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Les éditoriaux de Jacques Cheminade

Plan Fabius, enquêtes INSEE

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Comme Laurent Fabius, les 16 et 17 octobre, présentait à l’Assemblée nationale son « plan de consolidation de la croissance », le nouveau « portrait social » de la France établi par l’INSEE démontrait, le 18, que ses mesures « auraient un impact positif mais assez faible sur les inégalités de revenus et sur la pauvreté monétaire ». En termes moins diplomatiques, l’on dira que le budget de la gauche plurielle n’est pas un budget social.

Mais qu’est-il donc ? En fait, un amalgame prudent, ni keynésien ni libéral, mais complaisant envers les puissants.

Le plus scandaleux est la volte-face du gouvernement dans le dossier de la téléphonie du futur. En divisant la facture par huit, il va même au-delà de ce qu’espéraient les lobbies patronaux. Le plus étonnant est qu’ayant perdu cette source d’alimentation du fonds de réserve des retraites (F2R), il privatisera les autoroutes du sud de la France et vendra les parts sociales des caisses d’épargne pour compenser sa perte. Bref, pour pouvoir faire un cadeau à MM. Messier, Bouygues et Bon, l’on vend quelques bijoux de famille !

Le plus navrant aura été le débat avec le groupe communiste. M. Fabius lui jette en pâture le doublement de la prime pour l’emploi, mais à la charge de l’Etat (environ 8 milliards de francs) et non des entreprises ! Pire, si comme le fait l’INSEE, on évalue les effets conjugués de cette prime pour l’emploi, de la baisse de l’impôt sur le revenu (IR) et de l’amélioration des allocations-logement entrée en vigueur en 2001, l’on constate qu’en valeur absolue, les Français les plus riches bénéficieront davantage de ces mesures que les plus modestes : gain de revenu moyen de 3786 francs entre 2000 et 2003 pour les personnes ayant plus de 205 500 francs par unité de consommation contre un gain de 1176 francs pour les salariés les plus modestes (disposant de moins de 38 000 francs par unité de consommation) ! Ceci dans un pays où il y a 4,2 millions de personnes pauvres (disposant d’un revenu inférieur au salaire médian de 3500 francs en 1996), dont 1,2 millions de « travailleurs pauvres ».

L’économiste Thomas Piketty conclut brutalement : « C’est la première fois dans l’histoire qu’un gouvernement de la gauche baisse les taux les plus élevés de l’impôt sur le revenu » (le taux marginal de l’IR a été en effet ramené de 54% en 2000 à 52,5% en 2003).

Alors, qu’en conclure ? Qu’à rester dans l’ordre dominant actuel, la gauche trahit son message, saborde sa base et prépare inéluctablement sa défaite. En sortir est donc un impératif catégorique.

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