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Les écrits de Lyndon LaRouche

Nouvelles propositions pour une réforme monétaire internationale

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Lyndon LaRouche a publié, le 18 juin, un nouveau document destiné aux milieux gouvernementaux et politiques qui veulent affronter la réalité et discuter sur la façon de traiter la désintégration du système financier et monétaire international. Dans ce document, « Panier de biens physique - Commerce sans monnaie », LaRouche esquisse une stratégie à deux niveaux pour cette réforme urgente.

Il observe que certains milieux influents dans le monde débattent sur « la façon de remplacer le système international actuel, et par quoi exactement ». Par ailleurs, notamment depuis la conférence monétaire de Washington en octobre 1998, la « source de résistance la plus manifestement opposée » à toute reconstruction d’un système monétaire stable basé sur des taux de change fixes, provient des Etats-Unis. De ce fait, pour qu’une réforme adéquate puisse voir le jour, elle « devra presque certainement se dérouler en deux phases successives, régionale et globale ». Ce processus pourrait débuter avec l’« apparition de systèmes régionaux de coopération économiques » qui, plus tard, deviendraient les pierres angulaires d’un nouveau système international :

« La première phase, comme on le voit dans les discussions en cours entre représentants de l’association ASEAN plus Trois, est caractérisée par la réactivation de la proposition, avancée par Sakakibara en 1997, d’un fonds monétaire asiatique. Cette démarche n’est pas seulement une mesure de défense contre la guerre financière menée par les fonds spéculatifs et autres spéculateurs, elle a aussi pour objectif de promouvoir des mesures urgentes pour le commerce de biens tangibles et pour des améliorations capitalistiques à long terme entre ces nations asiatiques. Au cours de cette première étape, nous devrons prévoir l’apparition de groupes régionaux aux perspectives semblables, se recoupant quelque peu, et coopérant entre eux en divers endroits de la planète. La deuxième phase verrait le rétablissement d’une organisation monétaire globale, caractérisée par un retour à des taux de changes fixes, pour remplacer le système du FMI actuellement en faillite. Cette seconde phase déboucherait sur un nouveau système monétaire, établi à l’initiative des groupes régionaux de nations. »

La force du système de Bretton Woods entre 1945 et 1965, dit LaRouche, était en vérité basée sur la « puissance physique de l’économie américaine », puissance qui « s’exprimait par des périodes de taux élevés de croissance capitalistique en biens physiques ». Cette puissance permit à l’économie américaine de fournir des produits agricoles et des machines-outils à une Europe dévastée par la guerre, stimulant une croissance de la productivité physique en Europe de l’Ouest, qui donna à l’Europe les moyens de remplir ses obligations envers les Etats-Unis. Une telle orientation politique, aujourd’hui à l’échelle mondiale, doit fournir les objectifs du nouveau système monétaire international basé sur des taux de change fixes.

Aujourd’hui, l’économie américaine ne possède plus la capacité physique ni la puissance productive requises pour être au centre de l’économie mondiale. Par conséquent, un nouvel ordre monétaire mondial ne peut être basé sur le dollar, comme c’était le cas dans les années 40 et 50. Ancrer ce nouveau système sur un panier de différentes devises n’est pas non plus une option, car la substance économique de ces devises s’est également détériorée.

L’option restante consiste à construire « une unité de compte synthétique ». Mais à la différence de l’ECU du Système monétaire européen après 1979 et des Droits de tirage spéciaux du FMI, cette unité de compte synthétique doit être basée sur un « panier de biens ». Ce dernier concept désigne la capacité d’une économie à produire et exporter des biens d’équipement de qualité à haute technologie.

Cette unité synthétique « pourrait servir de système comptable d’une structure de crédit internationale » pour des prêts à moyen et long terme permettant d’investir dans la production de biens physiques. L’objectif à atteindre serait une croissance maximale de la capacité de production et de productivité de l’économie mondiale dans la plus courte période de temps possible. A cette fin, « les monnaies seraient valorisées selon le standard représenté par le panier de biens ». On accorderait des prêts en ces unités, non en valeurs monétaires. « L’exportateur serait crédité de ce nombre d’unités synthétiques au moment où le produit serait livré, et le remboursement serait déterminé par l’équivalent, en ces unités, du montant de la monnaie adéquate au moment où ce paiement spécifique arriverait à échéance. » Cette « sorte de système de troc de prêts à moyen et long terme » serait aujourd’hui la meilleure approximation du « système à réserve-or basé sur un panier de biens à l’exportation, qui a fonctionné dans les relations transatlantiques, dans la période du système de taux de change fixe, de 1945 à 1965 ». (Pour obtenir le texte complet en anglais du document de LaRouche, cliquez ici).

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