerre asymétrique - tout à fait prévisible au regard de la stupidité fanatique de l’administration Bush actuelle - qui a transformé la prétendue victoire américaine en Afghanistan en farce, tournant à la tragédie pour ce qui concerne l’Irak. Il règne aujourd’hui en Afghanistan un chaos bien pire, et le pays est devenu un centre du trafic international de drogue plus important qu’avant la guerre, tandis que les Talibans reprennent la route du pouvoir contre un pauvre gouvernement virtuellement assiégé dans la capitale. L’ensemble de l’opération qu’y ont menée les Etats-Unis s’est révélé un échec stratégique colossal. La poursuite de l’opération américaine en Irak est une excursion dans la folie, condamnée d’avance, où l’on répète les erreurs stratégiques commises par les Français et les Américains au Vietnam, dans des circonstances somme toute peu similaires, ou dans le combat insensé des Français contre l’indépendance algérienne, où la situation était plus comparable à ce que connaissent aujourd’hui les Américains en Irak.

Les Etats-Unis déclenchèrent donc la guerre d’Indochine voulue par le « complexe militaro-industriel » et c’est cette folie qui poussa le général d’armée Douglas MacArthur à lancer un avertissement contre toute nouvelle guerre terrestre en Asie. C’est la leçon indochinoise qui poussa de nombreux vétérans de la guerre, qui allaient devenir des officiers supérieurs, à jurer de ne plus jamais permettre que les Etats-Unis soient condamnés à revivre l’enfer d’une guerre comme celle-là. Néanmoins, le même « complexe militaro-industriel », contre lequel le président Dwight Eisenhower mit en garde lors de son départ de la Maison-Blanche et pour lequel le vice-président Cheney travaille aujourd’hui, nous a de nouveau jetés dans le piège sans fin de la guerre asymétrique en Asie du Sud-Ouest et au-delà.

Ainsi, nous envoyons nos soldats au combat pour le compte de ceux dont les motivations corrompues ou la folie pure et simple condamnent ces honnêtes patriotes à combattre et mourir dans une guerre qui est le pire et le plus inutile des cauchemars imaginables, comme ce qui est en train de se passer en Afghanistan et en Irak aujourd’hui.

Le rôle des méthodes terroristes utilisées par les deux protagonistes dans le conflit israélo-palestinien doit être compris comme relevant de la même logique de « guerre irrégulière » que les Nazis durent affronter à Varsovie. C’est aussi la stratégie de guerre asymétrique que les Prussiens développèrent, en s’inspirant des œuvres de Friedrich Schiller sur la guerre de Trente ans et la révolte des Pays-Bas, afin de mettre au point la stratégie suivie par la Russie d’Alexandre 1er pour piéger et détruire la Grande Armée de Napoléon. Une stratégie semblable fut développée par les Soviétiques pour tenir Léningrad et Moscou, au prix de terribles sacrifices, tout en préparant la contre-offensive de Zoukhov qui assura finalement, de concert avec l’offensive à l’ouest des forces alliées, la défaite de l’Allemagne nazie.

Le cas de la « stratégie de tension » utilisée contre la France, l’Italie, l’Allemagne et d’autres pendant les années 70 et 80 revêt une importance particulière car il rend plus clair le fait que les opérations terroristes menées contre ces Etats étaient déployées principalement à partir des structures de guerre secrète de l’Alliance Atlantique. Je parle de ceci en tant que vétéran, côté renseignement politique, des efforts pour défendre la civilisation dans ces cas, en Europe comme dans l’hémisphère américain.

La forme de terrorisme la plus mortelle est celle déployée par un gouvernement pour manipuler l’esprit de son propre peuple. C’est ce que Cheney et sa bande représentent aujourd’hui dans le gouvernement américain. La présence d’un tel élément au sein de notre gouvernement fait que les plus sages de nos dirigeants se demandent avec inquiétude s’il y aura bien une élection aux Etats-Unis en novembre.

Et maintenant

Ce que j’ai écrit ici n’est pas nouveau, au moins dans son principe, pour les professionnels chevronnés de la diplomatie, du renseignement et de l’armée qui sont actifs au sein de notre système présidentiel si particulier, ni pour ceux qui exercent des fonctions similaires au service du Congrès. Nous connaissons ce jeu. Une nouvelle administration américaine pourrait faire appel à un noyau de ces personnes qualifiées, car nous avons aux Etats-Unis les ressources intellectuelles nécessaires pour assurer que le Président soit conseillé de façon compétente pour tout ce qui se rapporte aux questions stratégiques cruciales.

Mon but, en agissant de la sorte aujourd’hui, est d’assurer que notre gouvernement soit sauvé de l’inferno dans lequel les politiques utopistes suivies par Cheney pour le compte du « complexe militaro-industriel » plongent notre nation déjà en faillite. Je suis déterminé à mettre en place une alliance de nations vraiment volontaires, en accord avec les principes du traité de Westphalie de 1648, qui agisse de concert pour défendre chacun d’entre nous contre la terreur et les guerres de religion que les politiques de Cheney ont attisées en Asie du Sud-Ouest. Désormais, les flammes de la guerre asymétrique menacent d’atteindre, sous forme de terrorisme, l’ensemble de la planète.

Oublions le verbiage incohérent, techniquement schizophrène, du président Bush, ainsi que le bavardage mensonger du féroce Cheney. Arrachons le voile de paranoïa qui cache la vérité sur le soi-disant « terrorisme international ». Faisons face à la réalité de la principale menace globale pesant aujourd’hui sur le monde.

Pour y parvenir, nous devons faire face à la réalité de la faillite en cours du système monétaire et financier international à taux de change flottants, aujourd’hui en banqueroute. Nous devons nous hâter, comme le fit le président Franklin Roosevelt en mars 1933, pour sauver les économies nationales à présent universellement frappées par la peste de la globalisation, et rassembler les nations prêtes à combattre pour sauver le système mondial d’Etats-nations souverains des griffes du cartel financier qui créa naguère le cauchemar hitlérien et pourrait bien faire naître aujourd’hui quelque chose d’encore pire pour la planète.
Derrière le tumulte, dont l’émergence planétaire d’activités terroristes n’est qu’une expression majeure, les questions principales dont découlent toutes les autres sont l’éruption d’un conflit titanesque entre les intérêts vitaux de l’Etat-nation souverain en tant qu’institution, et son ennemi principal, les intérêts financiers oligarchiques qui tentent actuellement de dissoudre le principe d’Etat-nation dans le bain acide du libre-échange et de la mondialisation. Cette lutte s’exprime aujourd’hui de la façon la plus claire par le conflit entre l’Argentine et le FMI, emmené par sa directrice, la prédatrice Anne Krüger, ainsi que par la résistance des nations européennes contre l’imposition forcée des critères de Maastricht. Le succès grandissant des « manifestations du lundi » contre le projet Hartz IV, en Allemagne, en est un témoignage évident.

L’élection de Franklin Roosevelt à la présidence américaine permit aux Etats-Unis d’éviter la menace d’une prise en main fasciste du pays et de jouer un rôle décisif dans la défaite de l’Allemagne nazie et de son rêve d’empire mondial.

Cela représente, aujourd’hui, un phare d’espoir pour les Etats-Unis et pour d’autres nations en péril. La bataille titanesque entre ce que l’héritage de Franklin Roosevelt représente aujourd’hui et cette oligarchie financière qui tenta d’imposer la tyrannie fasciste en Europe, est le seul point de vue permettant de comprendre clairement les implications de l’affaire Franklin.

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Extraits des statuts - Article 2 - Objet