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Les éditoriaux de Jacques Cheminade

Patriotisme économique

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Les éditoriaux de Jacques Cheminade sont publiés tous les quinze jours dans le journal Nouvelle Solidarité, sur www.solidariteetprogres.org ainsi que www.cheminade2007.org, et consitutent le principal regard du candidat à la présidentielle de 2007 sur l’actualité française et internationale.

La nécessité d’un patriotisme économique, soulignée par Dominique de Villepin, mérite d’être totalement soutenue. Cependant, pour donner toute sa mesure, le Premier ministre doit tirer toutes les conséquences de son affirmation : il doit demander à M. Sarkozy de partir. Non pour des raisons personnelles ou politiciennes, mais parce qu’un gouvernement digne de ce nom ne peut mener une double politique. En effet, M. Sarkozy, en se ralliant aux thèses des néo-conservateurs américains ou allemands, prône de fait un démantèlement des moyens de l’Etat (excepté les répressifs) incompatible avec l’idée même d’économie nationale.

Ce gouvernement à deux têtes est donc un monstre, tout aussi monstrueux que l’a été le régime à deux têtes de la cohabitation. Le gaullisme authentique, et de même le mendésisme, suppose qu’à l’opposé on choisisse, on s’engage, on tranche et on risque son honneur et sa place pour soutenir sa cause, jusqu’à ce que le peuple français en décide autrement.

Patriotisme économique, oui, mais sans les mesures qui s’y opposent. Sans une « réforme » de l’impôt qui favorise les riches, en sapant le principe de progressivité, sans traquer les chômeurs comme en Grande-Bretagne, sans privatiser la SNCM avec les méthodes de M. Perben, sans laisser l’Etat se désengager d’une logique nationale en matière de transports, sans laisser un ministre de la Justice envisager de sang-froid le viol de la Constitution, sans privatiser les autoroutes pour simplement boucher les trous de l’Etat, sans progressivement démanteler le Code du travail et la Sécurité sociale.

L’hôpital public manque de moyens, les maisons de retraite de lits et d’infirmières, les chercheurs de laboratoires bien équipés, de bourses décemment pourvues et d’un pilotage stratégique, l’éducation nationale d’un dessein mobilisateur, l’espace national d’un engagement de l’Etat et les relations internationales d’une volonté de combattre ceux qui détruisent l’économie et y sèment des ferments de guerre. Peut-on combattre Bush et Cheney lorsque le ministre de l’Intérieur soutient leurs amis ? Peut-on soutenir l’évolution apparemment raisonnable de Sharon lorsque le ministre de l’Intérieur s’est fait l’ami de Netanyahou ? Peut-on avoir une politique économique indépendante avec les partisans d’une concurrence faussée et livrée aux initiés des marchés ?

Dominique de Villepin a une chance historique d’être à la hauteur des ambitions qu’il proclame. L’opposition socialiste a une chance d’élever le débat si elle cesse de contempler ses innombrables nombrils. Ici, nous ferons tout pour que les uns et les autres retrouvent leur âme, et surtout pour que les Françaises et les Français, face aux grands vents de l’économie mondiale, suscitent les idéaux de 1945 dans les conditions de 2005, c’est-à-dire redeviennent patriotes pour être citoyens du monde.

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