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Les éditoriaux de Jacques Cheminade

Souveraineté et légitimité

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Le grand débat public Villepin-Fabius, organisé par Le Monde le 20 octobre, exprime la juste revendication d’universalité de notre politique étrangère. A ce titre, il constitue une référence.

Cependant, il lui manque un point de départ. C’est la notion même de souveraineté nationale, confondue trop souvent avec la raison d’Etat ou examinée dans un contexte de rapport de forces. Souverainistes ou fédéralistes, partisans du « charbonnier est maître chez soi » ou du « droit d’ingérence » faussent le débat en ignorant le sujet de la souveraineté, qui est l’Etat-nation, et non l’Etat tout court.

L’Etat-nation manifeste cette souveraineté par la protection des droits de la personne humaine et l’épanouissement de ses facultés créatrices. La souveraineté nationale n’est donc pas un chauvinisme, la défense d’un acquis territorial ou économique, mais au contraire, le service du bien commun, de l’intérêt de tous et de chacun. L’Etat exprime ainsi l’universel au sein de la nation, ce que le général de Gaulle appelait « la cause de l’humanité » : le respect de l’effort des générations passées par le service des générations à naître.

Pour être légitime, ne pas rester au niveau des discours, encore faut-il qu’il fournisse les moyens de la souveraineté par un vouloir-vivre en commun, à la fois à son peuple et aux autres Etats-nations. Il n’est légitime qu’à cette condition.

La légitimité suppose donc une action, un mouvement. Elle ne se situe pas par rapport à de règles fixes. Ici, la mention que fait Dominique de Villepin de l’héritage que la France et les Etats-Unis ont en commun, celui de « deux révolutions universelles » nous permet d’éclairer le sujet. La France ne peut s’identifier en étant pro ou anti-américaine. Elle a cependant pour devoir de se dresser contre ceux qui trahissent l’intention de révolution universelle pour le bien commun.

Ce qui signifie le rejet absolu du monde unipolaire et impérial de l’administration Bush, par principe prédateur de notre identité, au nom même de l’intention des pères fondateurs de l’Amérique, que les meilleurs de nos révolutionnaires partageaient. C’est le double refus d’un monde injuste et de la force brute pour combattre l’injustice, qui mène à la haine et au sang, dans lequel s’abîma la Révolution française et s’engendra le bonapartisme.

D’où la nécessité, par-delà le rejet, d’articuler un projet pour « l’unité du monde ». C’est notre combat pour un nouveau Bretton Woods et un Pont terrestre eurasiatique, dont l’horizon manque aujourd’hui à l’Europe et à la France. C’est aussi le soutien, aux Etats-Unis, de ceux qui défendent cette perspective et qui, comme Lyndon LaRouche, en ont posé le principe.

La dimension de l’effort doit être à la hauteur des circonstances : 2000 milliards de dollars par an (5% de la production mondiale) pour équiper le tiers-monde et rétablir les fondements d’une paix par le développement mutuel.

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