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Les éditoriaux de Jacques Cheminade

Saisir l’occasion

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Cette rentrée est un moment décisif de l’histoire. Aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, les idéologues néo-conservateurs, roses ou bruns, se trouvent pris à leur propre piège. Leurs manipulations pour justifier la guerre contre l’Irak, leur ambition impériale et leur cupidité (Dick Cheney et les mille et un contrats d’Halliburton) ont été exposées au grand jour. La France, dont la politique étrangère s’est fondée sur des principes simples (respect de la souveraineté nationale, refus d’une logique d’occupation et de mensonge), est, dans ces conditions, à la croisée des chemins. Une grande occasion s’offre à elle, et à nous tous, Français. Si nous ne la saisissons pas, l’envers de ce choix sera une soumission aux intérêts destructeurs qui se sont installés à Londres et Washington.

Le dilemme à trancher, pour les hommes politiques « responsables » et les réseaux de pouvoir de notre pays, est de remettre en cause le système qui a fait leur propre carrière. En effet, si la politique étrangère juste dans laquelle nous nous sommes engagés doit continuer, elle ne peut reposer que sur une politique intérieure basée sur un projet mobilisateur, rétablissant l’intérêt général au détriment de celui des factions et redonnant un sens à l’aventure collective. C’est ce qui est indispensable pour mobiliser les Français.

Le gouvernement Raffarin, par son thatchérisme mou et son art de l’esquive, sa tendance suicidaire à se situer aux abonnés absents (comme pendant la canicule) face à toute intervention décisive, commence à répandre un parfum de pétainisme et ne répond en tous cas en rien au défi de l’époque.

Quel est, en France et en Europe, le caractère principal de ce défi ? Que le pouvoir réel soit occupé par une nouvelle synarchie, une nouvelle noblesse de robe, constituée d’experts, de technocrates, de banquiers centraux et de « décideurs », organisés en groupes et réseaux, qui prennent les décisions fondamentales en lieu et place des élus. Ces derniers ont renoncé à leur rôle et sont eux-mêmes attachés par des liens plus ou moins incestueux (allant des grandes écoles aux petits salons) aux experts et autres dérégulateurs de la « société civile ».

Dans les années trente, cela s’appelait « synarchie ». Vichy en a été l’aboutissement. Aujourd’hui, c’est une notion abusive, fausse et arbitraire de l’Europe, réduite à un quarteron d’experts qui, de connivence avec les experts nationaux, confisquent les « idées », le débat et les orientations principales. Jean-Claude Trichet et la Banque centrale européenne sont l’expression de cette orthodoxie synarchique.

Les citoyens le ressentent. C’est pourquoi, soit ils ne votent plus, soit ils votent rageusement, pour sanctionner. C’est ce qu’il faut changer, en rétablissant une cohérence entre politique étrangère et politique nationale.

Les idées et les actions de Lyndon LaRouche et de moi-même, de part et d’autre de l’Atlantique, visent à inspirer ce sursaut. Le temps, face à la fuite en avant des faucons blessés et des monétaristes aveugles, nous est - vous est - compté.

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