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Les éditoriaux de Jacques Cheminade

Pessimisme

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« Un observateur attentif de la gauche », cité par Le Point dans son numéro du 2 juillet, parle de notre Ministre de l’intérieur : « Formé, comme Jospin, à l’école mitterrandienne, il considèreque le combat politique est essentiellement défensif. Jean-Pierre Chevènement est pessimiste sur la civilisation, surla capacité de résistance à la mondialisation et sur le fait queles élites qui portaient hier le progrès portent aujourd’hui lemondialisme ».

Le diagnostic vise juste. Par delà le carriérisme ou le goût deshonneurs, c’est en effet ce pessimisme qui paralyse nosdirigeants, notamment les soixante-huitards désabusés quirévêrent un jour de changer la vie. C’est ce même pessimisme quipousse nos pseudo-révolutionnaires à diviser le monde en camps,dans une guerre picrocholine excluant toute possibilité dedialogue socratique. Les écologistes vont jusqu’à faire del’homme l’ennemi de la nature et des autres espèces. Tousrefusent de s’engager dans une grande cause politique mais selimitent aux questions de « proximité ». Le particulier, rebaptisépour les besoins de la cause « authenticité », l’emporte ainsi surl’universel, dans une société de plus en plus éclatée où chacunenfonce sa tête dans l’écran de sa télévision. A force de neplus croire aux idées, on perd ainsi l’habitude de penser. Et ilne reste que les rapports de force, chasseur et gibier,vainqueur et vaincu, fort ou faible, avec ou sans Le Pen aumenu.

Comment redonner espérance ? Par un projet, un desseinmobilisateur, qui élève ensemble, comme notre plan Marshall pourle Balkans et notre pont terrestre eurasiatique. Ce n’estcependant pas suffisant. Certains n’y verront qu’une utopie,d’autres une usine à gaz technocratique, car ils y projetterontfatalement leur impuissance à concevoir le changement. Il faut yinsuffler quelque chose de plus, la passion qui a permis del’engendrer.

Cependant, pour cela, il faut rompre avec les recettes d’unmonde fait sur mesure, celui des catéchismes et des manuelsscolaires, et reexpérimenter le plaisir et le jeu detransformer, de connaître, de découvrir. Il n’y a pasd’engagement politique authentique, pas de science, pas d’artsans que des esprits souverains n’expérimentent ensemble la mêmedécouverte. C’est donc nourris par des découvertes que notreplan Marshall et notre pont terrestre eurasiatique pourrontdevenir des choses vivantes.

La terre de nos dirigeants est irrémédiablement plate etobjective, c’est la source de leur pessimisme idéologique. Lanôtre est courbe et vivante. Notre combat politique y estsubjectif et offensif, car c’est le partage de la connaissancequi unit ceux qui y participent, faisant des différences

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