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Les analyses de Jacques Cheminade

Pouvoir d’achat et nouveau Bretton Woods, Gagner les grèves en élevant l’objectif

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par Jacques Cheminade

La révolte de la base des cheminots et la forte mobilisation pour la grève de la fonction publique exprime le profond mécontentement des travailleurs français face à la dégradation de leur pouvoir d’achat et à la politique de désintégration sociale voulue par le gouvernement et tolérée par son opposition officielle : « Noël sera plus petit, mais il faut aller jusqu’au bout » - tel est le vécu de ceux qui se battent aujourd’hui pour l’avenir de leurs enfants.

Le Président de la République s’efforce de diviser pour régner. Il veut faire croire que la défense des régimes spéciaux de retraite est le fait de privilégiés et que les grévistes prennent en otage les usagers. Les troupes anti-grève et anti-blocage d’Alternative libérale se préparent à en découdre, en utilisant les moyens de la « plate-forme de socialisation » Facebook.

La CGT, embarrassée par les circonstances, accepte de négocier entreprise par entreprise en espérant contrôler la mobilisation dans chacune d’entre elles, tandis que l’extrême gauche, de la CNT à la LCR en passant par le P.T. et Sud, pousse à l’action mais sans autre perspective que, de fait, la carrière d’Olivier Besancenot.

Alors, que faire ? Elever le débat, au-delà des revendications justifiées des grévistes, en donnant un objectif politique minimum aux grèves :

  1. Le maintien du niveau de vie de tous les salariés et le refus de tout démantèlement des conquêtes sociales. C’est pourquoi il faut exiger des « coupe-feu » contre la hausse du prix des produits de consommation courante (produits alimentaires et ménagers), de l’énergie (pour le chauffage ou le travail), des transports et du logement. Cela suppose une rupture avec l’austérité anti-sociale de l’Union européenne et un combat, par des mesures dirigistes, contre les spéculateurs financiers qui sont la cause de la hausse des prix.
  2. Pour que cette politique de défense sociale soit efficace, elle doit être étayée par une offensive contre la mondialisation financière. Pas une simple protestation ou une révolte, mais l’alternative : un nouvel ordre politique et monétaire international plus juste, un nouveau Bretton Woods mettant fin à l’escroquerie du profit sans création de vraie richesse et au règne du court terme dont nous sommes prisonniers.
    De grands travaux pour fonder une reprise de l’économie, en Europe et dans le monde, sont nécessaires et ils ne peuvent être financés que par le retour des Etats sur la scène politique. Lorsque l’emprunt et l’impôt ne marchent pas, il faut du crédit productif public.

C’est ce double combat qui doit permettre de « sortir par le haut » du conflit social et de créer les perspectives de Noëls plus grands et plus beaux.

Nicolas Sarkozy s’agite sur tous les terrains, comme une rock-star. Mettons sur lui une pression maximale pour qu’il aille sur le seul qui vaille la peine, celui du maintien de nos conquêtes sociales et de la défense du Préambule de notre Constitution, inspiré par la victoire sur le nazisme. Pour l’instant, il n’a pas fait beaucoup pour le pouvoir d’achat, sauf pour lui. Obligeons-le à défendre le nôtre. Arrêtons la croissance financière malsaine et retrouvons la croissance physique, celle des infrastructures, des écoles, des hôpitaux, de la recherche et des services publics. C’est ce combat élargi qui sera soutenu par une grande majorité des Français et évitera les divisions : ils veulent des mesures concrètes et un horizon qui les motive. C’est leur droit le plus absolu. Inscrivons-le dans le réel.

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