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Les éditoriaux de Jacques Cheminade

Scénario japonais

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« Pour la première fois depuis les années 1930, la récession américaine menace d’entraîner le monde dans une crise globale. » Ce n’est pas moi qui le dit, mais le très universitaire Daniel Cohen, dans Le Monde du 6 octobre. « L’ultra-libéralisme a vécu », confie après le krach de Swissair Christiane Langenberger, vice-présidente du... Parti libéral suisse. L’Etat helvète se substitue aux banques et injecte dans la compagnie 303 millions d’euros. Après que l’administration Bush ait, elle, avancé 15 milliards de dollars pour éviter la faillite de ses propres compagnies aériennes et annoncé un plan d’aides publiques et de baisses d’impôts d’environ 130 milliards de dollars (1 % du PIB).

Nous assistons donc, sur la scène mondiale, au retour de l’Etat. Cependant, la croyance, en France, que cette intervention est de nature à provoquer une reprise de l’économie américaine est absolument erronée. On est par exemple surpris de voir un chevènementiste averti comme Philippe Cohen, dans Marianne, voir venir la reprise outre Atlantique avec la même incompétence que celle d’un républicain de droite américain...

Ce qui se passe est bien un effort d’intervention publique, mais non en faveur de la production et du travail. L’argent avancé vise à sauver les marchés financiers et à éponger les dettes, en espérant de surcroît voir l’économie se reprendre, en particulier sous l’effet de dépenses militaires.

Cependant, ce scénario - par ailleurs moralement inacceptable - ne peut économiquement réussir. En effet, il revient à jeter de l’argent dans un réservoir qui fuit, les spéculations et les remboursements absorbant de plus en plus les fonds émis en faveur de projets d’équipement ou pour stimuler la consommation. C’est le « scénario japonais » : on abaisse les taux d’intérêt (aujourd’hui, les taux directeurs de la Réserve fédérale américaine sont de 2,5 %, sous le taux d’inflation de 2,7 %) et on ouvre les vannes du crédit, mais l’économie réelle n’embraye pas.

Pourquoi ? Parce que, malgré la baisse actuelle de la Bourse, les cours restent très élevés quand on les rapporte aux profits, la chute des bénéfices ayant été plus rapide que celle des titres ! Surtout, l’économie de Bourse de ces dernières années a été fondée sur une économie de dette. L’endettement des entreprises américaines a ainsi progressé au taux record de 10 % l’an. En même temps, les ménages aussi enregistraient un endettement sans précédent, qui atteint environ 120 % de leurs revenus nets (14 mois). Enfin, la bulle de l’immobilier commence à éclater.

Tous les pays du monde sont directement atteints. D’abord l’Argentine, la Turquie ou la Pologne, mais aussi la Chine, qui voit se fermer ses marchés extérieurs, et l’Europe.

Alors ? Eh bien, nous sommes face au principal sujet de l’élection présidentielle française. Candidat, je ne me borne pas à analyser, mais je propose une ligne de combat et des solutions.

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