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Les éditoriaux de Jacques Cheminade

Tony Jospin ?

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Le Parti socialiste français se positionne contre le manifeste de Gerhardt Schröder et de Tony Blair. C’est une excellente chose. Cependant, il se borne à se positionner en paroles, tout en adoptant dans les faits une politique analogue, sans proposer d’alternative et sans dénoncer la dérive « sociale-libérale » pour ce qu’elle est.

Tout d’abord, comment pourrait-on prendre Jospin au sérieux lorsque la contribution du P.S. au Congrès de l’Internationale socialiste (8 au 10 novembre à Paris) est un texte tiède et vague, sans le moindre engagement concret. Ce qui ne s’y trouve pas est plus important que ce qui y est. Rien sur le Krach du système financier, rien contre l’oligarchie anglo-américaine, avec l’antienne du « oui à l’économie de marché » et du « non à la société de marché », le tout couronné par l’engagement « de ne pas supprimer les institutions existantes, FMI, BRI, Banque mondiale.. . » Pas de quoi effrayer M. Blair. Au contraire. Ensuite, comment pourrait-on prendre M. Jospin au sérieux quant on voit Pierre Moscovici, le benjamin du gouvernement, le réconcilier précisément avec Blair et Schröder grâce à son « carnet d’adresses d’enfer » et ses contacts avec Peter Mendelson et Bodo Hombach, les plus ardents partisans de l’austérité pour les autres ?

Enfin, comment pourrait-on prendre M. Jospin au sérieux lorsqu’on examine ses choix politiques ? Le mot « régulation », pour lui, ne veut pas dire changer la règle du jeu injuste du capitalisme financier par des lois nouvelles, mais réguler l’intolérable ! Jamais il n’y a eu plus de privatisations, le secteur public a fondu, « la gauche au pouvoir a su prendre le virage de la modernisation financière (...) elle a pris la mesure de la perte du pouvoir de l’Etat sur l’économie et l’a même avoué (...) à l’occasion de l’affaire Michelin », comme le dit François Roche dans un éditorial de L’Expansion. Frédéric Filloux, dans Libération, commente directement : « Mais il devient dur de se réclamer de la gauche quand on est contraint d’utiliser les outils du grand capital pour parler de redistribution . » Fermez le ban.

Si la « position » des socialistes français correspondait à un choix honnête, à Paris du 8 au 10 novembre et à Florence les 20 et 21 novembre, au « sommet des modernisateurs de la gauche », Lionel Jospin fustigerait l’oligarchie financière, le FMI, Tony Blair et la globalisation en ouvrant une voie nouvelle, celle d’un nouvel ordre économique international plus juste, celle que M. LaRouche aux Etats-Unis et Mme Vitrenko en Ukraine défendent au risque de leur vie.

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