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Les analyses de Jacques Cheminade

Pour un vrai projet européen
Non à la dictamolle !

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Nous nous trouvons face à une échéance décisive à l’échelle de la France, de l’Europe et du monde. Il ne s’agit pas du vote sur le traité constitutif européen. Il s’agit de ce qui se passera après le 29 mai. En effet, que le « oui » ou que le « non » l’emporte, la France et l’Europe ne se seront pas préparées à faire face à une crise qui est mondiale. Le terrible paradoxe de la situation est qu’une dictamolle politique et médiatique livre la France à une pensée unique, un blocage des initiatives, un laisser-aller néolibéral, la loi de la concurrence et la dictature des marchés, sans utiliser ses moyens pour promouvoir quoi que ce soit. Tels les aveugles de Bruegel, la France et les pays européens avancent à tâtons, jusqu’à un point de chute inévitable.

Inévitable ? Non, si nous ouvrons les yeux et nous donnons les moyens d’y échapper ! Notre « non » à la pseudo-Constitution qui nous est proposée, contrairement aux autres, n’est pas principalement guidé par un refus, mais par une volonté de changement incarnée dans un projet. On ne peut continuer comme on va ; ce qui nous est proposé ne permet pas d’aller autrement, nous dirons donc « non » en nous battant pour l’alternative, pour un autre monde d’envergure, de justice sociale et de développement économique mutuel dont nous ne pouvons pas connaître les formes - elles se définiront dans et par le changement même - mais dont nous connaissons les principes.

Le premier principe est le refus de voter pour un texte confus, contradictoire et qui sur deux questions fondamentales - celles de l’OTAN et du statut de la Banque centrale européenne - nous enferme dans un piège dont on ne pourra sortir, ce que Laurent Fabius a raison d’appeler un « aller simple ».

En défendant l’alternative, nous sommes beaucoup plus cohérents que les autres forces politiques. En effet, nous avons dit non aux conditions libérales et monétaristes de Maastricht, non au Pacte de stabilité, non à l’Acte unique et non à la libération de la circulation des capitaux en Europe décidée par François Mitterrand et Pierre Bérégovoy. Nous disons qu’il faut non seulement rejeter en particulier les articles III-181 et III-188 du Traité constitutif, mais aussi les articles 104 et 109 de Maastricht et toutes les dispositions nationales qui, depuis 1973, nous lient les mains, nous empêchant d’émettre un crédit productif public !

Car si la France et l’Europe doivent avoir une vocation universelle, pardelà l’impôt et l’emprunt dont les sources sont en grande partie taries, elles doivent pouvoir émettre des crédits à long terme et faible taux d’intérêt en faveur des grands travaux, permettant un développement Ouest-Est et Nord-Sud : désenclaver l’Europe de l’Est, nous lier par des échanges fructueux avec l’Asie, assurer la paix en Asie du Sud-Ouest et jeter les bases d’une justice sociale associée au progrès technologique.

Voilà la base pour que l’Europe existe, voilà la base autour de laquelle nous devons nous organiser, contre l’Amérique impériale dont rêvent George Bush et les néo-conservateurs américains, et pour un partenariat avec l’Amérique généreuse, conforme au rêve des pères fondateurs, qui est aujourd’hui celle de Lyndon LaRouche.

Ce n’est pas utopique. Ce qui est utopique, c’est aller comme on va, vers le mur du court terme financier et de la guerre de tous contre tous. Les médias et la majorité des dirigeants politiques jouent sur la peur. Nous ne pouvons pas accepter le chantage ! Oui, les partisans du non sont divisés, et portés par des arrière-pensées très diverses. Oui, une renégociation progressiste sera difficile après le non, il faut avoir l’honnêteté de le reconnaître. Oui, un tel changement serait même impossible si nous prenions les dirigeants et les institutions tels qu’ils sont.

Cependant, ce que négligent les médias à la botte et les menteurs professionnels (Pervenche Berès a raison de dire que la directive Bolkestein plane toujours sur l’Union européenne), c’est la désinhibition des Françaises et des Français par un débat portant enfin sur des enjeux essentiels. En Allemagne, les déclarations de Frantz Müntefering, président du SPD, et même de Wolfgang Clement, ministre de l’Economie, contre les fonds spéculatifs qui s’abattent sur l’Europe comme une « nuée de sauterelles », montrent que là-bas aussi il y a un réveil. Ce qui fait peur aux élites, c’est qu’un peuple et une jeunesse qu’elles croyaient domestiqués, désorientés ou découragés se lèvent contre l’inadmissible.

La situation est en ce sens révolutionnaire, car à la gravité de la crise répond une prise de conscience des peuples. Nous n’avons pas le droit de simplement nous en réjouir ; c’est pour nous tous un moment d’immense responsabilité, une heure de vérité, notre heure.

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