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Interventions de Lyndon LaRouche

Séminaire stratégique USA-Russie-Chine-Inde avec Lyndon LaRouche

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Le 29 avril, un groupe de personnalités s’était réuni à New York autour de Lyndon LaRouche, afin d’approfondir son projet d’Accord à quatre puissances. Composé de dirigeants politiques, d’économistes (Stanford University, University of California, MIT, Princeton, Columbia University) et de représentants de la Russie, de la Chine et de l’Inde, ce groupe s’est retrouvé à nouveau le 5 août pour un dialogue tout aussi exceptionnel et constructif.


« Nous sommes dans l’une des périodes les plus critiques de l’histoire », déclara LaRouche en ouvrant la réunion. Des décisions cruciales devront être prises dans les deux à trois mois à venir, si l’on veut empêcher les Etats-Unis de sombrer inexorablement dans le déclin. Or, elles ne pourront l’être tant qu’Obama restera à la Maison Blanche. D’où la nécessité d’obtenir sa démission, insista LaRouche, même si certains de ses interlocuteurs refusaient de l’admettre.

L’économie physique se précipite vers un effondrement irréversible, non pas tant pour des raisons monétaires qu’à cause de l’abandon de l’infrastructure de base, du démantèlement de l’industrie de pointe et du refus de développer les formes les plus avancées du nucléaire, résultant de politiques antérieures à la crise actuelle. Des mesures de réorganisation et de réorientation fondamentales sont donc urgentes, et la fenêtre d’opportunité pour les mettre en œuvre se refermera vite. LaRouche aborda ensuite les principes de l’économie physique, tant du point de vue historique que par rapport aux défis de demain. Au cœur du débat, son projet NAWAPA (Alliance nord-américaine pour l’eau et l’énergie), destiné à créer des millions d’emplois tout en transformant le climat et la biosphère, mais surtout, une discussion sur le concept d’infrastructure, qui n’a rien à voir avec la construction d’ouvrages en tant que tels, mais avec le génie créateur de l’homme qui équipe la nature.

Sa présentation fut suivie d’une discussion animée, menée par sa porte-parole, Debra Freeman. Extraits :

Freeman : Abordons maintenant les questions concernant NAWAPA et ses implications. La première est précédée d’une introduction que je vais vous lire : « La semaine dernière, Debra nous a rejoints pour une discussion sur trois ou quatre jours, touchant à différents sujets. Nous nous sommes rappelés que lorsque notre groupe de travail avait été créé, bien avant que l’un d’entre nous ne soit directement en contact avec vous ou vos collaborateurs, nous étions chargés de concevoir un programme de relance économique pour les Etats-Unis et un plan pour l’expansion des infrastructures dont nous avons le plus grand besoin. Voici l’origine de notre groupe.

« Au cours de notre discussion de la semaine dernière, une des présentations a été particulièrement provocatrice pour beaucoup d’entre nous (…) Intitulée : "Qu’est-ce que l’infrastructure ?", elle partait du fait que notre définition de l’infrastructure est devenue tellement brouillonne, tellement éloignée de la notion d’économie physique qu’à chaque fois que nous entreprenons un projet ayant à voir avec la réalité, nous l’appelons "infrastructure". Si un pont a besoin de réparation, il faut le réparer, mais il ne faut pas confondre cela avec un grand projet d’infrastructure.

« Qu’un projet permette de créer des emplois, dont on a désespérément besoin, c’est très bien, mais ce n’est pas suffisant. Le président Clinton a, lui aussi, exprimé récemment des réflexions intéressantes sur le sujet. Mais l’idée était que pour définir l’infrastructure économique, le critère fondamental est de savoir si cela mène ou non à un accroissement de la productivité. Par productivité, je crois qu’il faut comprendre la notion que vous avez développée de "densité de flux énergétique" [1]. Il est apparu que si l’on doit choisir entre différents projets, le facteur décisif doit être le niveau de productivité potentielle qu’ils sont susceptibles d’engendrer, tant en termes de travail humain qu’en terme de productivité générale de l’agriculture, de l’industrie, etc. En sélectionnant des projets et en déterminant des priorités, nous devons donc tenir compte de ce qui permettra le plus grand progrès dans ces domaines.

« J’aimerais savoir ce que vous en pensez, parce que cette présentation nous a vraiment fait réfléchir et, venant au moment où nous examinons toutes les implications du projet NAWAPA, elle nous a ouvert les yeux. »

LaRouche : Je suis tout à fait d’accord avec cette appréciation. (…) Pour comprendre la science économique, on doit comprendre l’apport scientifique décisif de Vladimir Vernadski, qui définissait trois sous-espaces de l’univers. L’un est l’univers fini, fixe, non vivant. En coexistence avec cette forme non vivante de l’univers, qui ne comporte aucune caractéristique de la vie en tant que telle, nous avons la vie et les produits de la vie. La majeure partie de la croûte terrestre témoigne des interactions entre ces formes vivantes et non vivantes en coexistence.

Il existe cependant un troisième principe, qui n’appartient pas aux animaux ni aux autres choses vivantes, mais concerne exclusivement l’homme : l’homme est capable de créer par un acte de volonté. Je m’explique : l’univers est constamment en train de créer de nouveaux états. Il crée de nouveaux états de processus vivants, sans que les animaux concernés y aient leur mot à dire, pas plus que les plantes. Ils le font simplement, c’est dans leur nature.

Puis on a l’Homme. L’Homme peut découvrir des principes, et il en découvre effectivement. Il modifie ainsi son propre comportement, celui du règne animal et celui de l’univers non vivant.

Pour juger de la valeur de quelque chose, montrez-moi où la créativité s’exprime. Si l’on répare quelque chose, ou que l’on entretient quelque chose qui sert encore, c’est utile. Mais quelle direction prend alors l’économie dans son ensemble suite à ces travaux ? Il faut distinguer deux aspects dans une économie : soit on maintient simplement le niveau de productivité qui existait auparavant, dans l’ensemble de l’économie ou certaines parties ; soit on devient un inventeur, et l’on découvre alors des principes physiques universels qui n’étaient pas encore connus, et l’on transforme grâce à eux l’humanité, en transformant le pouvoir de l’humanité sur l’univers, et dans l’univers.

Pour ce qui est de l’infrastructure, elle a tout à fait raison de la définir comme un principe d’infrastructure. C’est seulement dans la mesure où ce que l’on appelle infrastructure fait partie intégrante du processus consistant à accroître la productivité de la force de travail, afin de compenser ce qui est consommé, que l’on a vraiment affaire à une infrastructure. Il faut donc savoir s’il s’agit de l’infrastructure d’une société fixe ou d’une société en progrès.

Prenons le cas du projet NAWAPA, ou encore de la Tennessee Valley Authority, que Franklin Roosevelt lança en 1933, et qui constitue un précédent pour ce projet. Qu’est-ce qu’ils ont de différent ?

L’humanité [avec ses pouvoirs créateurs] conçoit de façon délibérée le cadre où se déroule l’acte de production. L’aspect essentiel de ce que nous accomplissons dans l’acte de production n’est pas physique au sens habituel du terme. Nous construisons plutôt un cadre, qui peut être défini, par exemple, par l’accroissement de la densité de flux énergétique des sources énergétiques. On peut appréhender et comprendre cette approche du point de vue des travaux de Louis Pasteur. Pasteur ne prétendait pas avoir défini la vie en tant que telle, mais ses recherches ont ouvert les portes à certains aspects de la chimie physique qui allaient nous permettre, plus tard, de mieux comprendre les processus vivants. Cette action de Pasteur et d’autres, basée sur l’influence de Bernhard Riemann, a donné à la science moderne l’opportunité de découvrir des processus vivants et de les comprendre.

Vernadski représente un sommet à cet égard, parce qu’il a défini la distinction fonctionnelle entre le non vivant, le vivant et ses restes, et l’esprit humain, du point de vue de la chimie physique. Aussi, lorsque nous parlons d’infrastructure humaine, nous devons faire appel à la nature des pouvoirs créateurs de l’esprit humain.

L’opposition vient des mathématiciens. Il n’y aucune créativité dans les mathématiques, si ce n’est chez certaines personnes douées qui ont pu redéfinir les mathématiques. Il n’y a aucune vérité inhérente dans les mathématiques en tant que telles, mais seulement dans la mesure où il y a découverte de nouvelles méthodes conceptuelles qui projettent une ombre mathématique. La source de la créativité ne réside pas dans les maths. La créativité réside essentiellement dans la composition artistique classique, dans ses différentes formes ; c’est là que s’expriment les pouvoirs créateurs de l’imagination, notamment dans la métaphore. Le livre Les sept types d’ambigüité de William Empson illustre cette anomalie.

C’est la destruction de la musique classique et de la capacité de la connaître, et la destruction de la poésie classique et, plus généralement, de l’art classique, qui expliquent la corruption morale de nos peuples depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale. On a assisté à l’avilissement délibéré de l’art, rabaissé de quelque chose d’élégant et de noble à quelque chose de dégradé. Et notre population a été, à son tour, avilie par l’influence de ces nouveaux types de conceptions artistiques. Pourtant, c’est dans l’art que s’expriment les pouvoirs créateurs de l’esprit. Einstein et son violon, ensemble, en sont un exemple.

Sans l’impact d’un tel art, la créativité fait défaut parmi les scientifiques et on se retrouve avec des mathématiciens. Les mathématiciens sont morts, ils sont comme des calculatrices, ils fonctionnent sur la base de ce qui a été incorporé en eux. Et lorsqu’on fait appel aux mathématiques – j’espère que nous en inventerons de nouvelles de temps en temps pour éviter de stagner – nous changeons simplement la programmation de l’ordinateur. On lui apprend à faire ce qu’il ne pouvait pas faire auparavant. Mais le pouvoir de créer ce changement dans l’ordinateur, réside dans les pouvoirs créateurs artistiques de l’homme.

Ce qui nous intéresse, c’est l’imagination. Le projet NAWAPA en est un excellent exemple.

Du bon usage du Soleil...

Nous allons bientôt publier quelque chose sur la chlorophylle et la manière dont on accomplit un progrès – à condition de démanteler suffisamment de ces choses idiotes et insensées que sont les panneaux solaires et ces fichues éoliennes, en trouvant un Don Quichotte pour les éliminer une fois pour toutes. Le progrès est le fruit de la créativité, et nous progressons en reconnaissant ce qui est créatif dans les processus vivants. Si nous captons le rayonnement solaire incident arrivant sur la surface de la Terre, c’est une source énergétique très inefficace, le pire choix à notre disposition, après la combustion du bois ou des ordures. Le mieux, c’est de laisser le Soleil travailler pour nous. Laissons-le produire de la chlorophylle. Il y a d’autres produits chimiques de ce type, qui auront une fonction similaire, avec une molécule centrale différente, l’atome du magnésium en l’occurrence.

La chlorophylle amplifie de manière bien spécifique la densité de flux énergétique dans un processus chimique. Cette croissance des processus vivants, qui ont tous ce genre de caractéristique, nous permet de provoquer une transformation de l’environnement, avec la conversion de la biomasse, ou ce qui devient la biomasse, en un processus permettant d’accroître la productivité de la vie. Le pouvoir de la vie sur la planète, la densité de flux du pouvoir de la croissance, ou des processus vivants sur la planète. Voilà l’économie. Tout le reste n’est qu’usure financière.

Ce que nous allons faire – et c’est possible dès maintenant à condition de nous débarrasser d’Obama – c’est imposer une réorganisation de type Glass-Steagall, et tout système politique qui y parviendrait serait capable d’adopter le projet NAWAPA et de le mettre en œuvre en démarrant les travaux pratiquement le jour même. Il faudra peut-être attendre jusqu’en octobre, mais nous pourrions commencer. Ceci épargnera à la planète beaucoup de chaos, parce que le processus mènera à l’intégration du monde autour de la compréhension de comment développer la surface de la planète pour la rendre habitable, afin qu’elle soit plus fructueuse.

Infrastructure signifie pouvoir d’accroître la densité de flux énergétique de l’existence humaine, d’élever la pratique humaine à des niveaux supérieurs, ce qui implique un accroissement de la densité de flux énergétique. Sans énergie nucléaire, on ne pourra pas maintenir notre planète à son niveau démographique actuel. Ceux qui s’opposent au nucléaire sont pires que des idiots, ce sont des criminels. Leur intention n’est peut-être pas criminelle, mais ils font comme un conducteur ivre, qui ne sait pas où il va.

L’infrastructure consiste donc, au sens propre, à bâtir un système, un cadre, qui met à profit la conversion de la lumière du soleil et son impact sur la Terre en laissant la chlorophylle faire son travail. Pour ce qui est des arbres, environ 10 % de la lumière de soleil incidente peut être convertie en biomasse. Pour l’herbe, c’est seulement 1 %. Par conséquent, nous voulons autant d’arbres que possible. On n’abat pas les arbres pour installer des panneaux solaires ! Un homme désespéré tirerait sur quiconque essaierait d’installer des panneaux solaires aux dépens des arbres !

On doit faire une science de cette approche, qui est apparue, sans s’y limiter, avec la révolution de Vladimir Vernadski dans sa conception de la biosphère et de la noosphère. Il faut maîtriser cette conception de la chimie et de la physique, si l’on veut une pratique compétente de l’économie.

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Freeman  : Lyn, deux personnes demandent une clarification : en partant de ta fonction de triple courbe, c’est-à-dire en considérant la quantité totale d’argent censée être en circulation, le pourcentage de cette somme correspondant peu ou prou à la réalité physique [courbe du bas] a chuté à un niveau proche de zéro. Alors que les deux autres composants de la courbe [actifs financiers et monétaires] augmentent de manière exponentielle.

Or, en réalité, la crise ne vient pas des fluctuations de l’euro ou du marché en soi, mais est définie par la production physique par tête. C’est justement cela qui a chuté. Nous sommes arrivés au point où le capital physique, c’est-à-dire les équipements physiques que nous avions accumulés surtout depuis l’époque de Roosevelt, puis améliorés sous l’administration Kennedy, s’est épuisé, ou pire encore, a été consciemment détruit et démantelé. Voilà ce qui est à l’origine de la crise, qui n’est pas monétaire en tant que telle.

Je crois que nous avons besoin d’une certaine clarification sur ce point, parce qu’il a trait à une vive discussion qui a commencé la semaine dernière et qui continue ce matin : que peut-on légitimement qualifier d’infrastructure ?

LaRouche : La question à poser est : que peut-on légitimement considérer comme de l’argent ? Je dirais que tout argent qui ne correspond pas aux critères de crédit définis dans la loi Glass-Steagall, est sans valeur. Il suffit, en fait, d’adopter une loi de type Glass-Steagall et de la combiner à un accord pour un taux de change fixe entre nations qui acceptent cette réforme. Du coup, on élimine alors le plus gros de ce qui passe pour être de l’argent. On va fermer la plupart des institutions bancaires et autres qui leur sont liées dans la ville de New York, et ailleurs dans le monde.

Il s’agit d’une véritable révolution. Et sans révolution, il n’y a pas de survie. Si nous voulons une révolution qui réussisse, sans verser de sang, mettons en œuvre un Glass-Steagall. Dans ce cadre, on décide que toute dette impayée qui ne correspond pas à l’équivalent du standard Glass-Steagall, pour une banque de dépôt, appartient au domaine du jeu. C’est de l’argent qu’on utilise dans le jeu de Monopoly, et il ne figure plus dans la masse monétaire réelle. Ce n’est pas réel, donc, on l’annule !

Voilà qu’on commence à s’amuser. Si on fait cela, que devient le pouvoir financier de Wall Street ou de Londres ? Que se passe-t-il dans le monde ? Parasites du monde, unissez-vous ! Vous n’avez rien à perdre si ce n’est votre cerveau ! Voilà la question. C’est pourquoi Londres ne permettra pas au gouvernement américain de mettre en œuvre une réforme Glass-Steagall. Et nous savons que lorsque l’Empire britannique émet un ordre, l’actuel président des Etats-Unis aboie avant de se coucher !

Voilà le combat à mener. Il s’agit de renverser les plus grandes concentrations de pouvoir financier nominal de la planète. On prend le système créé par lord Jacob Rothschild, le groupe Inter-Alpha, et ses ramifications qui représentent quelque 70 % de l’ensemble du pouvoir financier du système bancaire, et on le met, d’un trait, hors jeu. Santander – hop, disparu ! De toute façon, ça ne vaut rien.

Nous avons affaire à une bulle monstrueuse, sans comparaison avec celles du XVIIIe siècle. Regardons d’abord la manière dont cette bulle a été créée, qui correspond à ce que les Britanniques ont fait à l’Allemagne dans les années 1920. Première puissance à l’issue du traité de Versailles, les Britanniques, de concert avec la France en particulier, ont mis en place ce système hyperinflationniste. A l’époque, l’attaque était dirigée contre l’Allemagne. Et tout le poids de cet argent sans valeur, associé financièrement à la Première Guerre mondiale, fut jeté contre l’Allemagne. Puis, les Français occupant la Ruhr, ce fut l’élimination d’une partie de l’industrie allemande, sur laquelle un gouvernement allemand stupide et apeuré comptait pour se défendre. Puis ce fut l’explosion hyperinflationniste de l’été jusqu’à l’automne. Tout cela frappa l’Allemagne, mais l’Allemagne seulement.

Plus récemment, l’ancienne Union soviétique, par exemple, a été pillée sur ordre britannique. Qui étaient leurs laquais ? Eh bien, François Mitterrand, qu’on qualifie de socialiste, mais que j’ai toujours considéré comme un fasciste. Il s’est associé à un certain gouvernement intérimaire en France, sous l’occupation allemande. Et George H.W. Bush, un petit idiot avide, dont le père, personnellement, contribua à mettre Hitler au pouvoir – pour le compte des Britanniques ! Et Mrs Thatcher, qui est britannique elle-même. En 1989-1990, ce groupe de puissances s’entendit sur la manière de détruire les nations de ce qui avait été l’Union soviétique. Elles entendaient créer un système, le « système de l’euro », qui détruirait toute l’Europe, au profit de l’empire britannique. (…)

Pour bien comprendre la situation, la force motrice derrière tout cela, c’est le World Wildlife Fund (WWF) du Prince Philip et de son compère le Prince Bernhard, un ancien SS ! Quel est l’objectif du WWF ? Arrêter la technologie, abaisser le niveau de productivité et l’intelligence des populations, réduire la population mondiale à moins de 2 milliards d’individus. C’est toujours leur objectif aujourd’hui ! Pourquoi ? Eh bien, remontez à la Grèce antique, à l’histoire de l’acharnement des dieux de l’Olympe contre Prométhée : on maintient les peuples dans un état de stupidité et d’abrutissement pour qu’ils soient incapables de résister au pouvoir impérial !

Ce fut aussi le cas de l’Empire romain ! Regardez le génocide perpétré par l’Empire romain contre des peuples entiers. L’Empire byzantin, idem. L’Empire des Habsbourg aussi, et il continue à sévir aujourd’hui, avec ceux qui restent.

Revenons à la question. Nous épuisons des matières premières, mais nous ne les épuisons pas vraiment, puisqu’elles restent généralement sur la planète Terre. Nous utilisons d’abord les sources les plus concentrées, qu’on appelle les sources les plus riches. Ce faisant, nous tendons à les dissiper. Nous ne perdons pas le minerai, il est toujours là, mais nous avons diminué sa concentration. Et nous devons compenser cet épuisement relatif en accroissant la densité de flux énergétique de notre technologie. Voilà ce qui marque toute l’histoire humaine, tout progrès connu : l’amélioration des modes de production.

A l’origine, le système dominant était le système maritime. Puis, à partir de Charlemagne, notamment, nous avons complété ce système en aménageant les milieux riverains des grands fleuves. Plus tard, nous avons ajouté des voies ferroviaires, beaucoup plus efficaces qu’un système fluvial pour transporter de lourdes cargaisons. Maintenant, nous allons vers le transport par lévitation magnétique, à l’échelle mondiale, qui remplacera une bonne partie du fret maritime, parce qu’il est plus efficace.

Pour survivre, nous avons besoin d’un taux d’accroissement constant de notre niveau technologique, et de notre ingéniosité dans la manière de l’utiliser. Mais depuis la fin de la guerre, avec la mort de Franklin Roosevelt, nous avons eu un changement total de la politique menée. [Son successeur] Truman était un homme de Wall Street. (…)

Les Etats-Unis s’étaient engagés à mettre fin à l’impérialisme, à l’issue de la guerre. Roosevelt disait souvent à Churchill : « Wiiinston ! Lorsque cette guerre sera finie, il n’y aura plus d’impérialisme ! Nous allons libérer ces gens, les aider à développer leurs pays. C’en sera fini de votre système d’empire britannique. »

Mais au lieu de cela, nous avons adopté une version américanisée du système britannique, sous direction britannique. Puis les Britanniques nous ont amené, dans un certain sens, à tuer Kennedy. Sous l’influence d’Eleanor Roosevelt, qu’il comptait parmi ses principaux conseillers, Kennedy se battait contre le système britannique. Il défendit notre industrie sidérurgique, et afin de les empêcher de démanteler notre industrie de pointe, il lança le programme spatial. Par ailleurs, il fit tout pour éviter de longues guerres en Asie, sur le modèle de la guerre de Sept Ans, qui fut utilisé encore et encore pour détruire des nations sottes, à l’instar de Napoléon le sot, qui détruisit l’Europe pour le compte de l’Empire britannique. Et cela continue aujourd’hui. (...)

Il faut bien comprendre que nous devons accroître la densité de flux énergétique, ainsi que l’intensité de l’apport scientifique aux modes de production, rien que pour rester au même niveau. Par conséquent, toute augmentation de l’argent en circulation [doit] refléter une augmentation de la productivité suivant ce critère, c’est-à-dire celui d’une augmentation du coût physique , mesuré en termes de flux énergétique. Faute de respecter ce critère, on se dirige vers le déclin. C’est ce que font les Etats-Unis et l’Europe depuis un certain temps.

Après l’effondrement de l’Union soviétique, on y a mis le paquet pour détruire la planète. C’est l’accord imposé par Mitterrand, Thatcher et George H.W. Bush, succédant à l’accord de Versailles, qui fut le principal facteur de la destruction de l’économie mondiale jusqu’à présent.

Une fois qu’on a compris cela, on peut dire : les gens qui ont fondé la colonie de la Baie du Massachusetts [1628] avaient raison, avant que leur Charte soit annulée par les Britanniques. Franklin Roosevelt avait raison, les Américains avaient raison ! Les Européens ont eu tort ! Ils ne se sont pas débarrassés de leur système oligarchique, et c’est là leur vulnérabilité. La plupart des Américains venaient d’Europe. Depuis, des gens venant d’autres parties du monde sont arrivés, mais à l’origine, les Américains étaient des Européens qui rejetaient l’impérialisme européen, dominé par l’impérialisme britannique.

La différence, c’est que nous défendons un système de crédit, et non un système monétaire. L’idée selon laquelle l’argent a une quelconque valeur intrinsèque est la grande erreur. L’argent n’a pas de valeur intrinsèque. On ne peut pas le manger, on ne peut pas le cuire, on ne peut pas le respirer. Il est sans valeur. C’est uniquement à l’aide d’un système de crédit qu’une nation souveraine contrôle et gère le commerce et l’investissement. Mais le commerce et l’investissement n’émanent pas de l’argent ; ils sont déterminés par les pouvoirs productifs du travail, et les produits de l’esprit humain. Le tout est physique, biologique.

Le problème vient du mythe qui veut que l’argent ait une valeur. Le système constitutionnel américain et la conception hamiltonienne du système traitent l’argent comme du crédit, ni plus ni moins. Nous devons établir un système de crédit et éliminer le système monétaire actuel.

A ceux qui demandent : « Comment réformer Wall Street ? », je réponds : « Je ne veux pas réformer Wall Street : je veux l’éliminer. Et je veux revenir à un système de crédit fédéral, tel que l’entendait Hamilton : un système bancaire national, séparé du gouvernement mais coopérant avec lui pour maintenir ce système de crédit et assurer sa stabilité. Ce système repose toujours, comme Alexander Hamilton l’exposait dans Au sujet des Manufactures, sur le développement de l’infrastructure. (…)


[1La densité de flux énergétique mesure la concentration de puissance atteinte par une machine à l’endroit où cette puissance permet de réaliser le plus de travail. Elle est mesurée en kW/h par km2 au par m2. Ce critère permet de mesurer la quantité de travail produit par une machine. Elargi à la biosphère, il met en lumière les processus permettant à la biosphère d’accroître sa propre productivité de travail, par exemple lorsque le rayonnement solaire est transformé en biomasse, via la photosynthèse, grâce à la chlorophylle.

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