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Les éditoriaux de Jacques Cheminade

OMC et ATTAC

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Le sommet de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) va se tenir le 30 novembre prochain à Seattle (Etats-Unis). Il est scandaleux que les principaux dirigeants politiques du monde aient accepté d’engager un processus de négociations dans un cadre où les jeux sont faits d’avance.

D’une part, la logique de l’OMC est celle du libre-échange, comme s’il était équitable de placer les plus forts face aux plus faibles dans la même arène. Le résultat est évident : les plus forts écrasent les plus faibles, les pauvres s’appauvrissent et les riches s’enrichissent. D’autre part, on prétend discuter de commerce alors qu’on ne dit rien du sujet fondamental, la machine à exclure les peuples et à détruire les Etats-nations qu’est devenu le système monétaire et financier international.

Dans ces conditions, le gouvernement français tente de préserver ce qui reste de la protection légitime de son agriculture et de ses services en proposant d’étendre les négociations à d’autres secteurs. On espère ainsi gagner du temps, mais en réalité on s’enfonce davantage. Et ce n’est pas en exigeant des « normes sociales » qu’on arrêtera de s’enfoncer.

Une opposition impuissante est, ici comme ailleurs, utile au système. C’est pourquoi Mike Moore, directeur général de l’OMC, précurseur néozélandais du thatchérisme social à la Tony Blair et membre du Privy Council britannique, a chaleureusement reçu à Genève José Bové, fondateur de la Confédération paysanne et animateur d’ATTAC, allant jusqu’à lui déclarer « je vois en vous un allié ». Bové n’est pas pour la suppression de l’OMC, mais pour un « véritable contrôle citoyen » - comme si on pouvait faire marcher en faveur de celui-ci ce qui a été créé contre lui !

Disons-le franchement : cette impuissance des « opposants » au système est aussi scandaleuse que la soumission des politiques. On l’a vue se manifester à l’Assemblée nationale, le 22 octobre 1999, lorsque les députés ont repoussé les amendements en faveur d’une taxe de 0,05% sur les opérations en devises réalisées sur les marchés des changes (taxe Tobin). Tout le monde s’est entendu pour dire que la lutte contre la spéculation financière internationale est une urgence absolue mais qu’un pays seul, comme la France, ne pouvant rien faire, il fallait réfléchir à comment on allait intervenir à l’échelle de l’Union européenne « petit à petit »et « à partir de juillet 2000 » ! Onze députés ont voté pour l’adoption, alors que le groupe ATTAC comprend plus de cent députés... Le dilemme est simple : ou bien on continue ainsi et on va dans le mur, ou bien on se bat pour une réelle alternative, un nouveau Bretton Woods en faveur du travail, de la production et du tiers-monde. La solution est hors du système.

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