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Statut de la Poste : destruction du service public

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par Jacques Cheminade

Un changement de statut de la Poste est prévu en 2009, accompagné d’une privatisation partielle du capital. Ce projet se situe dans la logique d’un démantèlement du service public, voulu par les institutions européennes et le futur Accord général sur le commerce des services (AGCS), négocié au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Le futur statut de société anonyme est bien plus que « l’évolution juridique » annoncée par le président Jean-Paul Bailly. Le projet vise, « concurrence libre et non faussée » oblige, à adapter la Poste à un univers où le profit financier à court terme règne en maître. 20 à 25% du capital sera mis en bourse, afin d’en retirer 2 à 3 milliards d’euros.

Ainsi, avec une méthode d’étrangleur ottoman ou d’inquisiteur méticuleux, l’on torture trois victimes :

  • les bénéficiaires du service public, c’est-à-dire vous et moi, et en particulier les plus vieux et les plus faibles, les autres étant voués à un « tout internet » ;
  • les Français habitant en dehors des grandes villes, et en particulier les plus vieux et les plus faibles, dont le bureau de poste s’éloigne de leur domicile pour toutes les démarches financières (retraites, virements, etc.), même s’il est remplacé par un « point poste » à temps partiel pour le courrier ;
  • les employés de la Poste : si les fonctionnaires d’aujourd’hui seront peut-être temporairement préservés, comme ceux de France Télécom, leurs successeurs, les nouveaux et les plus jeunes, seront voués à une « flexisécurité » sans protection.

Le gouvernement donnera peut-être son feu vert définitif « après les échéances électorales sensibles » à venir. En attendant, on prépare les esprits... Une mobilisation nationale doit répondre à cette démarche inadmissible.


NB : La Poste dispose aujourd’hui d’un monopole sur le courrier de moins de cinquante grammes, ce qui garantit la distribution du courrier six jours sur sept et un même prix du timbre sur tout le territoire. Ce dernier verrou sautera le 1er janvier 2010, en vertu de la directive européenne qui devra être mise en forme par notre Parlement au printemps-été prochain. D’autre part, fin 2008, le précédent contrat dit « de service public » entre l’Etat et la Poste prend fin, et un nouveau vient d’être signé pour la période 2008-2012. Sa « philosophie » ? Le maintien du service public à un coût de plus en plus réduit pour l’Etat. Autant dire l’impossible, auquel, comme on sait, nul n’est tenu.

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